Delfeil de Ton et ses Lundis rythment Le Nouvel Observateur depuis plus de 35 ans. Cette chronique exceptionnelle dans l'histoire de la presse française, tant par sa longévité que par son incomparable verve, a nourri deux générations de lecteurs. Venu d'Hara-Kiri et de Charlie Hebdo, Delfeil de Ton n'a cessé de tirer à boulets rouges sur la bêtise, les injustices, les hypocrisies, et sur les crapules de tous bords. Ce premier volume (1975-1977) nous retransporte dans les années Giscard, quand la peine de mort existait encore, quand la censure sévissait à tour de bras, ou quand le mobilier urbain Decaux faisait son apparition. Impitoyable avec toutes les ignominies, Delfeil de Ton nous parle évidemment du monde d'aujourd'hui, ce en quoi ces chroniques n'ont rien perdu de leur modernité. Rien dans la presse nationale n'a eu la véhémence ni le panache stylistique des Lundis de Delfeil de Ton. Pour la première fois en librairie, ces Lundis sont ici édités en version intégrale.
Nombre de pages
408
Date de parution
11/10/2012
Poids
710g
Largeur
146mm
Plus d'informations
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EAN
9782367310053
Titre
Les lundis de Delfeil de Ton. Tome 1, 1975-1977
Auteur
DELFEIL DE TON
Editeur
APOCALYPSE
Largeur
146
Poids
710
Date de parution
20121011
Nombre de pages
408,00 €
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Le Journal de Delfeil de Ton raconte sous forme de journal les pérégrinations du narrateur (Delfeil de Ton) et de son comparse l'abbé Mardi, dans une France étrange où les meubles partent en transhumance, où de très sexy femmes vampires sonnent à votre porte pour vous offrir des culs-de-jatte, où des mafieux s'invitent à manger des spaghettis chez vous quand vous ouvrez le robinet, où les billets de trente-sept dollars changent de valeur du jour au lendemain... Dans cet univers évoquant à la fois Kafka et Buster Keaton, mais aussi l'humour fantaisiste de Marcel Aymé et de Boris Vian, les trépidantes aventures de nos antihéros, traversées de frissons fantastiques, sont d'une drôlerie explosive.
Fidèle à son credo de bêtise et de méchanceté, le journal Hara-Kiri s'est joyeusement évertué à éreinter la moralité et les valeurs sociales les plus élémentaires. Un projet essentiellement motivé par la dénonciation obstinée de l'hypocrisie ambiante tricotée d'exclusions sociales. Au cours de ces vingt-cinq années d'existence (septembre 1960-décembre 1985), il n'est donc pas un numéro de cet ovni de la presse qui ne s'applique à ajouter une pierre à son entreprise de destruction des tabous. Objectif? Dépasser les limites du supportable pour réveiller les consciences endormies en visant prioritairement les plus faibles, les plus démunis, les plus éprouvés... Voilà ici réuni "le pire" de Hara-Kiri, l'épicentre de sa légende où le trivial se mêle à l'irrespect le plus radical, un cocktail bien frappé, relevé à l'occasion d'un filet de scatologie car ce serait franchement dommage de s'en priver. Handicapés, chômeurs, personnes âgées et enfants figurent donc au premier plan des victimes de ce mauvais goût militant. Oui, le journal ose préconiser "le sac-poubelle à vieux" (pour des trottoirs propres) et la tronçonneuse (pour une peine de mort plus humaine). II recommande aussi d'apprendre le caniveau aux femmes (puisqu'elles sont des chiennes) et envisage de compléter l'usage du rouge à lèvres par celui du "rouge à cul". Pour Choron, Cavanna et Gébé, entourés de Wolinski, Reiser, Delfeil de Ton, Berroyer et Gourio, rien ne sera jamais assez fort pour se marrer, ni trop violent pour dénoncer leur dégoût des machos, des pédophiles, des conformistes, en bref de tous les égoïsmes et inhumanités. Mais ce n'est pas tout: Hara-Kiri a été aussi une force de proposition concrète invitant ses lecteurs à descendre dans la rue pour pratiquer la "Hara-Kiri attitude", en leur proposant une série de cartes: la Carte de flic, la Carte bleue tout à l'oeil, la Carte officielle de con, etc. Ces cartes (8 au total), à détacher, reproduites en fac-similé, sont insérées dans ce livre.
Le narrateur (Delfeil), flanqué de son comparse l'abbé Mardi, expert en sermons du dimanche, vivent dans leur petit village toutes sortes d'aventures épatantes. Des chapeaux s'envolent, des meubles partent en transhumance, des mafieux s'invitent à venir manger des spaghettis quand on ouvre le robinet, de splendides femmes vampires frappent à votre porte pour vous offrir des culs-de jatte et, par-dessus le marché, il pousse des couilles dans le cerisier... Paru épisodiquement dans Charlie (1969) et Hara-Kiri (1975-1976), le Journal est un ovni littéraire totalement inclassable, un chef-d"uvre d humour noir, « bête et méchant ». Les cons vont détester."
Pour devenir populaire, une idée doit s'incarner dans un héros, prendre un visage et même un corps humain. Bref, elle doit cesser d'être une idée. Roland Topor, dessinateur, peintre, graveur, écrivain, dramaturge, se dit également dans ce Pense-Bêtes "un touche-à-tout extrêmement brimé". Il est vrai qu'être génial dans tant de domaines est très mal vu dans nos contrées et que la postérité est toujours prête à vous le faire payer. Mais c'est raté: Topor est partout. Le Pense-Bêtes, recueil d'aphorismes initialement paru en 1992, est la quintessence de l'esprit de Topor: poétique, métaphysique et évidemment gorgé d'humour noir, ce livre de chevet est fait pour être ouvert souvent, au hasard et à l'emporte-pièce. Lève-toi et rampe.