Quand l'ombre se détache du sol raconte comment il se peut qu'un jour on doive apprendre à voler tout seul, à se perdre comme on se perd dans la vie ou dans un mauvais rêve. Un vieux monsieur dans un aéroport désert, quelques fantômes de pilotes disparus, Bruno, le maître de l'art du vol, et le jeune homme anxieux qui recule le moment de décoller, tous les personnages brûlent d'une passion qui les porte au point ultime où l'existence joue avec la mort : le brouillard, la moindre erreur d'appréciation météorologique peut être fatale. Dans ce roman, les personnages se trouvent dans une position extrême, contraints à chaque instant de faire le point sur eux-mêmes. Chaque chapitre est un décollage pour une aventure inconnue. Le narrateur poursuit la trace d'un maître qui sait détacher l'ombre du sol, d'un pilote qui, entre vertige et équilibre, connaît l'art du gouvernail. Dans une langue d'une grande intensité, Daniele Del Giudice nous offre un conte pour adultes où se dévoile un univers d'images et de sensations. Entre ciel et terre, le mode d'emploi de l'aviateur est également un manuel de l'âme en quête d'un équilibre qui toujours échappe. Car si le disciple a tout à apprendre, le maître n'a jamais vraiment quelque chose à enseigner. Dans les manoeuvres de vol comme dans les conduites de l'existence, la maîtrise peut aussi être une affaire de laisser-aller. Ecrit avec autant de rigueur que de fantaisie, ce roman initie son lecteur à une météorologie personnelle.
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Nombre de pages
160
Date de parution
03/04/1996
Poids
220g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782020250832
Titre
Quand l'ombre se détache du sol
ISBN
2020250837
Auteur
Del Giudice Daniele
Editeur
SEUIL
Largeur
141
Poids
220
Date de parution
19960403
Nombre de pages
160,00 €
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Les personnages de ce livre sont animés par une nécessité inquiétante leur monde imaginaire bascule dans l'action, brouillant toute frontière entre le fantasme et la réalité pratique.C'est ainsi qu'un morceau de musique perdu dans l'éther constitue le mobile d'un homicide sans assassin; violer la mort devient admissible grâce à la persuasion, à la séduction du discours; dans une nouvelle lancée sur le Réseau, le récit précis et cruel de la lutte corps à corps de deux femmes franchit la fiction en devenant expérimentation directe du Mal; une nuit napolitaine encanaillée s'enfonce dans la géométrie sans issue d'une machine de sépulture du XVIIIe siècle; une ancienne forteresse, presque un objet magique, convoque des corps en bataille et une vraie victime à l'époque de la pure virtualité; enfin, le passage d'une comète transforme l'observation en amour érotique.Chacun des personnages de ces six histoires est obsédé par une manie qui le dépasse. La richesse des langages s'unifie dans le sentiment et dans la sensation physique, dans l'omniprésence du corps, selon le parcours annoncé par l'un des héros: "J'aimerais vous conduire jusqu'au point où l'on cesse de comprendre, où l'on cesse d'imaginer; je voudrais vous conduire là où l'on commence à sentir."Dans les récits de Del Giudice, l'écriture gouverne une histoire où les premiers à être impliqués - à garder leur souffle suspendu - sont le narrateur et le lecteur, pions du suspens, héros du désir et du pari avec la mort. C'est justement de ce pari, de l'ironie qu'il requiert, que naît l'aventure.
Un jeune homme fait une enquête sur un intellectuel mort une quinzaine d'années plus tôt et qui a la particularité de n'avoir rien publié de son vivant. Cette figure de l'intégrité, de l'exigence littéraire, est un personnage qui a existé : Roberto Bazlen, dont les écrits retrouvés ont paru à titre posthume. Mais il s'agit d'un prétexte car du véritable Roberto Bazlen peu de chose sera dit, bien que le narrateur interroge minutieusement toutes les personnes qui l'ont connu. Parmi elles, deux femmes qui vont revivre une amitié demeurée intense dans leur souvenir. De Trieste, l'enquêteur est conduit par sa recherche à Londres, à Wimbledon dont le stade vide va jouer le rôle de révélateur. Ce roman symbolique, singulier, plein de charme et d'intelligence, a immédiatement frappé des écrivains comme Alberto Moravia, Ferdinando Camon et Italo Calvino. Au fil des ans, ce roman de Daniele Del Giudice publié en 1983 est devenu un livre culte. Le Stade de Wimbledon a été porté à l'écran en 2002 par Mathieu Amalric avec Jeanne Balibar dans le rôle principal.
Rabat, Maroc, deuxième semaine d'automne. Hier j'ai assisté, pour la première fois, à une transaction commerciale concernant le temps. Ou plutôt, j'ai perçu, je crois, un échange de ce genre dans une petite boutique, une échoppe sur le versant occidentale de la Médina où l'on arrive par la rue des Consuls; je fais allusion par là à ma sensation personnelle d'avoir assisté à un événement simple, celui d'un homme qui vendait du temps à un autre homme". Le narrateur reste hanté par cette scène, et, de Rabat à Stavanger, en Norvège, il part à la recherche d'une explication. Y-a-t-il réellement un commerce du temps et quelles sont les personnes qui le pratiquent?
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Avant, il y avait l'enfance. Je le sais". Mais, Judith Godrèche, quelle enfant fut-elle ? Qui pour le dire ? Que lui a-t-on fait ? Et surtout qu'en a-t-elle fait ?
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