La Bièvre, de la source à Paris. Histoire(s) d'une rivière suburbaine
Delarge Alexandre ; Le Roux Thomas ; Pizzorni-Itié
CREAPHIS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782354281083
Le nom de " Bièvre ", qui désigne une rue parmi les plus célèbres de la capitale, est familier aux Parisiens et aux touristes arpentant les abords de la Seine vers Notre-Dame. La Bièvre est une rivière suburbaine exceptionnelle ; c'est le dernier cours d'eau à s'écouler jusqu'aux portes de Paris à l'air libre sur la plus grande partie de son parcours (soit 36 km). La Bièvre prend sa source à Guyancourt, près de Versailles dans les Yvelines, et se jette dans la Seine à Paris, au niveau de la gare d'Austerlitz. On peut suivre le cours de la Bièvre dans ses différents états et dans les lieux emblématiques d'Ile-de-France qu'elle traverse : Guyancourt, Jouy-en-Josas, Bièvres, Massy, Verrières-le-Buisson, Antony, Fresnes, L'Haÿ-les-Roses, Cachan, Arcueil, Gentilly... La Bièvre a eu historiquement une importance considérable dans le sud de Paris avec notamment le site des Gobelins mais aussi dans l'ensemble du réseau hydraulique de la vallée (autant pour les villégiatures et les " machines " que pour les industries locales). A l'échelle régionale, elle donne son nom à la communauté d'agglomération de Val-de-Bièvre et à l'écomusée, bien nommé pour être logiquement maître d'ouvrage de cette publication. A partir du XVIIIe siècle la rivière est progressivement couverte, d'abord à Paris puis vers l'amont. Elle constitue aujourd'hui un enjeu environnemental et paysager. L'ouvrage fait découvrir les dessus et les dessous d'une portion de territoire en " prise " avec la métropole. Depuis les années 2000 des tronçons anciennement couverts ont été rouverts dans la toute proche banlieue et recomposent un paysage caractéristique d'une nature urbanisée. Elle est " naturelle " en amont, couverte dans sa partie médiane et perdue dans Paris où elle se répand dans le réseau des égouts mais dont la trace est matérialisée au sol. En prenant appui sur une iconographie riche et diversifiée, le livre propose un portrait de cette rivière unique : la Bièvre est abordée du point de vue des sciences de la vie (géologie, morphologie, hydrographie, écologie...), de ses usages (industries, métiers, artisanat et loisirs / conséquences de pollution), des transformations effectuées pour la maîtriser (régulation des crues et inondations) et la soumettre aux besoins et aux obligations des riverains, ainsi que de ses enjeux économiques, techniques, symboliques et culturels. L'ouvrage interroge, de manière universelle, la question des rivières urbaines en relation avec la renaturation des sites, la dépollution et la qualité de l'eau, mais aussi leurs représentations dans le champ artistique en tant qu'élément marqueur de paysage, voire de pittoresque. Entre histoire locale et enjeu national la Bièvre est une rivière exemplaire pour la définition d'un nouveau rapport homme - nature. L'eau occupe une place clef dans ce livre qui soulève le problème " des nouvelles relations biotiques " du précieux liquide avec les villes, non seulement dans son aspect fonctionnel notamment lié aux risques écologiques dans une métropole dense, mais aussi du point de vue philosophique et citoyen face aux effets du changement climatique. La ville poreuse donnera de l'espace à l'eau pour minimiser ces risques : il faut inventer de nouvelles façons de vivre avec l'eau. La conservation de la biodiversité devra être un objectif prioritaire dans la ville de demain.
Nombre de pages
114
Date de parution
07/07/2016
Poids
464g
Largeur
172mm
Plus d'informations
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EAN
9782354281083
Titre
La Bièvre, de la source à Paris. Histoire(s) d'une rivière suburbaine
Auteur
Delarge Alexandre ; Le Roux Thomas ; Pizzorni-Itié
Editeur
CREAPHIS
Largeur
172
Poids
464
Date de parution
20160707
Nombre de pages
114,00 €
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Depuis quelques années, les musées multiplient les innovations et s'emparent de nouveaux outils techniques pour attirer de nouveaux publics. Les auteurs de cet ouvrage retracent l'histoire, les méthodes et les réalisations de la participation des publics dans les musées de société. Ils en évaluent la pertinence, en présentent les succès et les échecs dans des contextes marqués par les transformations sociétales, les tensions économiques et les mutations urbaines.
