Altérations paysagères. Pour une théorie critique de l’espace public
Delbaere Denis
PARENTHESES
16,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782863644140
Si la conception d'un projet paysager peut être connue et documentée, il n'en va pas de même de ses transformations sous l'action du temps. C'est dans ce vide critique et analytique que s'inscrit cet ouvrage. S'ouvrant sur le récit d'un projet qui permet de se familiariser avec la production ordinaire d'un espace public, il se poursuit par sept études de cas qui illustrent chacune un item d'une grammaire de l'altération : la ruine, l'île, le socle, la fondation, le bois, le germe et le pôle. Grâce à l'exposition d'un cadre théorique susceptible de hiérarchiser cette série de données, l'auteur révèle comment, à travers l'altération, les dynamiques internes du terrain initial reconfigurent l'espace aménagé. Comme si, par le flux et le reflux du projet, c'était finalement le site qui advenait à lui-même. Le projet de paysage peut donc, par ses errements, devenir le vecteur d'une écologie concrète de l'espace habité comme support d'une nouvelle théorie critique de l'espace public.
Nombre de pages
224
Date de parution
18/03/2021
Poids
310g
Largeur
141mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782863644140
Titre
Altérations paysagères. Pour une théorie critique de l’espace public
Auteur
Delbaere Denis
Editeur
PARENTHESES
Largeur
141
Poids
310
Date de parution
20210318
Nombre de pages
224,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'espace public, ce lieu de liens, ne peut plus se penser comme il l'est depuis une vingtaine d'années. L'urgence d'une véritable politique du paysage, ambitieuse dans ses moyens mais raisonnablement modeste dans ses objectifs, s'impose à mesure que le tissu social se désagrège au rythme des réhabilitations des centres-villes et de la mise sous cloche d'espaces au nom du développement durable. II est encore possible de reconquérir le territoire pour en faire un espace véritablement public.
L'ère métropolitaine de l'urbanisme se traduit souvent par une volonté accrue de favoriser, entre la ville et les espaces ouverts, des relations fluides et intenses qui cherchent leur fondement dans les domaines du paysage et de l'environnement. Le présent numéro fait le point sur les mutations dans les modes d'action qui résultent de la confrontation entre demande de paysage et d'environnement, processus de projet et jeux d'acteurs sur le terrain. Il apporte des illustrations et questionne les méthodes utilisées, tant au niveau national qu'international.
Pour fuir un passé douloureux, Amandine quitte son berceau natal pour s'installer au coeur des Alpes dans une magnifique demeure du 18e siècle. Mais très vite, ses songes seront sujets à d'horribles cauchemars. La maison commencerait-elle à lui livr
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?