Le mobilier du XXème siècle. Dictionnaire des créateurs, 2ème édition
Delaporte Guillemette ; Kjellberg Pierre
AMATEUR
171,00 €
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EAN :9782859171773
De l'Art Nouveau aux sièges-sculptures, des ébénistes aux designers en passant par les ensembliers, le XXe siècle est celui de toutes les audaces dans le domaine du mobilier. Les innovations succèdent aux innovations, les nouveaux matériaux se multiplient et se perfectionnent, de nouvelles méthodes de fabrication permettent une meilleure diffusion. Avec plus de 600 noms répertoriés et 950 illustrations, le dictionnaire de Pierre Kjellberg est le miroir de ce siècle, qui a débuté à la Fin du XIXe avec l'Art Nouveau. Il ne se limite pas, bien sûr, à l'Hexagone. L'extension des moyens de communication, la multiplication des expositions et des rencontres ont provoqué un formidable brassage d'idées et de techniques. Ainsi, on ne saurait aborder le mobilier de la première moitié du XXe siècle sans mentionner des personnalités aussi importantes que les Belges Horta et Van de Velde, l'Ecossais Mackintosh, l'Autrichien Hoffmann, l'Espagnol Gaudi ; tout comme on ne saurait occulter, à partir des années cinquante, le rôle de l'Italie - la créativité de ses designers, tels Sottsass, Gatti, Branzi, Pesce ou Mario Botta, le dynamisme de ses industriels du mobilier - et, bien évidemment, celui de la Scandinavie et des Etats-Unis. Participant aux grands mouvements, quand ils n'en sont pas les instigateurs, de Gallé à Wilmotte, de Ruhlmann à Mourgue, sans oublier Le Corbusier, dont l'influence est encore notable, les Français restent très présents. Pierre Kjellberg couvre avec clarté la totalité du siècle : beaucoup de jeunes créateurs sont présentés pour la première fois au lecteur. A la suite des "livres blancs" consacrés aux deux siècles précédents, dans la même collection et avec la même rigueur, Le Mobilier du XXe siècle est le premier ouvrage de référence sur un domaine à la fois "quotidien" et pourtant mal connu du public.
Nombre de pages
693
Date de parution
17/09/1996
Poids
3 750g
Largeur
238mm
Plus d'informations
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EAN
9782859171773
Titre
Le mobilier du XXème siècle. Dictionnaire des créateurs, 2ème édition
Auteur
Delaporte Guillemette ; Kjellberg Pierre
Editeur
AMATEUR
Largeur
238
Poids
3750
Date de parution
19960917
Nombre de pages
693,00 €
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Pionnier de la modernité en France dès le début des années 20, René Herbst, architecte de formation puis décorateur, appartient à une avant-garde restreinte qui a su très tôt déceler les possibilités esthétiques des matériaux issus de l'industrie. Surnommé "l'homme de l'acier" en raison de sa collaboration avec l'Office technique pour l'utilisation de l'acier (OTUA), ses meubles et ses aménagements utilisent largement ces matériaux inédits qui lui permettent de créer un nouveau langage formel. Homme de conviction, fondateur en 1929 de l'UAM (Union des artistes modernes), Herbst souhaitait que chacun, quel que soit son niveau social, puisse accéder au confort domestique, synonyme de progrès pour l'individu. La diversité de son ?uvre témoigne de cet élan créateur: sténographies d'exposition, aménagements intérieurs de boutiques de luxe (Madeleine Vionnet, Perugia), luminaires et stands d'expositions ponctuent un parcours brillant dont les maîtres mots sont dépouillement et fonctionnalité. Sa célèbre chaise à sandows initie sa recherche sur le mobilier de série et inaugure l'ère de la production de masse. De 1950 à 1966, il préside l'association Formes Utiles. En présentant les archives du fonds René Herbst conservées à la Bibliothèque des Arts décoratifs, cet ouvrage inaugure la collection Archives d'architecture intérieure du XXe siècle et montre comment ce designer engagé, initiateur d'un nouvel art de vivre, a résolument marqué une époque où être moderne relevait du défi.
Né au Havre, fils et petit-fils de marin, Marcel Gascoin (1907-1986) est marqué dès sa jeunesse par la précision de l'aménagement intérieur des bateaux. Il bénéficie d'une pratique dans une école professionnelle comme menuisier-ébéniste et d'un enseignement plus théorique à l'Ecole nationale supérieure des arts décoratifs où il suit les cours de l'architecte Henri Sauvage, très engagé dans la recherche d'une nouvelle architecture du logement social. Invité à la première exposition de l'UAM en 1930 sur la recommandation de l'architecte Robert Mallet-Stevens, il en devient membre et prend part aux concours organisés en 1934, avec une cabine de bateau en acier réalisée dans les Ateliers Jean Prouvé et, en 1936, avec du mobilier scolaire. Dans le midi de la France pendant la guerre, il approfondit ses recherches et ses idées sur l'organisation rationnelle du foyer, met au point une gamme d'éléments modulaires pour la cuisine qu'il commercialise en 1946 sous la marque Comera et pose les bases d'un système de rangement intégré à l'architecture. En 1947, il est chargé de coordonner l'Exposition internationale de l'urbanisme et de l'habitation au Grand Palais. Sont présentés dix appartements prototypes, dont deux entièrement équipés par ses soins et huit sous sa direction. Deux ans plus tard, la Caisse d'allocations familiales de la région parisienne lui demande d'étudier un appartement type pouvant accueillir une famille de six enfants dans un espace restreint. Le projet, présenté au Salon des arts ménagers sous la dénomination de " Logis 49 ", remporte un succès considérable. Quelques années plus tard, il participera à la reconstruction du Havre sous l'égide d'Auguste Perret. Ce succès auprès du public le conduit à fonder l'ARHEC (Aménagement rationnel de l'habitation et des collectivités) en s'entourant des plus talentueux créateurs de l'après-guerre tels Pierre Guariche, Joseph-André Motte, Michel Mortier, Alain Richard, Pierre Paulin. Dans l'histoire des arts décoratifs, Marcel Gascoin est celui qui a inculqué les principes du courant rationaliste social d'avant guerre aux jeunes décorateurs, dont le but sera de produire dans les années 50 des modèles pour l'industrie, accessibles au plus grand nombre. Ce livre est réalisé à partir du très important fonds Gascoin conservé à la bibliothèque des Arts décoratifs.
