Réalisateur encensé (La 317e Section, La Section Anderson, Le Crabe-Tambour, Dien Bien Phu…), Pierre Schoendoerffer fut aussi un écrivain reconnu (L’Adieu au roi, Là-haut...). Toute son œuvre cinématographique et littéraire a consisté en une exploration de l’Histoire – de la guerre en particulier. L’historienne Sophie Delaporte nous la fait (re)découvrir à travers cette « biographie guerrière », pour reprendre les termes de Stéphane Audoin-Rouzeau qui en signe la préface.La bataille de Dien Bien Phu, à laquelle Schoendoerffer a participé en tant que cameraman pour le Service cinématographique des armées, a été à la fois l’événement matriciel de sa vie et le point de départ de sa carrière. La reddition, la longue marche vers les camps vietminh, la perte de son ami et photographe Jean Péraud, sa captivité l’ont marqué à jamais… Dès lors, Schoendoerffer n’a eu de cesse de montrer de quelle manière les combattants avaient fait la guerre en Indochine, qui ils étaient et les valeurs forgées dans l’épreuve. Tout son travail évoque aussi la vie après la guerre, lorsque les hommes sont confrontés à la déchéance physique et sociale, et à leurs souvenirs, souvent hantés par la mort.Sophie Delaporte nous entraîne dans l’ombre de Schoendoerffer, au plus près de son sujet, la guerre, et de lui-même, à travers ses films et ses romans Un décryptage unique qui permet de mieux comprendre l’œuvre d’un des plus grands réalisateurs français. Sophie Delaporte est historienne, maître de conférences à l’université de Picardie Jules Verne, spécialiste de l’histoire du corps, des traumatismes et de ses représentations du XIXe au XXIe siècle. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages dont Visages de guerres, les gueules cassées, de la guerre de Sécession à nos jours (Belin, 2017).
Nombre de pages
190
Date de parution
16/05/2019
Poids
258g
Largeur
140mm
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EAN
9782369427667
Titre
Pierre Schoendoerffer ou la guerre
Auteur
Delaporte Sophie ; Audoin-Rouzeau Stéphane
Editeur
NOUVEAU MONDE
Largeur
140
Poids
258
Date de parution
20190516
Nombre de pages
190,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Thomas Salmon fut un médecin visionnaire, précurseur de l'idée de trouble post-traumatique et de la prise en charge des névroses de guerre et du stress. Médecin généraliste affecté à Ellis Island, il s'est trouvé confronté à la vague d'immigration déferlant sur New York au début du XXe siècle. Il a cherché à améliorer le sort des "fous" et des "faibles d'esprit" , puis celui des combattants traumatisés psychiquement par la Première Guerre mondiale. Il est une figure majeure de la transformation de la psychiatrie américaine. La biographie que lui consacre Sophie Delaporte, historienne de la médecine de guerre, révèle le travail de cet humaniste qui lutta pour une psychiatrie plus attentive à la souffrance des patients. Le parcours de Thomas Salmon illustre les contradictions d'une société où se côtoient le souci de protéger les faibles et la tentation eugéniste. Le livre éclaire ainsi les interactions entre politique et valeurs morales, dans une époque contrainte de s'accommoder à sa part d'ombre. L'histoire d'une psychiatrie nouvelle, à travers le portrait splendide d'un homme sensible à la fragilité humaine.
Delaporte Sophie ; Audoin-Rouzeau Stéphane ; Boiss
Longtemps, la parole des combattants blessés au visage a échappé à l'historien. L'itinéraire de souffrance des gueules cassées, du milieu du XIXe siècle jusqu'à nos jours, prend ici appui sur la trajectoire de trois hommes qui ont combattu l'un durant la Grande Guerre, le deuxième en Indochine, le dernier en Afghanistan. Menant des comparaisons dans le temps et dans l'espace, Sophie Delaporte s'appuie sur des fonds d'archives pour la plupart inédits ainsi que sur de nombreux entretiens menés en France, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis avec les principaux acteurs de conflits récents, à commencer par les blessés eux-mêmes. En insistant sur l'impact des modalités de combat sur les atteintes au visage depuis la guerre de Sécession, l'auteure s'attache à décrire la manière dont les soignants se sont appliqués à rendre visible cette catégorie de blessés. Elle analyse l'impact des guerres sur la construction de la discipline chirurgicale en croisant les itinéraires de ceux qui ont voué leur vie à l'ériger en spécialité à part entière. Dans une perspective très originale dont elle est l'une des pionnières dans le monde, Sophie Delaporte mobilise l'histoire des guerres et de la médecine pour nous confronter à un phénomène central de l'époque contemporaine.
