Dernier des Renaissants et premier des Modernes, pour reprendre l'heureuse formule de Baudelaire, Delacroix fut tour à tour considéré comme le chef de l'Ecole romantique de peinture en France ou comme un artiste presque " marginal "; pourtant, il se proclamait lui-même un pur classique.Homme de tradition et grand novateur, il annonce tout l'art impressionniste, néo-impressionniste et moderne, de Monet à Renoir, de Degas à Cézanne, de Van Gogh à Gauguin et Odilon Redon, de Matisse à Picasso.Comme la plupart des grands génies, il fut, en fait, un Indépendant, n'étant lié à aucune doctrine, ne se mêlant à aucune école, créant des chefs-d'oeuvre par la puissance exceptionnelle de son imagination, projetant sa philosophie et ses rêves à travers son oeuvre varié et multiple, à la fois pictural ou décoratif, graphique ou littéraire. Chose curieuse, ce " dandy solitaire " demeura toujours un incompris.Il est donc important de reprendre une à une les étapes essentielles de sa vie, de sa carrière, et de tenter, par le biais de la biographie la plus complète à ce jour, d'oublier la légende, afin de rétablir l'homme et l'artiste dans leur vérité.Internationalement reconnu comme le meilleur spécialiste de Delacroix, Maurice Sérullaz est inspecteur général honoraire des Musées et conservateur en chef honoraire du Cabinet des Dessins au Musée du Louvre et du Musée Eugène Delacroix, professeur à l'Ecole du Louvre et au cours de Civilisation française à la Sorbonne. On lui doit de nombreux ouvrages ou articles sur Delacroix, l'organisation de diverses expositions sur ce maître, notamment la vaste rétrospective, en 1963, du centenaire de la mort de l'artiste, au Musée du Louvre, dont il fut le commissaire général.
Nombre de pages
480
Date de parution
06/04/1989
Poids
618g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782213022635
Titre
Delacroix
Auteur
Delacroix Eugène ; Serullaz Maurice
Editeur
FAYARD
Largeur
155
Poids
618
Date de parution
19890406
Nombre de pages
480,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Un manuscrit de Delacroix, conservé depuis la mort de l'artiste dans les papiers de son ami intime et exécuteur testamentaire Achille Piron, vendu en décembre 1997 par ses descendants et acquis à cette occasion par la Bibliothèque nationale de France, vient d'être complété, en novembre 1998, par un autre manuscrit, conservé dans une collection privée, identifié grâce au musée des Beaux-Arts de Tours et qui porte le titre même imaginé par Delacroix : Souvenirs d'un voyage dans le Maroc. Ces deux fragments miraculeusement réunis se complètent donc pour former un ensemble incomparable et tout à fait fondamental pour la connaissance de plus grand peintre-écrivain du XIXe siècle. L'édition critique ici proposée, où toutes les variantes sont répertoriées à la fin du texte, permettra de saisir par l'exemple cet aspect de la création littéraire chez l'artiste. Delacroix n'a jamais raconté en continu son voyage de 1832 en Afrique du Nord, sinon fragmentairement dans des lettres à ses amis et des carnets qu'il emporta sur place où, au jour le jour, le texte se mêle étroitement à l'image. Ici, dix ou douze ans après cette expérience décisive, il se la remémore, d'ailleurs à partir de cette documentation primitive, dont on retrouve par endroits la trace directe. Si les faits évoqués sont aussi connus par d'autres sources, c'est leur mise en relation qui s'avère passionnante. Mais au-delà d'un irremplaçable témoignage, ce texte révèle en réalité des pans entiers de la personnalité intime de Delacroix, de ses idées politiques à sa conception de l'oeuvre d'art.
Au lendemain de son élection à l'Académie des Beaux-Arts, le 10 janvier 1857, Eugène Delacroix entreprend un Dictionnaire des beaux-arts dont le brouillon s'incorpore à son journal. Jusqu'à sa mort, en 1863, il retouche ou précise certaines notions, ajoute de nouvelles rubriques, sans pour autant terminer son ouvrage. Son travail a été complété par des notes extraites de sa Correspondance.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).