
LE SABLIER RETOURNE. VICTOR HUGO (1816-1824) ET LE DEBAT SUR LE ROMANTISME.
Ouvrant, à partir d'une réécriture - ce qui ne signifie pas une répétition - de l'oeuvre de Chateaubriand, et tout particulièrement des Martyrs, un dialogue avec de grands contemporains comme La Mennais, Bonald ou Maistre, le poète ultra-royaliste Victor Hugo entend avant tout, dans le fait de la Restauration, l'exigence providentielle d'une Instauration. L'abîme révolutionnaire ne pourra jamais être comblé, mais le "Nouveau" , monarchique et religieux, par l'accomplissement de ce dont la Révolution ne fut qu'une fallacieuse mise en oeuvre, permettra de renouer avec l'Histoire. La poésie est conviée au rôle éminent de parvenir à un classicisme enfin vrai, dépouillé de tout paganisme, et garant de la vérité du temps. Les réserves d'une partie de l'opinion royaliste face à ce singulier infléchissement de l'ultracisme lui ont valu, par une ironie sur laquelle a voulu se méprendre Sainte-Beuve, d'être qualifié de "romantique" .
| Date de parution | 01/01/1998 |
|---|---|
| Poids | 1 419g |
| Largeur | 160mm |
| EAN | 9782852038233 |
|---|---|
| Titre | LE SABLIER RETOURNE. VICTOR HUGO (1816-1824) ET LE DEBAT SUR LE ROMANTISME. |
| ISBN | 2852038234 |
| Auteur | DEGOUT BERNARD |
| Editeur | CHAMPION |
| Largeur | 160 |
| Poids | 1419 |
| Date de parution | 19980101 |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Je ne suis plus que le temps. Essai sur Chateaubriand
Degout BernardL'importance de l'histoire pour la vie et l'ouvre de Chateaubriand, ainsi que l'attachement de l'auteur des Mémoires d'outre-tombe et du Congrès de Vérone à défendre un rôle et une carrière politiques qui culminèrent durant les années 1818-1830 ne peuvent être surestimés : il y allait, pour un écrivain qui s'est "rencontré entre deux siècles comme au confluent de deux fleuves", de son identité. Mais quel contraste offrent cet attachement et cette importance avec ses déclarations de détachement profond de la politique ("La chaleur de mes opinions n'a jamais excédé la longueur de mon discours ou de ma brochure") ou ses méditations sur la vanité de l'histoire ("Les événements effacent les événements") ! En suivant la chronologie de l'ouvre, l'auteur retrace l'élaboration progressive par Chateaubriand d'une relation difficile mais grandiose entre l'histoire générale et son histoire intime, celle de ses "songes", tendue par une réflexion sur le temps et le devenir. Cette élaboration aboutit à la création d'une figure, l'auteur-sujet des Mémoires d'outre-tombe, de part en part temporelle ("Je ne suis plus que le temps"), libre et tournée, plus encore que vers le passé, vers l'avenir, le nouveau, le possible.EpuiséVOIR PRODUIT20,20 € -

Le sacre de Charles X. Les derniers feux des Bourbons
Degout BernardLe dernier Sacre. Frère cadet de Louis XVI et de Louis XVIII, Charles X fut le dernier roi de France (1824-1830) et le dernier à être sacré fin mai 1825, à la cathédrale de Reims, selon la tradition. Cette cérémonie n'allait pas de soi. Son aîné, soucieux de réconcilier la France ancienne et la France moderne, s'en était abstenu. En effet, la Révolution était passée par là, elle avait guillotiné Louis XVI et par là même brisé la légitimité de droit divin que le Sacre justement symbolisait. Pourtant, Charles X s'obstina. Ses amis ultras, avec Villèle à la Présidence du Conseil, étaient au pouvoir depuis plusieurs années et le nouveau souverain semblait jouir d'une certaine popularité en dépit de son âge avancé et de son engagement contre-révolutionnaire avéré depuis 1789. Il décida donc, selon une expression consacrée, de " renouer la chaîne des temps ", en concoctant une cérémonie plus courte et modernisée, excluant par exemple la promesse de lutter contre les hérétiques, incompatible avec la liberté religieuse garantie par la Charte constitutionnelle octroyée par Louis XVIII afin de réconcilier les deux France en 1814. En fin connaisseur de la période, Bernard Degout ne se contente pas de raconter d'une plume experte les différentes étapes encadrant la cérémonie proprement dite (arrivée à Reims, vêpres, adoubement des chevaliers du Saint-Esprit, toucher des écrouelles, entrée solennelle à Paris), mais met en scène la Restauration à son tournant réactionnaire, faisant une large part aux politiques et aux écrivains (Lamartine, Hugo, Chateaubriand...) qui en furent les acteurs et les témoins privilégiés. Un récit prenant qui éclaire une page d'histoire injustement méconnue.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 € -

