Ce livre retrace, du XIX e au XX e siècle, les péripéties des fromages de Brie. Dès le Moyen Age, on produisait ce type de fromage, mais celui-ci n'avait pas les caractéristiques que nous lui connaissons aujourd'hui. C'est dans le courant du XIXe siècle que la production des fromages de Brie se développe en Seine-et-Marne. La proximité de Paris fait de Meaux la capitale du brie. Les agriculteurs du nord de la Seine-et-Marne, en particulier, tirent profit de cette richesse, tout comme la ville de Meaux où se concentre la majeure partie du commerce. C'est là qu'est organisé le premier concours d'industrie laitière en 1879. Durant le dernier tiers du XIX e siècle, l'industrie fromagère naît. La production de brie se développe dans les départements de la Meuse et de la Marne où des pionniers de l'industrie profitent des progrès scientifiques et techniques liés aux travaux des élèves de Pasteur et fabriquent les premiers bries " industriels ". Ainsi, au début du XX e siècle, deux aires de production se dessinent, dont les acteurs s'affrontent. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, les productions fermières de Seine-et-Marne déclinent fortement, alors que les industriels de l'Est se modernisent. Dans la seconde moitié du XX e siècle, les trajectoires des deux bassins de production continuent d'être différentes. Cependant, ils doivent, tous les deux, faire face à la modernisation de l'agriculture et de l'industrie agroalimentaire. A la fin du XX e siècle, l'attribution d'une appellation d'origine au brie de Meaux vient sceller l'alliance des deux bassins de production. Le brie de Melun en obtient également une, qui consacre cette fois exclusivement l'origine seine-et-marnaise. L'ouvrage est illustré de cartes, de gravures et photos montrant l'évolution de la production des fromages de Brie. Cet ouvrage est issu d'une recherche conduite pour le Musée départemental des Pays de Seine-et-Marne. Cette édition est financée par le Conseil général de Seine-et-Marne et diffusée par La Librairie des Musées.
Nombre de pages
161
Date de parution
04/12/2008
Poids
900g
Largeur
215mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782354040093
Titre
Histoires de bries
Auteur
Delfosse Claire
Editeur
ILLUSTRIA
Largeur
215
Poids
900
Date de parution
20081204
Nombre de pages
161,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
En France, l'association mode du terroir et produit alimentaire interroge le rapport ambigu des Français à la campagne et à l'agriculture. Le terroir évoque la campagne, la terre, l'enracinement et, en négatif, l'archaïsme de la vie paysanne. Pour les fromages ou les vins, le terroir n'a pas toujours été synonyme d'excellence. Longtemps on recherchait l'hygiène et le moderne. C'est la mode des années 1980 qui l'a remis au goût du jour. Ce retour du terroir comme valeur positive est à mettre en parallèle avec la patrimonialisation de la campagne et sa mise en tourisme. Aujourd'hui, au tournant des années 2010, le terroir fait référence au "vrai" qui prend des teintes "naturelles": le terroir se fait "nature" et "citadin". A l'échelle internationale, les trois questions majeures qui se posent sont celle des Indications géographiques (IG), de la biodiversité et de la reconnaissance du patrimoine immatériel.
Si la France est le pays du fromage, cela ne s'est pas fait en un jour. Ce qui frappe sur plus d'un siècle d'histoire, c'est le bouleversement de la géographie du fromage. Sorte de bien commun élaboré à l'échelle domestique à la fin du XIXe siècle, le fromage devient par la suite un artisanat, puis une industrie. Ce faisant, une géographie de la production se dessine de façon plus nette et apparaissent les régions fromagères françaises... Ce livre retrace aussi l'évolution de la microbiologie laitière ainsi que celle des techniques. Il propose enfin un éclairage sur la constitution et l'affirmation des AOC fromagères. La première partie est consacrée à l'histoire de l'industrie fromagère, la deuxième étudie plus particulièrement le roquefort, les fromages fabriqués dans la région des Bauges, le livarot, le pont-l'évêque, le rollot et le bleu de Bresse. Issu de la thèse universitaire de l'auteure, l'ouvrage est illustré de cartes, tableaux, et aussi de gravures et photos montrant la fabrication du fromage à différentes époques. . . Claire Delfosse est professeure de géographie rurale à l'Université de Lyon 2. Elle a réalisé de nombreux travaux sur les fromages, la qualité agro-alimentaire et le patrimoine rural. Elle a collaboré à La légende du beurre publié par le Cidil et prépare actuellement un livre consacré aux bries.
