La croix et les hiéroglyphes. Ecritures et objets rituels chez les Amérindiens de Nouvelle-France (X
Déléage Pierre
ULM
18,30 €
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EAN :9782728804269
Quels sont les processus de transformation d'une forme symbolique? Comment s'importe-t-elle et s'intègre-t-elle dans des traditions et des rituels qui lui sont étrangers? Pierre Déléage nous livre ici une belle étude de cas. Son enquête, à la croisée de l'anthropologie et de l'histoire, a pour terrain les relations qui s'établirent, au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, entre des missionnaires catholiques et les Micmacs, groupe amérindien peuplant les côtes atlantiques de l'actuelle frontière séparant le Canada des États-Unis. Chez les Micmacs, la croix était un signe d'alliance diplomatique, guerrier et chamanique. Confrontés à cette situation, les missionnaires français usent d'un syncrétisme pédagogique pour propager la croix chrétienne. Quant aux "hiéroglyphes" micmacs, méthode d'inscription tout à fait exceptionnelle, ils se constituent à l'intersection des traditions pictographiques autochtones et de l'écriture alphabétique apportée par les missions. Cet ouvrage démontre la force d'innovation produite par les interactions entre des systèmes symboliques différents. Il décrit et explique comment l'hétérogénéité culturelle construit l'efficace des objets et des rituels, assure leur propagation et aboutit à l'invention de traditions nouvelles pour un groupe humain donné à un moment de son histoire.
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Nombre de pages
154
Date de parution
06/10/2009
Poids
354g
Largeur
190mm
Plus d'informations
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EAN
9782728804269
Titre
La croix et les hiéroglyphes. Ecritures et objets rituels chez les Amérindiens de Nouvelle-France (X
Auteur
Déléage Pierre
Editeur
ULM
Largeur
190
Poids
354
Date de parution
20091006
Nombre de pages
154,00 €
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Résumé : Comment les Amérindiens ont-ils perçu l'alphabet occidental ? Que sait-on de leurs propres écritures ? Quels rôles leur ont-ils fait jouer au sein de leurs dispositifs politiques ou religieux ? Les colonisateurs, et les anthropologues après eux, ont longtemps considéré les sociétés amérindiennes comme dépourvues d'écriture, alors qu'elles employaient des techniques subtiles d'inscription graphique, le plus souvent dérobées aux yeux des observateurs extérieurs. La fameuse "Leçon d'écriture" de Claude Lévi-Strauss dans Tristes tropiques est le témoin magistral de ces malentendus. Cette scène mythique, discutée en son temps par Jacques Derrida, est ici disséquée et repensée. En étudiant les conceptions amérindiennes de l'écriture, fragmentées et disséminées dans les arts graphiques, les mythes, les discours des chefs et les rituels des chamanes et des messies, Pierre Déléage établit les coordonnées d'une anthropologie inversée, par laquelle ce sont cette fois les colons et leur culture qui sont pris comme objets de pensée. Ce faisant, il met au jour les conditions épistémologiques et politiques de toute enquête anthropologique, tout en laissant sourdre dans la composition même du livre la violence, symbolique et réelle, qui a donné dans les sociétés amérindiennes forme et valeur à la notion d'écriture.
Pierre Déléage est anthropologue au Laboratoire d'anthropologie sociale (Collège de France, EHESS), spécialiste des conditions de transmission et de stabilisation du savoir. Il est notamment l'auteur de La Croix et les Hiéroglyphes (Editions Rue d'Ulm, 2009).
Résumé : Que se passe-t-il lorsque certains procédés poétiques et narratifs propres à la littérature sont importés dans l'écriture des sciences humaines ? Une lente et méthodique dérive vers la fiction ? Une attention renouvelée aux techniques et aux formes du récit ? Un usage à la fois plus explicite et plus retors de la position d'auteur ? Une excavation des fantasmes sous-jacents à toute activité spéculative ? Ces pistes sont explorées par tâtonnements successifs. Si les problèmes anthropologiques du savoir, de l'écriture et de l'autorité en constituent le point de départ, ce n'est que pour mieux ménager les conditions d'un dispositif expérimental où les récits d'enquêtes se délitent peu à peu. Des variétés distinctes de fabulation apparaissent alors sans jamais trancher tout à fait le cordon ombilical qui les rattache aux sciences humaines.
Dans ce guide très complet, Didier Willery propose au jardinier les meilleurs choix pour répondre à toutes ses envies et à toutes les situations du jardin : Classement des plantes par époque de floraison, couleur des fleurs, couleur des feuillages, parfum, type de sol, type d'exposition, forme, hauteur ou encore utilisation particulière (bords de mer, sous-bois, plein vent, en pot, couvre-sol, etc.) ; Toutes les plantes du jardin en un seul volume : arbres, arbustes, vivaces, annuelles... ; Plus de 3000 espèces et variétés décrites ou citées, et au moins 2000 illustrées.
Adorno Theodor W. ; Ricard Marie-Andrée ; Chapouto
Dans la dernière décennie de sa vie, Theodor W. Adorno (1903-1969) revient de manière incisive sur le thème de la personnalité autoritaire développé dès les années 1940 à propos du potentiel fasciste ou, autrement dit, antidémocratique présent dans la société nord-américaine. Ici, en écho à la vague d'actes antisémites perpétrés par de jeunes partisans de l'extrême droite allemande à l'hiver 1959-1960, il essaie de rendre compte de la persistance, en Allemagne, de préjugés "pathiques" à l'endroit d'autres groupes et de la tendance nationaliste agressive qui va de pair. Pour ce faire, il interroge la "psycho¬logie" des personnalités attachées à l'autorité, comme il préfère désormais les appeler. Si la réflexion d'Adorno sur ces problèmes suscite de nouveau notre attention, c'est évidemment en raison de leur regain d'actualité et du besoin de contrer la menace grandissante qu'ils recèlent pour toute l'humanité.
Ce livre permet d'identifier 64 arbres (feuillus et conifères) de nos forêts et de nos villes. Chaque arbre est présenté par une photo grandeur nature de ses feuilles, de la petite feuille du prunelier à la feuille géante de l'ailante. Des photos du port de l'arbre et de détails de floraison ou de fructification, ainsi qu'un texte informatif, complètent la présentation de chaque espèce.
Gounelle Matthieu ; Roussopoulos Alexandra ; Magre
Lieu le plus aride de la Terre, le désert d'Atacama abrite une densité exceptionnelle de météorites, qui sont la mémoire de notre Système solaire. Matthieu Gounelle, astrophysicien, a convié deux artistes, une peintre et un photographe, à participer à l'expédition organisée en novembre 2024 par le Muséum et le CNRS : une rencontre entre le monde des sciences et celui des arts. Lieu le plus aride de la surface de la Terre, le désert d'Atacama, au Chili, offre une densité exceptionnelle de météorites, qui sont la mémoire de notre Système solaire. En novembre 2024, deux artistes ont accompagné des chercheurs du Muséum et du CNRS sur le terrain à la recherche de pierres tombées du ciel. Ce livre est le récit de la rencontre entre le monde des sciences et celui des arts, entre la terre et le ciel, entre le passé et le présent. Le texte de Matthieu Gounelle, astrophysicien et auteur, se mêle aux peintures d'Alexandra Roussopoulos et aux photographies de Julien Magre, et plonge le lecteur dans cet état méditatif et poétique que les scientifiques éprouvent au cours de leurs recherches. Tenir une météorite dans sa main, c'est toucher du bout des doigts le cosmos, c'est vivre une expérience bouleversante qui nous précipite dans une temporalité et un espace vertigineux.