Salariat et plus-value en France depuis la fin du XIXe siècle
Delaunay Jean-Claude
SCIENCES PO
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EAN :9782724604887
Lorsque Marx écrivait Le Capital, on pouvait se contenter de raisonner sur la fraction de la population active productrice de plus-value. Depuis lors, les sociétés industrielles développées sont devenues plus complexes. A la population active productrice de plus-value se sont ajoutées, de façon numériquement significative, d'autres fractions de population salariée. Il ne suffit plus d'étudier le capital variable et le taux de la plus-value pour rendre compte de l'évolution du rapport salarial capitaliste et de son incidence sur la rentabilité. L'auteur propose de mesurer le taux d'exploitation, puis le taux de partage entre salaires et profits pour comprendre le rendement d'ensembles salariaux de plus en plus vastes. Les trois taux qu'il retient sont obtenus en associant aux productifs de plus-value (premier ensemble fondamental) les productifs de profit puis, à ces deux réunis, les productifs de services domestiques et administratifs. Prenant appui sur une recherche statistique de longue période, Jean-Claude Delaunay élargit la théorie et montre que, s'il existe une tendance longue à la croissance du taux de la plus-value, en revanche, taux d'exploitation et taux de partage tendent à baisser. A une époque où le marxisme paraît tombé en désuétude, cette contribution renouvelée à l'étude de la crise économique en France et dans les sociétés capitalistes développées ne manquera pas de surprendre et, sans doute, de stimuler d'intéressants débats.
Nombre de pages
304
Date de parution
01/01/1984
Poids
354g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782724604887
Titre
Salariat et plus-value en France depuis la fin du XIXe siècle
Auteur
Delaunay Jean-Claude
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
135
Poids
354
Date de parution
19840101
Nombre de pages
304,00 €
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La Chine est entrée dans les temps modernes, au xixe siècle, avec un mode de production inapte à assurer sa modernisation. La dynastie Qing en a fait l'expérience. Le républicain Sun Yatsen n'a pas réussi à le dépasser. Seule la révolution communiste a débarassé ce pays de ses structures anciennes. Depuis lors, son économie a suivi de nouvelles trajectoires. La première partie du livre décrit les trajectoires réelles contemporaines de la Chine (démographiques, agricoles, industrielles, commerciales). Elle repose sur la documentation statistique actuellement la plus récente (année 2016). La seconde partie du livre porte sur les nouvelles trajectoires théoriques de ce pays. L'attention a été portée sur les transformations subies par les idées et théories motrices de l'ensemble, le marxisme.
Cette étude embrasse histoire comparative, diplomatique, militaire, coloniale, stratégique, économique, migratoire, culturelle, afin de montrer combien les relations entre ces deux vieilles nations européennes, assoupies après la bourrasque napoléonienne, se sont réveillées à la suite des défaites et des retraits des années 1898-1899.
Cet ouvrage en trois volumes est la version mise à jour d'une thèse d'Etat ès lettres (Histoire) soutenue le 29 janvier 2000 dans l'amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne. Dirigée par les professeurs Jean-Baptiste Duroselle et Jean-Claude Allain, dans le cadre de l'Université Paris-1 Panthéon Sorbonne, cette étude est un panorama des relations franco-espagnoles à la veille de la Première Guerre mondiale. Elle embrasse histoire comparative, diplomatique, militaire, coloniale, stratégique, économique, migratoire, culturelle afin de montrer combien les relations entre ces deux vieilles nations européennes, assoupies après la bourrasque napoléonienne, se sont réveillées à la suite des défaites et des retraits des années 1898-1899 (Santiago de Cuba, Cavite mais aussi Fachoda). Le règlement des contentieux coloniaux (Sahara occidental, Guinée équatoriale), prélude à un partage effectif du Maroc sur fond de tensions internationales (1905, 1911), inaugure un demi-siècle de voisinage eurafricain inédit entre la France et l'Espagne. C'est le moment de la célébration du centenaire de l'invasion napoléonienne, marqueur mental d'une méfiance multiséculaire. C'est aussi le temps de l'arrivée massive de migrants économiques et culturels espagnols en France métropolitaine et nord-africaine, du terrassier et de l'alfatier au marchand d'oublies et de fruits, du peintre désargenté (Picasso) au voyageur aisé, curieux de découvrir Paris. C'est le temps des exils croisés sur fond de terrorisme anarchiste international et d'anticléricalisme officiel. C'est encore l'époque de la reprise des investissements français en Espagne, à la sortie de la Grande dépression du dernier quart du XIXe siècle. Le royaume ibérique, isolé géographiquement par les deux républiques française (1870) et portugaise (1910), se relance en Afrique au détriment de son avenir européen. Une possible alliance est alors évoquée qui complèterait, pour la France menacée, l'alliance russe, l'entente cordiale britannique et le rapprochement italien. L'Espagne est bien le quatrième horizon proche d'une nation française en perpétuel questionnement de puissance et d'influence. Voisins toujours...
Les centres d'appels téléphoniques représentent, aujourd'hui en France, un phénomène en plein développement. L'objectif du présent ouvrage a été de rassembler des réflexions et des recherches sur "les aspects du travail" dans ces centres. La CGT y a prêté la plus grande attention. L'originalité de ce livre réside toutefois dans sa méthode d'élaboration. La démarche, tout en cernant concrètement les conditions de travail des salariés des centres d'appels, a permis d'aller au-delà de ce constat sur le fondement de deux questions. Le travail déployé dans les centres d'appels donne-t-il naissance à des métiers nouveaux ? Ou n'engendre-t-il, au contraire, que des façons nouvelles d'exercer des métiers anciens ? A partir de cette interrogation élargie, des avis divers ont été sollicités tant de salariés, de professionnels et de dirigeants patronaux de centres d'appels que de syndicalistes et de chercheurs de différentes disciplines.
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.