DENIS GUÉNOUNQu'est-ce qu'une scène?Dans Le Théâtre de l'expérience, Esa Kirkkopelto affirme: «Il suffit que quelqu'un commence à jouer - à faire une scène - pour que la scène soit également "là".» Ainsi déterminée, la scène est un attribut du jeu. C'est le jeu qui institue, constitue, requiert ou induit la scène comme condition de son exercice. Mais cet appel est radical: Kirkkopelto ne pose pas que, pour qu'il y ait du jeu, il aura fallu une scène (comme une condition préalable), mais qu'il suffit que quelqu'un commence à jouer (donc, en un certain sens, n'importe où) pour que la scène soit présente, «déjà là». Le jeu engage donc la scène mais, paradoxalement, la condition est ici non pas seulement présupposée, mais engendrée, ou en un certain sens créée, par ce qu'elle conditionne. Le conditionné produit la condition comme son a priori, qu'il fait lever et porte à l'existence par la mise en mouvement de son exercice.Un peu plus loin, Kirkkopelto en tire une conséquence: «La scène "est" aussi bien dans la tête du spectateur, que dans le jeu du comédien, [...] que dans l'Opéra Bastille.»
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
152
Date de parution
12/04/2010
Poids
178g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782846812771
Titre
Philosophie de la scène
Auteur
Deguy Michel ; Dommange Thomas ; Doutey Nicolas ;
Editeur
SOLITAIRES INT
Largeur
125
Poids
178
Date de parution
20100412
Nombre de pages
152,00 €
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Ce livre regroupe tous les recueils de Michel Deguy publiés de 1960 à 1980 et remplace les deux volumes précédemment parus en Poésie/Gallimard sous les titres Ouï dire et Poèmes II. Une préface inédite, en forme de manifeste, offre une analyse saisissante du fait poétique tel que l'auteur le perçoit désormais. C'est que le parcours en poésie de Michel Deguy s'est développé d'abord comme un passage du simple au complexe pour aboutir à une forme de maîtrise de la complexité. Aux paysages de la terre qu'il faut arpenter et repérer s'adjoignent les sites, les strates, les agencements du langage qu'il faut d'un même mouvement explorer et comprendre afin de signifier autrement. Ce défi ne vise nullement à la fin de la langue, qui s'apparenterait à la fin d'un monde, il cherche au contraire la résurgence, le retour de l'urgence initiale, le rythme capable de susciter avec les premiers mots un seuil de reconnaissance et de résistance au non-dire du bavardage ambiant. C'est un périple obstiné qui s'apparente à une opération de survie : exploration érudite qui place tout son élan dans un questionnement sans repos, dans un vertige en quête d'espace et de sens. A quoi concourent les mots d'un vocable donné ? Pour qui vont-ils sonner ou chanter ? Et qu'en est-il des bruits de la tribu ? S'interrogeant sur les destinations possibles du poème, Michel Deguy ouvre le champ à l'infini plutôt que de le baliser. Le destin de la poésie lui apparaît errance inéluctable, course sans illusion, passage de l'ère des prophéties, des envoûtements, aux temps de dépossession. La responsabilité des poètes est néanmois engagée, et quasi absolue : proies de l'éphémère, ils ont pouvoir, ni plus ni moins, d'éveiller en l'homme jusqu'aux forces contraires qui fabriquèrent les dieux.
La tête dans une main et un revolver dans l'autre, il tâche de comprendre ce qui en lui l'a poussé à être ce qu'il est devenu : un homme encore grandement affamé, mais néanmoins chassé du fastueux banquet de la vie. Car on ne se tue pas repu, mais par excès d'appétit. Mais tout réclame de fouiller encore, de chercher toujours, non pas l'origine du mal, quoique, mais la chaîne inhumaine de ce "peu de choses", "ce ne sont que peu de choses, dit-il, mais mon coeur est serré", morbides grelots qui résonnent aux oreilles des hommes, répétant en cadence à ceux qui veulent l'entendre : tue-toi. Il faut pousser plus avant, car à chaque instant de la quête peut aussi surgir des profondeurs un salut. Ou pas.
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?
Résumé : C'est ce jour-là, Devant ce nuage noir Que j'ai compris que tout était perdu C'en était fini de nous La démocratie était vaincue Tout Tous nos efforts Tout ce sang versé Toute cette fougue Cette jeunesse Nos espoirs Tout nous était volé. Dans une géographie éclatée entre l'Europe et l'Iran, Les Forteresses déroule le récit de trois destins hors du commun, à la fois conjoints et séparés, exemplaires et universels, où l'intime et le politique sont inextricablement mêlés. Des histoires de femmes, des portraits sous forme de miniatures persanes, qui font la grande histoire de l'humanité.