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Imaginés par des enseignants en lycée, ces ouvrages ont été conçus pour aider les élèves à maîtriser les principales spécialités et à réussir leurs évaluations communes. Chaque double page synthétise de façon claire et visuelle ce qu'il faut retenir : idées phares, mots-clés, dates importantes, formules à mémoriser, etc. En un coup d'oeil, l'élève repère la structure du cours et mémorise facilement grâce au découpage en couleurs, aux mots surlignés et aux schémas, tableaux ou cartes.
La collection de référence pour réussir son bac, en collaboration avec Le Monde. L'essentiel du cours — Les sujets inédits — Les articles du Monde — Les conseil de révisions Comment optimiser vos révisions et être sûr(e) de maîtriser en profondeur les thèmes et les enjeux du programme d'histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ? Le jour du bac, comment rendre une copie qui saura faire toute la différence et vous assurer la meilleure note possible ? Pour vous y aider, la collection à succès " Réviser son bac avec Le Monde " a fait peau neuve. Conforme aux nouveaux programmes, elle est toujours la seule à vous permettre de réviser et de vous entraîner pour l'examen tout en étoffant vos connaissances grâce aux articles du Monde. De quoi permettre de mieux comprendre les enjeux des thèmes du programme... et rédiger une copie plus riche, qui saura faire toute la différence ! L'ouvrage s'articule autour de six grands axes : - l'essentiel du cours, qui traite sous forme de fiches synthétiques tous les points clés du programme ; - des sujets inédits, analysés et commentés pas à pas pour une meilleure compréhension ; - des articles du Monde en texte intégral, assortis d'un commentaire pédagogique expliquant comment les utiliser ; - des outils pratiques : méthodologie, conseils, coaching ; - des podcasts des cours à écouter ; - une carte mentale en couleurs pour bien comprendre et retenir les interactions du programme.
Réunis autour des questions de mobilités urbaines, quelques amis ont observé le cas de l'Ile-de-France.Territoire multiple, en déplacement continuel par le fait même de l'histoire de son aménagement, cette région capitale a connu au cours du xxe siècle l'une de ses plus importantes mutations, faisant de Paris et de ses banlieues une gigantesque métropole. Des transports en commun parmi les plus performants du monde (du moins pour la ville centre) viennent ?réticuler? cet espace. Ainsi, depuis cent cinquante ans, au fur et à mesure de l'extension de ses réseaux et de l?émergence de nouvelles centralités, la ville a gagné sur la campagne, changeant durablement la démographie, les paysages et les modes de vie des ?déplacés?. Prise dans un immense palimpseste, la région, métropolisée, offre une image stratifiée où peuvent se lire au quotidien les parcours et les trajectoires, (accidents et courts-circuits compris) de millions de ?Transiliens? qui ?bougent? sur des territoires complexes, à différentes échelles de mobilités. Ces pratiques font apparaître une culture du déplacement et des formes de territorialisation liées à la résidence, à l'emploi, à la famille, à la province ou au pays d'origine, ou encore aux modes de consommation et de loisirs. Cette culture et ces formes urbaines, avec toutes leurs composantes, sont-elles spécifiques de la région Ile-de-France...Dans le temps même de la transformation et de la ?fabrication? de ce territoire, les multiples représentations que s'en font ses habitants sont appréhendées par les musées et écomusées répartis tout autour. Quelques-unes de ces structures culturelles réunies de manière informelle dans un groupe nommé ?Neufs de Transilie? ont abordé ces questions de société à leur manière. Leur approche, originale, sensible, à partir de récits de vie, d'enquêtes de terrain, d'objets issus des collections ou collectés pour l'occasion, est caractéristique du style des musées de société.Ce livre, dans lequel sont également invités des chercheurs en sciences sociales, rend compte d'une partie des interrogations et des travaux engagés par ce groupe depuis l'an 2000.Ville mobile accompagne l'opération ?Bouge la ville, bouge? qui regroupe plusieurs expositions imaginées et réalisées par les ?Neufs de Transilie?.Cette opération a reçu le soutien de la Fondation Crédit Coopératif.
Soichet Hortense ; Choplin Antoine ; Petitjean Tho
Aux Fenassiers se distingue d'abord par une empreinte graphique forte, avec une typographie contrastée insistant sur un lieu. Le livre porte le nom d'un lieu dit, celui sur lequel s'est construit une cité à Colomiers en Haute-Garonne.Aux Fenassiers se distingue aussi par une durée: le temps d'un séjour sous forme de résidence d'artiste d'octobre 2011 à avril 2012. La photographe Hortense Soichet y a rencontré des habitants de la cité des Fenassiers. Les photographies et les récits des résidents racontent l'histoire de ce quartier créé dans les années 1960 et appelé à être réhabilité. Les images des espaces domestiques issus de ce travail ne laissent voir aucune présence humaine. Elles dialoguent avec les paroles des habitants et invitent à imaginer qui occupe ces lieux. Les photographies des extérieurs, prises depuis chez les habitants, donnent à voir le quartier depuis l'intérieur.Ce n'est pas véritablement un livre comme les autres: conçu par le graphiste Thomas Petitjean, c'est un ouvrage d'artiste conjuguant graphisme, photographie, littérature et anthropologie urbaine: l'ouvrage laisse une large place aux images et aux témoignages des habitants et l?édition se démembre pour qu'habitants et publics puissent la lire ou l'afficher.
