Des parias, des maudits... ainsi désigne-t-on les bourreaux. Rejetés comme des lépreux hors des villes, mais acceptés par une société qui a peur de se salir les mains et leur délègue le pouvoir si grave d'ôter la vie, les bourreaux, témoins proscrits et privilégiés de nos turpitudes et de nos errances, ont traversé toute notre histoire. C'est la première fois que ce métier, dont on ne parle pas, est examiné globalement dans son contexte sociologique, historique et humain. Jacques Delarue n'esquive aucun détail, tout en ne montrant aucune complaisance dans ses descriptions de la mort, de ses appareils et de la peine qu'on prend à la donner. C'est d'ailleurs la question centrale de ce livre. Refoulée, cachée, la dernière guillotine sera construite et couverte par le secret militaire. Après sa suppression en 1981, elle subira d'étonnantes pérégrinations ; et le dernier bourreau, d'ultimes mécomptes. Officiellement disparue, le bicentenaire de la Révolution provoque sa réapparition sous les formes les plus surprenantes. On connaissait Jacques Delarue historien, ici se révèle son talent de polémiste. Né en 1919 à Bricquebec, Jacques Delarue travaille d'abord dans la construction aéronautique, puis entre dans la police. Résistant, il est arrêté pendant l'Occupation. A la Libération, il participe à la liquidation des séquelles de l'Occupation (réseaux allemands, Gestapo, crimes de guerre). Cette affectation est le point de départ de son travail d'historien : elle lui a permis de consulter de nombreux documents restés secrets. Il est l'auteur de l'Histoire de la Gestapo, de Trafics et crimes sous l'Occupation et de l'OAS contre de Gaulle.
Nombre de pages
440
Date de parution
01/03/1989
Poids
629g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782213023366
Titre
Le métier de bourreau. Edition revue et augmentée
Auteur
Delarue Jacques
Editeur
FAYARD
Largeur
153
Poids
629
Date de parution
19890301
Nombre de pages
440,00 €
Disponibilité
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Gestapo, ces trois syllabes ont, pendant douze années, fait trembler l'Allemagne, puis l'Europe entière. Jamais, dans aucun pays et à aucune époque, une organisation n'atteignit cette complexité, ne détint un tel pouvoir, ne parvint à un tel point de " perfection " dans l'efficacité et dans l'horreur. Jacques Delarue a voulu démonter son mécanisme, montrer comment le régime nazi n'a pu s'imposer que grâce à cette armature qui soutenait les moindres éléments de son édifice. Malgré tous les ouvrages publiés sur le régime nazi, les hommes qui tinrent les leviers de commande de cet ensemble sont aussi mal connus que la machine elle-même. Il a paru indispensable à l'auteur de les montrer tels qu'ils furent, avec leurs vices et leurs faiblesses, comme avec leurs qualités. Leur destinée a changé de cours le jour où l'hitlérisme leur a donné une nouvelle " morale " en substituant à leur propre conscience une soumission totale au dogme nazi. C'est alors la dictature d'un " gang ", le régime de la force brutale, la fin du droit le plus élémentaire. Ce que le nazisme, incarné en quelque sorte dans la Gestapo, a tenté de réaliser, et qu'il a failli réussir, c'est la destruction de l'homme, tel que nous le connaissons, tel que des millénaires l'ont façonné. Le monde nazi, c'est l'empire de la force totale, sans aucune retenue, c'est un monde composé de maîtres et d'esclaves, et où la douceur, la bonté, la pitié, le respect du droit, le goût de la liberté ne sont plus vertus, mais crimes inexpiables. Cela semble déjà loin, comme un cauchemar que l'on voudrait oublier. Et pourtant, la pâte empoisonne est toujours prête à lever. Les hommes n'ont pas le droit d'oublier si vite, ils n'ont pas le droit d'oublier. Jamais.
L'Occupation de la France demeure mal connue. Période confuse, fertile en événements, propice aux combinaisons les plus sordides, elle fut marquée de crimes en même temps que les trafics les plus divers permettaient l'édification de fortunes rapides sur la misère générale.Jacques Delarue ouvre quatre dossiers brûlants sur des sujets ignorés montrant les coulisses d'événements particulièrement instructifs:_ L'utilisation et la manipulation du marché noir par les services allemands permirent de drainer les richesses nationales échappant aux réquisitions. Ces bureaux d'achat ", qui étaient en même temps des officines d'espionnage et de basse police, utilisèrent repris de justice, tortionnaires et tueurs aussi bien que des commerçants et des industriels apparemment respectables.Les conditions rocambolesques de la mort du principal trafiquant, à Madrid, en 1945, établies ici pour la première fois avec certitude, sont dignes d'un roman d'espionnage._ La Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme (L.V.F.) recruta des Français pour servir sous l'uniforme allemand. Son comité central vit s'affronter les chefs des groupes collaborationnistes, rivalisant pour obtenir les faveurs de l'occupant. Il devint le lieu de tripotages financiers parfaitement édifiants._ La destruction du Vieux Port de Marseille, effectuée avec l'aide de Vichy, chassa sans aucune nécessité 25 000 personnes de leurs logis qui furent systématiquement rasés._ La division S.S." Das Reich "s'illustra par des dizaines de crimes de guerre dont les plus connus sont les pendaisons de Tulle et les massacres d'Argenton et d'Oradour, sommet de l'horreur. L'activité de la" Das Reich "est ici reconstituée jour après jour.La première édition de ce livre a provoqué la signature d'un accord franco-allemand sur le jugement des criminels de guerre, qui intervint quelques jours avant la mort du Commandant de la" Das Reich ". On trouvera ici toutes les précisions sur ces événements ainsi que sur la condamnation tardive par un tribunal de Berlin-Est de l'un des officiers S.S. responsables du massacre d'Oradour.L'auteur a travaillé officiellement de 1945 à 1952 sur de très nombreux dossiers judiciaires concernant cette période. Son livre est nourri d'informations, de documents encore inaccessibles, de témoignages directs et de précisions qui en font une des sources historiques les plus vivantes et indiscutables."
- Pourquoi le général de Gaulle a-t-il échappé aux nombreux attentats fomentés contre lui ... ... parce que la police possédait, au sommet de l'O.A.S., un informateur exceptionnel (Pastis, alias Benoît...). - Des années d'une lutte acharnée. ... la police avait détecté la présence d'une Taupe au c'ur de l'Elysée ! - Pourquoi L'O.A.S. contre de Gaulle commence-t-il dès 1957 ... ... des révélations sur une affaire ignorée qui met en présence à Alger tous les protagonistes... La véritable histoire de l'enlèvement du colonel Argoud à Munich, en février 1963, est donnée ici pour la première fois dans ses moindres détails, ainsi que les suites diplomatiques de cette affaire. La version des gangsters de l'affaire Ben Barka, jusqu'ici admise, est réduite à néant. Un témoignage unique et passionnant sur le métier de policier ; un document exceptionnel sur une des pages les plus dramatiques de notre Histoire.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).