Madame Geoffrin
David-Weill Michel ; Degout Bernard ; Fumaroli MarMarie-Thérèse Geoffrin, une inconnue célèbre?par Maurice HamonÀ l'exception peut-être de l'époque contemporaine, une renommée posthume, toute vague et superficielle qu'elle ait pu être parfois, a toujours accompagné la figure de Marie-Thérèse Geoffrin, «Madame Geoffrin». Les raisons en sont multiples, mais se présentent à l'oeil de l'historien à travers un prisme aux facettes changeantes. Célèbre en son temps, madame Geoffrin l'a certes été, mais pour avoir elle-même, en virtuose des relations publiques, fixé les canons de son portrait, en faisant de quelques-uns de ses obligés de zélés et efficaces thuriféraires. Le XIXe siècle, lui, l'a adulée, tout à la recherche, de Sainte-Beuve aux Goncourt, de l'image de la Femme, symbole du raffinement de la société du temps. Le célèbre tableau de Lemonnier - un superbe faux historique - les a précédés, en installant le cadre d'une vulgate dont le succès ne se démentira pas. Il représente le «salon» de la rue Saint-Honoré à une date arbitraire (1755) comme le condensé de tous les autres, le symbole-phare d'une société des Lumières qui serait tout à la fois la cause explicative et le moteur du rayonnement français dans l'Europe du XVIIIe siècle. Ce n'est pas un hasard si la commande du tableau par l'impératrice Joséphine est contemporaine de la réédition, en 1812, par les soins de l'abbé Morellet, des Éloges de Mme Geoffrin (1777) pour contrer la publication des lettres de madame du Deffand, jugées être un dénigrement de ce même XVIIIe siècle.Reprendre aujourd'hui ce parcours historiographique là où il a été laissé il y a plus d'un siècle par Pierre de Ségur dans son Royaume de la rue Saint-Honoré, c'est interroger à nouveau, à la source, un vaste ensemble de documents, dont beaucoup inédits, pour savoir quel regard neuf peut porter notre XXIe siècle commençant sur une figure aussi iconique. À la mort de madame Geoffrin, la comtesse de La Marck annonçant la nouvelle à Gustave III, familier du salon et qui avait appris à Paris son accession au trône, se contente d'une brève épitaphe, pour ajouter que personne n'avait jamais compris comment Marie-Thérèse Geoffrin était parvenue à la position qu'elle avait occupée en Europe, ni pourquoi elle y était parvenue. De son côté la duchesse d'Abrantès s'étonnera encore, dans la même veine, en 1837:Parmi les personnes remarquables de ce temps, de 1730 à 1780, Madame Geoffrin est sans doute une des plus dignes d'attention. C'est un type à étudier que cette femme qui, n'étant ni noble ni belle, ni excessivement riche [...] dont l'esprit n'avait pas cette même transcendance qui impose et proclame des noms, fut cependant connue comme l'étaient alors les personnages les plus distingués de cette époque (...) Il y a là un caprice du sort, amusant à étudier.La réponse tient dans la vie - la vraie - de Marie-Thérèse Geoffrin et des siens, pour peu qu'on cesse de l'enfermer dans l'histoire littéraire ou dans un rôle de protectrice des arts. C'est l'histoire d'une ascension sociale, mise au service d'une ardente ambition et d'un projet personnel, consubstantiellement liés à des intérêts matériels considérables dans la Manufacture Royale des Glaces, au service de laquelle la vitrine de la rue Saint-Honoré constituera toujours un terrain de manoeuvre privilégié.Une ascension sociale dans la société d'Ancien RégimeMarie-Thérèse Geoffrin naît à Paris le 2 juin 1699, à l'ombre de Saint-Eustache où elle est baptisée le même jour. Son environnement social et familial est caractéristique de ces «débarbouillages» à l'oeuvre dans la société du temps. Un grand-père banquier, une parentèle faite d'officiers ou de receveurs de finances, d'avocats au Parlement, d'intendants de la maison de Noailles: l'on n'a pas affaire, à proprement parler, à des bourgeois au sens où l'entendra le XIXe siècle. Quand, une fois devenue célèbre, ses contemporains la jugeront «d'obscure condition», il faut entendre par là qu'à la différence de ses futures grandes rivales elle n'est pas «née». Pourtant, son géniteur, Pierre Rodet, remarié en 1698, a été présent à la Cour dix années durant (1680-1690) parmi les commensaux subalternes de la Maison du roi. Officier de la Dauphine de Bavière en tant que valet de la garde-robe, il ne verra son ambition bridée que par le peu d'éclat de la Maison de la Dauphine, personnalité terne et ennuyeuse qui choisit une vie de recluse «entre l'ennui et la grossesse» et qui meurt tôt en 1690. Rien ne sert donc d'y côtoyer les plus beaux noms de France parmi les filles d'honneur ou auprès des Grands maîtres de la garde-robe, mais, pour autant, Pierre Rodet ne semble pas avoir négligé de mettre à profit l'exercice de ses fonctions à la Cour. Une fois la Maison de la Dauphine dispersée, il est en mesure de réaliser diverses opérations qui trahissent une très belle aisance financière: construction, pour 30 000 livres, d'une maison rue des Prouvaires, où naît sa fille, achat d'un office de «commissaire contrôleur juré mouleur de bois à la Ville de Paris», pour environ 40 000 livres. De 1680 à 1705, il aura placé près de 100 000 livres en divers produits financiers et laissera à sa mort (1706) à sa fille et un jeune frère, Louis, futur avocat au Parlement, un actif de plus de 200 000 livres.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER35,00 € -