Horan-Koiransky Georges ; Klarsfeld Serge ; Koiran
Résumé : Original et essentiel dans la connaissance du camp de Drancy, le recueil de cinquante-six estampes de Georges Horan-Koiransky, Le Camp de Drancy, seuil de l'enfer juif publié en 1947 était à peine connu il y a seulement quelques années. N'ayant jamais fait l'objet de réédition depuis sa publication, seules quelques estampes extraites de ce livre étaient diffusées sans être présentées comme partie d'un tout. La réédition et l'analyse de son oeuvre ont été permises par la découverture de très nombreux croquis, esquisses et dessins préparatoires et du journal de Georges Horan-Koiransky (publié en parallèle par les éditions Créaphis). Ce foisonnement nouveau d'archives et d'informations et leur capacité à faciliter la compréhension d'une oeuvre à la fois douloureuse et elliptique nous ont amenés à réaliser une réédition augmentée des sources de ce " témoignage graphique " unique. En effet, ce récit dessiné sur Drancy, novateur et méconnu, constitue un document exceptionnel qui relate avec émotion et talent la misère quotidienne et l'effroi vécus par les internés et les déportés de ce camp majeur dans la persécution des juifs de France entre août 1941 et août 1944. La réédition respecte la conception originale de l'édition de 1947 et la reproduit intégralement mais dans une version augmentée avec un appareil critique et des documents inédits. Le livre est composé d'une préface de Serge Klarsfeld, qui rappelle toute l'importance de l'oeuvre de Georges Horan-Koiransky dans la connaissance du camp de Drancy ; d'une introduction générale de Benoît Pouvreau ; du fac simile de l'édition de 1947 et d'une analyse approfondie de l'oeuvre de Georges Horan accompagnée de dessins et croquis inédits et d'extraits du journal. Benoît Pouvreau, est historien et chercheur au service du patrimoine culturel du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis. Il travaille sur l'histoire du logement, le patrimoine du XXe siècle et les lieux de mémoire de la Seconde Guerre mondiale. Il a notamment publié Eugène Claudius-Petit, un politique en architecture (2004), dirigé Les graffiti du camp de Drancy (2014) et co-écrit Drancy, un camp en France (2015).
Résumé : En 1880, à la suite du congrès de Milan ? réuni officiellement " pour l'amélioration du sort des sourds-muets " ? le gouvernement français décide de proscrire la langue des signes des écoles pour sourds et d'y imposer l'usage du français oral, tant pour la transmission des connaissances que pour les échanges quotidiens des professeurs et des élèves, y compris des élèves entre eux. Aujourd'hui encore, aux yeux des sourds, ce congrès symbolise une véritable " révolution négative ", incompréhensible et aux conséquences lourdes puisqu'elles sont encore perceptibles en ce début de XXIe siècle. Comment expliquer une telle décision ? La langue des signes est victime de l'idée de progrès. Entre 1830 et 1860, Ferdinand Berthier et ses " frères " sourds parviennent à faire entendre à la société qu'ils sont en mesure d'accéder à l'égalité civile grâce à l'utilisation de la langue des signes. L'idée de progrès n'a pas encore de grandes implications. En cette période des débuts de la révolution industrielle, tout est encore possible et les sourds peuvent revendiquer l'utilisation de la langue des signes dans tous les domaines. Entre 1860 et 1880, l'idée de progrès conquiert peu à peu presque tous les domaines de la société et au lendemain du Congrès de Milan en 1880, les sourds ne peuvent plus revendiquer l'utilisation de la langue des signes comme c'était le cas après la révolution de 1830. Paradoxe surprenant au premier abord : alors que la société progresse vers davantage d'égalité civile, comment expliquer que les sourds se sentent en situation d'inégalité et demandent à être à nouveau considérés comme ils l'étaient auparavant ? Telle est l'interrogation centrale de ce livre. Un lien avec une lecture du livre en langues des signes sera disponible à partir d'un flash code apposé dans l'ouvrage.