A la fin des années soixante-dix, à la tête d'une bande de jeunes gens déraisonnables, d'une horde d'interprètes chorégraphiquement incorrects, d'une famille artistique recomposée, d'une tribu de survivants, un jeune homme qui n'a pas encoretrente ans fait irruption dans le champ chorégraphique français. Il s'exprime par images poétiques, invente à la fois sa vie et sa danse, sa vie avec Mathilde Altaraz, sa danse à partir d'un maître rêvé, Nijinski, et d'un autre bien réel, rencontré à New York, Cunningham. Vingt-cinq années plus tard, grâce à une trentaine de chorégraphies, Jean-Claude Gallotta et son Groupe Emile Dubois ont écrit quelques pages essentielles de l'histoire de la danse contemporaine (Ulysse, Daphnis é Chloé, Yves P., Mammame, Docteur Labus, Trois Générations...). Ce livre est fait de ces pages-là. Où l'on voit le chorégraphe, toujours attaché à "délivrer la danse de la chorégraphie", continuer à la débarrasser, au fil des années, de ses autres peaux inutiles, de ce qui l'habille, de ce qui la cache, de ce qui l'altère, de ce qui l'endommage, de ce qui la truque, mais aussi de ce qui l'embellit à trop peu de frais, de ce qui la décore, de tout ce qui pourrait la faire entrer dans l'esthétique trop benoîtement admise par l'époque. Où l'on voit Jean-Claude Gallotta tendre vers une danse à mains nues: nuls autres moyens que l'espace, nul autre décor que des corps, nul autre sujet que le vivant.
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Nombre de pages
173
Date de parution
15/11/2005
Poids
890g
Largeur
221mm
Plus d'informations
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EAN
9782742756681
Titre
Gallotta. Souvenirs obliques d'un chorégraphe
Auteur
Delahaye Guy ; Buffard Claude-Henri
Editeur
ACTES SUD
Largeur
221
Poids
890
Date de parution
20051115
Nombre de pages
173,00 €
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Résumé : [...] Tout le Tanztheater de Pina Bausch est dans la porosité du visible et du caché, de l'exhibé et du refoulé, du chaste et du grotesque, images qui insistent dans l'entre-deux du rêve et de la conscience, danse de nos images mentales. Les photographies de Guy Delahaye, saisies dans le vif des représentations du Tanztheater Wuppertal, sont autant de précipités d'une fièvre à laquelle Pina Bausch et ses fabuleux interprètes ont donné le corps d'une aventure démesurée, épique et humaine. "C'est beau quand on voit vivre quelqu'un", remarquait simplement Pina un jour qu'elle demandait à ses interprètes "une chose avec [leur] souffle". Contre l'asphyxie du sensible, des images viennent ici respirer, elles quittent déjà les pages qui les contiennent pour poursuivre leur libre voyage dans la mémoire. Jean-Marc Adolphe.
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
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