Designer industriel, Michel Buffet incarne l'esthétique, les formes et les couleurs des Trente Glorieuses. En charge, au sein de la CRI Raymond Loewy, de l'aménagement de nombreux avions, du Falcon 20 au Concorde, de trains, du métro de Caracas, du concept des stations-service du groupe Shell, Michel Buffet a réinvente un véritable art de vivre dans les transports, qu'il a développé à partir de 1985 avec sa société Vecteur Design Industriel. Créateur de mobilier, Il a notamment conçu une cuisine modulable, DF 2000, saluée par la revue italienne Domus. Les luminaires à réflecteur qu'il a créés dans les années 1950, initialement édités par Luminalite et Robert Mathieu, sont, grâce à leurs formes courbes et leur piétement délicat, devenus des classiques, réédités par Lignes de Démarcation. Comme le souligne Alain Fleischer en préface de cet ouvrage, Michel Buffet crée "des appareils d'éclairage qui diffusent une lumière "intelligente", en même temps qu'ils sont eux-mémes des oeuvres plastiques en volume".
La guitare est l'instrument de musique populaire par excellence, objet d'un véritable culte, de la part des musiciens comme des mélomanes. Et de fait, depuis le début du XXe siècle, on la retrouve dans tous les styles, dans tous les courants musicaux. Moderne ou vintage, électrique ou acoustique, blanche, or, translucide ou sunburst, en bois, en fibre ou en métal...: l'immense gamme des modèles témoigne ici de l'imagination des concepteurs, tels les légendaires Martin, Gibson, Fender et Rickenbacker. Mais qu'elle soit produite à la chaîne, en usine, ou fabriquée de manière artisanale sur le coin d'un établi, la guitare ne révèle son âme que sous les doigts experts du musicien folk, country, rock ou jazz. Cet ouvrage superbement illustré, véritable bible du collectionneur, retrace l'épopée des modèles les plus marquants de ces dernières décennies. Par le biais de monographies détaillées tant sur le plan historique que technique, et qui ne manquent pas d'indiquer la cote des différents modèles, il rend compte du génie des plus éminents créateurs, constituant ainsi un somptueux hommage à cet instrument-roi.
Goya n'est précisément rien de spécial, de particulier, ni comique absolu, ni comique purement significatif, à la manière française. Sans doute il plonge souvent dans le comique féroce et s'élève jusqu'au comique absolu ; mais l'aspect général sous lequel il voit les choses est surtout fantastique, ou plutôt le regard qu'il jette sur les choses est un traducteur naturellement fantastique. Les Caprices sont une oeuvre merveilleuse, non seulement par l'originalité des conceptions, mais encore par l'exécution." Ainsi parlait Baudelaire dont la tonalité des Caprices ne pouvait que le séduire. La célèbre suite des Caprices de Goya (1799) ne fut tirée de son vivant qu'à 300 exemplaires. En effet, par crainte de l'Inquisition, Goya préféra rester "discret" ; il retira même de la vente cette série de 80 planches à l'aquatinte pour ne pas être inquiété. Et il est vrai que ce qu'il donne à voir ne pouvait que lui attirer les foudres de la société de son temps et de l'Inquisition. Objet mystérieux, véritable préfiguration de l'art moderne, elle fit place à de nombreux commentaires de contemporains, pour certains proches de Goya. Voici réunis pour la première fois, en face de chacune des estampes, les dessins préparatoires de Goya, ses inscriptions autographes, tous les commentaires de l'époque, chacune de ces sources venant éclairer son propos d'un jour nouveau, chacune proposant des clés pour une nouvelle lecture des Caprices. Cette juxtaposition de toutes les sources contemporaines des Caprices et des dessins préparatoires fait la véritable originalité de ce livre.
Denise Ledoux-Lehard est chargée de mission au musée national du château de Versailles ; elle présente dans cet ouvrage l'intégralité de la production du XIXe siècle, depuis la période révolutionnaire jusqu'à la fin des années 1880 et l'apparition de l'Art nouveau : près de 5 000 ébénistes, menuisiers, carreleurs, découpeurs, marqueteurs, fabricants en tout genre et marchands de bois parmi lesquels, bien entendu, les maîtres de l'époque.