Vivante et plurielle, vieille comme l'humanité, la culture constitue l'une des principales richesses des territoires et contribue subtilement à leur développement humain, social et économique. Qu'elle soit personnelle ou collective, créative ou patrimoniale, elle fleurit de toutes parts, à la croisée d'initiatives privées et publiques, pour donner cette couleur singulière au territoire où elle essaime. Ce livre, par la diversité de ses plumes et de ses points de vue, tente de dessiner l'écosystème que forment les artistes, les acteurs culturels, les habitants, les élus dans leur démarche remarquable de " brodeuse pour faire du cousu main ", pour reprendre la belle expression de Fabienne Corteel. Tous agissent, sur un mode coopératif le plus souvent, pour placer l'humain et l'utilité sociale au coeur du développement, pour aller à rebours de l'uniformisation des idées, des formes et des désirs. Les politiques culturelles tiennent alors un rôle essentiel d'impulsion et d'accompagnement. A l'heure des droits culturels, elles doivent prendre soin des femmes et des hommes qui font le territoire, qui l'habitent et le parcourent.
Entre deux eaux est une exploration du paysage entre Tavers et Thoré-la-Rochette dans les pas de sa jeunesse. Héritière d'une histoire rurale, sociale et culturelle particulière, celle-ci est aussi traversée par des interrogations communes aux adultes en devenir de biens d'autres horizons. En tant que jeune photographe, Morgane Delfosse est profondément inspirée par la jeunesse des habitants de cette terre, ainsi que par leurs rêves, leurs espoirs et leurs préoccupations. Elle cherche à capturer la beauté et la complexité de cette période charnière de la vie, où les individus se construisent et se confrontent aux défis de l'âge adulte. À travers son objectif, elle met en lumière les aspirations et les questionnements communs à tous les jeunes, qu'ils vivent dans cette région rurale spécifique ou dans d'autres horizons. Elle explore les thématiques de l'identité, de la culture, de l'appartenance et de la transformation, avec un regard tendre et curieux sur ces individus en devenir. Sa passion pour l'immersion et la rencontre lui permet de tisser des liens avec ses sujets, d'établir une relation de confiance qui lui permet de capturer des moments authentiques et émouvants. Elle se nourrit de l'énergie et de la vitalité de la jeunesse, tout en abordant les défis et les questionnements auxquels sont confrontés les jeunes d'aujourd'hui, qu'ils soient issus de milieux ruraux ou urbains.
Fernand Léger hérite de l'impressionnisme un thème qui devient récurrent dans son oeuvre à partir de la fin des années 1940?: la représentation des banlieues en cours d'industrialisation. Rentré des États-Unis en 1946 et installé à partir de 1952 à Gif-sur-Yvette, Léger peint dans la dernière décennie de sa carrière la ceinture qui enserre Paris, là où s'implantent les grands établissements industriels qui transforment peu à peu les campagnes en communes-dortoirs prolétariennes. Il adopte alors un style bien éloigné du staccato qui caractérise ses tableaux fortement architecturés des années 1910-1920. Dans une composition aérée, le décor rassemble des éléments d'une nature désolée et d'autres rappelant la ville proche, réservoirs à gaz, voies de communication, poteaux télégraphiques, etc. La banlieue peinte par Léger est celle que décrit Cendrars dans La Banlieue de Paris (publié en 1949) et que photographie à la même époque Robert Doisneau, Willy Ronis et Sabine Weiss.
Cet ouvrage nous introduit dans l'univers des bâtisseurs de cathédrale du Moyen Age et plus particulièrement à partir du 12e siècle. L'auteur Philippe Debaud a relevé méticuleusement tous les signes que les tailleurs de pierre ont laissé comme marque de témoignage de leur travailâ : tailleurs de pierre pour les voûtes, sculpteurs pour les portails... C'est à partir de Chartres que l'auteur a suivi ces maîtres, pour la plupart tombés dans l'oubli, pour les retrouver de Soissons à Bordeaux en passant par la basilique de Saint-Denis et duA Mans à Brioude en passant par Cluny. Aujourd'hui les liens entre tous ces édifices nous persuadent de reconsidérer notre vision de cette périodeâ : les bâtisseurs de Chartres sont bien des innovateurs et sont déjà porteurs de l'art gothique. C'est donc une invitation à découvrir cette aventure aujourd'hui millénaire que nous propose l'auteur. Cet ouvrage est conçu pour la lecture de tous depuis le curieux et l'amateur jusqu'à l'archéologue et l'historien de l'art.