Une plongée au c?ur de la grande guerre - la journée du 22 aout 1914 - sous le prisme de la fiction. Récit d'une historienne sur cet épisode sanglant à travers le regard d'un jeune médecin sur le champs de bataille. Une manière nouvelle et originale de (re)découvrir l'histoire.
On entend souvent " Ne mange pas trop de bonbon, c'est mauvais pour la santé, tu vas avoir des carries, tu ne vas pas dormir... " Mais les explications s'arrêtent souvent là et pour un enfant, cela peut être source de frustration et d'incompréhension. Voilà alors la réponses à tous leurs questionnements.
Cent vingt ans après la première projection publique, payante, des frères Lumière au Grand Café à Paris, les salles de cinéma sont passées de l'itinérance foraine aux multiplexes, de la pellicule aux pixels, et leurs exploitants de l'activité décriée de saltimbanque au statut patenté de commerçant, maillon indispensable de l'industrie cinématographique. Pourtant, leur métier, essentiel à l'existence des films, demeure largement méconnu. Pour la première fois, des personnalités marquantes de la profession ' visionnaires, grands dirigeants nationaux ou régionaux, représentants de la petite et moyenne exploitation, défenseurs de l'art et essai, pionniers en tous genres ' racontent leur expérience, dans sa singularité émotionnelle et intellectuelle. Le croisement de leurs témoignages embrasse plus d'un demi-siècle d'exploitation française, du tournant des années 1950, acmé de la fréquentation et moment de basculement de l'offre cinématographique, jusqu'au passage au numérique, vecteur d'une mutation sans précédent. Adaptations internes, évolutions sociétales, mutations technologiques, autant de changements économiques et d'enjeux culturels que les acteurs de ce secteur décisif ont affrontés, à travers des combats individuels et collectifs que cet ouvrage a l'ambition de mettre en lumière et d'expliciter. Ce recueil de 18 témoignages inédits, illustré de documents originaux, constitue aussi l'histoire d'hommes et de femmes radicalement attachés à la spécificité des salles de cinéma comme espaces dédiés au partage de rêves et d'imaginaire au sein d'une communauté humaine.
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.
Les polémiques récentes concernant l’histoire des relations entre la France et l’Afrique donnent le sentiment d’une visibilité croissante de ce type de débats au sein de l’espace public français. Qu’il s’agisse du combat mené par de nombreux intellectuels contre la vision de l’Afrique portée par le « discours de Dakar » (2007), des controverses qui ont entouré la loi de février 2005 sur le rôle positif de la colonisation française ou des questionnements sur le rôle joué par la France au Rwanda, force est de constater que cette histoire est au croisement d’enjeux politiques, historiques et mémoriels qui en font la matrice, pour le meilleur, de débats intellectuels, de recherches scientifiques et d’une curiosité émanant du grand public, mais aussi, pour le pire, de fantasmes, de ressentiments ou de velléités de manipulation du passé. Si la nouveauté de ces controverses est sans doute à nuancer, leur forte médiatisation au cœur des années 2000 invite le chercheur à interroger les types de récit que les journalistes contribuent à faire circuler sur cette histoire. Quelle a été depuis le XIXe siècle l’évolution du rôle des médias français, africains et internationaux dans la construction des représentations de l’Afrique et de son passé ? De quels enjeux historiques, politiques, culturels et mémoriels ces représentations médiatiques sont-elles l’objet ?
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