Oeuvres. Réunit Au revoir et merci ; La gloire de l'Empire ; Au plaisir de Dieu ; Histoire du juif e
Ormesson Jean d' ; Fumaroli Marc ; Degout BernardJe suis, à ma façon, un amateur d'histoire, un spectateur du bon Dieu. Dans la mesure de mes moyens, j'étais, j'essayais d'être, je suis toujours ou j'essaie d'être le témoin du temps qui passe et de ma propre vie. C'était l'ambition avouée de La Gloire de l'Empire et d'Au plaisir de Dieu. Au revoir et merci n'avait pas d'autre sens. Est-ce qu'il y a rien d'autre à faire, pour un écrivain, pour un homme, que de s'efforcer de comprendre notre monde et sa vie ? Est-ce qu'il existe d'autre tâche pour moi que de balancer mon fanal le long des trains étincelants du temps qui nous emporte ? Je suis une espèce de lampiste de l'histoire. Je suis une espèce d'agent secret de Dieu. Peut-être, un jour, tremblez, bonnes gens ! Je m'en expliquerai à nouveau." Jean d'Ormesson, Au revoir et merci, préface de 1976. Comme on lui demandait un jour s'il n'avait pas été tenté de varier son style, Jean d'Ormesson répondit qu'il était au contraire heureux d'avoir pu rester identique à lui-même. "C'est pour cela, précisait-il, que vous retrouverez, par clin d'oeil et comme une marque de fabrique, dans chacun de mes livres un passage d'un livre précédent." Le lecteur découvrira ces discrets rappels dans les quatre ouvrages ici réunis et dont - c'est la première vertu d'un tel recueil - l'unité saute aux yeux : la préoccupation essentielle de l'auteur et de ses personnages, le trait commun à toutes les histoires auxquelles ceux-ci donnent vie (récit d'une jeunesse, histoire d'un Empire, histoire d'une famille, histoire sans fin des pérégrinations du Juif errant), c'est le temps. Le temps qui dure, le temps qui passe, celui contre lequel on remporte parfois des victoires plus ou moins éphémères : "Il n'y a qu'une chose sous le soleil qui mette un terme, pour un temps, à l'écoulement perpétuel : c'est l'amour." Entré en littérature pour des raisons (selon lui) "douteuses", Jean d'Ormesson a construit une ouvre sur le "mélange du temps historique et du temps individuel", en héritier de Chateaubriand ("Chaque âge est un fleuve qui nous entraîne.") Mais aussi, peut-être, de Borges : "La croyance générale a décidé que le fleuve des heures - le temps - s'écoulait vers l'avenir. Imaginer un sens contraire n'est pas moins raisonnable et en tout cas plus poétique." Etabli en lien avec l'auteur, préfacé par Marc Fumaroli, ce volume propose en outre, grâce à Bernard Degout, des notices retraçant la "carrière" des ouvrages inscrits à son sommaire, et de nombreux documents aujourd'hui inaccessibles, comme le magnifique article par lequel Jacques Le Goff salua en 1971 La Gloire de l'Empire, "ouvre pionnière" marquant la naissance de "l'histoire-fiction".En stockCOMMANDER72,50 €
Du même éditeur
-

LE GOUPIL ET LE PAYSAN (ROMAN DE RENART, BRANCHE X). ETUDES
DUFOURNET JEAN -ED-Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 € -

NICOLO PAGANINI (1782-1840), MUSICIEN MAGICIEN OU MUTAN DE MARFAN?
CONDAT JEAN-BERNARDSur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,00 €


