Salariat et plus-value en France depuis la fin du XIXe siècle
Delaunay Jean-Claude
SCIENCES PO
23,50 €
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EAN :9782724604887
Lorsque Marx écrivait Le Capital, on pouvait se contenter de raisonner sur la fraction de la population active productrice de plus-value. Depuis lors, les sociétés industrielles développées sont devenues plus complexes. A la population active productrice de plus-value se sont ajoutées, de façon numériquement significative, d'autres fractions de population salariée. Il ne suffit plus d'étudier le capital variable et le taux de la plus-value pour rendre compte de l'évolution du rapport salarial capitaliste et de son incidence sur la rentabilité. L'auteur propose de mesurer le taux d'exploitation, puis le taux de partage entre salaires et profits pour comprendre le rendement d'ensembles salariaux de plus en plus vastes. Les trois taux qu'il retient sont obtenus en associant aux productifs de plus-value (premier ensemble fondamental) les productifs de profit puis, à ces deux réunis, les productifs de services domestiques et administratifs. Prenant appui sur une recherche statistique de longue période, Jean-Claude Delaunay élargit la théorie et montre que, s'il existe une tendance longue à la croissance du taux de la plus-value, en revanche, taux d'exploitation et taux de partage tendent à baisser. A une époque où le marxisme paraît tombé en désuétude, cette contribution renouvelée à l'étude de la crise économique en France et dans les sociétés capitalistes développées ne manquera pas de surprendre et, sans doute, de stimuler d'intéressants débats.
Nombre de pages
304
Date de parution
01/01/1984
Poids
354g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782724604887
Titre
Salariat et plus-value en France depuis la fin du XIXe siècle
Auteur
Delaunay Jean-Claude
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
135
Poids
354
Date de parution
19840101
Nombre de pages
304,00 €
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Cette étude embrasse histoire comparative, diplomatique, militaire, coloniale, stratégique, économique, migratoire, culturelle, afin de montrer combien les relations entre ces deux vieilles nations européennes, assoupies après la bourrasque napoléonienne, se sont réveillées à la suite des défaites et des retraits des années 1898-1899.
Cet ouvrage en trois volumes est la version mise à jour d'une thèse d'Etat ès lettres (Histoire) soutenue le 29 janvier 2000 dans l'amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne. Dirigée par les professeurs Jean-Baptiste Duroselle et Jean-Claude Allain, dans le cadre de l'Université Paris-1 Panthéon Sorbonne, cette étude est un panorama des relations franco-espagnoles à la veille de la Première Guerre mondiale. Elle embrasse histoire comparative, diplomatique, militaire, coloniale, stratégique, économique, migratoire, culturelle afin de montrer combien les relations entre ces deux vieilles nations européennes, assoupies après la bourrasque napoléonienne, se sont réveillées à la suite des défaites et des retraits des années 1898-1899 (Santiago de Cuba, Cavite mais aussi Fachoda). Le règlement des contentieux coloniaux (Sahara occidental, Guinée équatoriale), prélude à un partage effectif du Maroc sur fond de tensions internationales (1905, 1911), inaugure un demi-siècle de voisinage eurafricain inédit entre la France et l'Espagne. C'est le moment de la célébration du centenaire de l'invasion napoléonienne, marqueur mental d'une méfiance multiséculaire. C'est aussi le temps de l'arrivée massive de migrants économiques et culturels espagnols en France métropolitaine et nord-africaine, du terrassier et de l'alfatier au marchand d'oublies et de fruits, du peintre désargenté (Picasso) au voyageur aisé, curieux de découvrir Paris. C'est le temps des exils croisés sur fond de terrorisme anarchiste international et d'anticléricalisme officiel. C'est encore l'époque de la reprise des investissements français en Espagne, à la sortie de la Grande dépression du dernier quart du XIXe siècle. Le royaume ibérique, isolé géographiquement par les deux républiques française (1870) et portugaise (1910), se relance en Afrique au détriment de son avenir européen. Une possible alliance est alors évoquée qui complèterait, pour la France menacée, l'alliance russe, l'entente cordiale britannique et le rapprochement italien. L'Espagne est bien le quatrième horizon proche d'une nation française en perpétuel questionnement de puissance et d'influence. Voisins toujours...
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Ce numéro hors-série fait le point sur la sociologie de l'entreprise : ses origines, son objet de recherches, son évolution, ses difficultés et questionnements, ses approches théoriques et praticiennes, ses nouvelles tendances. Il interroge ce champ disciplinaire et livre les résultats de travaux empiriques contemporains : transformations des entreprises, mondialisation, entreprises réseau, formation professionnelle, petites entreprises, identité au travée, etc.
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Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.