Entre les soirées à la ferme des Sorno, la pêche et le vélo, ses visites à sa grand-mère au cimetière de Saint-Jean et le train-train du collège, la vie de Serge Delmas, élève en 5e, s'écoulait, paisible et sans histoires. Puis Marine est arrivée, juste avant les vacances de Pâques. La nouvelle habite au château du Bouscat et son père est peintre. À Labastide, il y a des commérages... On parle aussi beaucoup de la construction de la centrale. Un référendum est prévu mais les événements vont bientôt prendre un tour plus tragique.4e de couverture : Entre les soirées à la ferme des Sorno, la pêche, le vélo, ses visites à sa grand-mère au cimetière de Saint-Jean et le collège, la vie de Serge Delmas, élève de 5?, s'écoulait, paisible et sans histoires. Puis Marine est arrivée, juste avant les vacances de Pâques. La nouvelle habite au château du Bouscat et son père est peintre. À Labastide, il y a des commérages... On parle aussi beaucoup de la construction de la centrale. Un référendum est prévu mais les événements vont bientôt prendre un tour plus tragique. Serge prendra-t-il le parti de son amie ...Notes Biographiques : Philippe Delerm est né le 27 novembre 1950 à Auvers-sur-Oise.Ses parents étant instituteurs, il passe son enfance dans des "maisons d'école" : à Auvers, Louveciennes, Saint-Germain.Il fait des études de lettres à la faculté de Nanterre, puis devient professeur de lettres en Normandie. Il vit donc depuis 1975 à Beaumont-le-Roger (Eure), avec Martine, sa femme, également professeur de lettres et illustrateur-auteur d'albums pour enfants.Il anime un club de théâtre et un club de football dans son collège, après avoir été entraîneur d'athlétisme.Auteur d'une vingtaine d'ouvrages destinés à un public adulte dont "La première gorgée de bière", un des plus grands succès d'édition, qui s'est vendu à un million d'exemplaires, et "La sieste assassinée". Martine Delerm est agrégée de lettres. Elle a longtemps enseigné dans un collège de Normandie. Elle écrit et illustre des albums pour enfans. Elle est aussi l'auteur de romans policiers et de pièces de théâtre pour la jeunesse, ainsi que de nouvelles pour les adultes. Elle a publié chez Gallimard Jeunesse "Fany et son fantôme", "Marie-Banlieue" et "Les parapluies mouillés".
Nombre de pages
118
Date de parution
15/03/2007
Poids
97g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9782070612604
Titre
Elle s'appelait Marine
Auteur
Delerm Philippe ; Delerm Martine
Editeur
GALLIMARD JEUNE
Largeur
127
Poids
97
Date de parution
20070315
Nombre de pages
118,00 €
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Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...
Extrait Je vais passer pour un vieux con Dans la liste des précautions oratoires, celle-ci occupe une place à part. Elle n'a pas l'aspect cauteleux, gourmé, en demi-teinte de ses congénères. Elle souhaite jouer la surprise par sa forme, une vulgarité appuyée qui aurait pour mission de gommer à l'avance le pire des soupçons : une pensée réactionnaire. L'interlocuteur ne doit pas se récrier avant la remarque promise. Mais une petite réticence aux commissures des lèvres signifiant «Toi, passer pour un vieux con ! ?» semble bienvenue. Elle était espérée. Le propos qui suit peut toucher à l'éducation des enfants, la manière de faire des cadeaux, les principes de politesse, le comportement à table, la montée et la descente dans le wagon des usagers du métro. Mais il y aura de toute manière référence à un passé jugé préférable. Dans le non-dit passe pourtant une référence sous-entendue à une expérience quasi libertaire - oui, c'est moi qui dis ça, et pourtant tu connais mes opinions, je n'étais pas le dernier à vouloir du nouveau en mai 68. C'est peut-être alors qu'il eût été opportun de jeter dans la foulée une réflexion passéiste presque séduisante, qui serait venue délicieusement à contre-courant, en parenthèse juste vouée à cautionner une intégrité intellectuelle supérieure. Car oui, à vingt-cinq ou trente ans, avec la séduction physique, l'écharpe au vent, la chevelure folle, on peut tenter de donner un petit coup de canif dans le politiquement correct, et même envisager de provoquer la concession, voire l'assentiment. Après, cela devient plus périlleux, et bientôt suicidaire. La seule habitude de faire précéder ses réflexions d'une précaution oratoire a déjà quelque chose de rédhibitoire. Inutile de révéler soi-même en sus le prix sur l'étiquette. On passera pour un vieux con. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Présentation de l'éditeur Sans doute, ce nouveau recueil est-il particulièrement "solaire", invités que nous sommes à goûter au plaisir transgressif du mojito, à se faire surprendre par une averse, à tremper nos lèvres dans la perfection transparente de la pastèque... Mais chez Philippe Delerm, le soleil ne va jamais sans pluie, et le bonheur sans mélancolie. Grand lecteur de Jules Renard, l'auteur le cite en exergue : "Le vrai bonheur serait de se souvenir du présent". Ce présent qui ne cesse de s'échapper, bien sûr, et dont nous avons déjà la nostalgie alors même que nous le vivons. Voici quelques exemples de ces textes. "Tendre est la vie cruelle" : sur l'amour fragile de deux personnes qui, à près de 60 ans, ont plus de passé que d'avenir à vivre ensemble, mais qu'un baiser volé va rappeler à leur adolescence. "On ne peut pas être plus près, plus chauds, plus confondus. Et pourtant c'est le fragile qu'on sent." Le bonheur de "Danser sans savoir danser" : on n'a jamais été de ceux qui fréquentent les boîtes de nuit. On admirait ceux qui, sur les pistes de danse, évoluaient si facilement. Mais un jour, à un mariage, "on choisit de danser. Danser, c'est un grand mot. On bouge comme un ours. Mais ce n'est pas grave. On a passé l'âge des susceptibilités. Chance, ça commence par un twist. On peut jouer son insuffisance au deuxième degré, en pliant les genoux, avec un mouvement de bras qui ne donne pas le change, mais semble se moquer de toute une époque - la nôtre. "Le mensonge de la pastèque" : "Elle est trop belle. Etrange. Est-ce qu'on la boit, est-ce qu'on la mange ? Elle est comme une fausse piste du désir. (...) La mangue et la goyave ont goût de mangue et de goyave. La pastèque n'a goût de rien et c'est donc elle qu'on désire en vain. Elle est la perfection de son mensonge (...) Elle n'est qu'un mirage de la chaleur et de l'été. " --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Et vous n'entendez pas les trains ? " demande-t-on à ce couple qui vient d'emménager près de la gare." J'dis ça, j'dis rien. " conclut-on quand on n'en pense pas moins.Perfides, les petites phrases que Philippe Delerm est allé glaner le sont assurément. Mais souvent aussi mélancoliques, comme lorsqu'on coupe un moment émouvant par un pudique : " Tais-toi, tu vas dire des bêtises... "Spectateur de la comédie humaine, à la ville comme au village, Delerm laisse éclater son talent et sa drôlerie dans ce livre qui compte certainement parmi ses meilleurs.Philippe Delerm est l'auteur de nombreux livres à succès, comme La Première Gorgée de bière, Ma grand-mère avait les mêmes ou Je vais passer pour un vieux con.
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