Bernard Defrance nous a déjà dit ailleurs le plaisir qu'il prenait à enseigner, voilà qu'il nous dévoile aujourd'hui encore un peu plus de l'intimité de ses classes, nous donnant à entendre ce que disent, pensent, redoutent, espèrent les lycées qu'il rencontre chaque année en cours de philosophie de terminale. Aucune intention sociologique ou psychologique ne sous-tend ce travail ; ces lycéens sont-ils représentatifs de leur génération (les textes regroupés s'étalent sur un peu moins d'une décennie, du milieu des années 80 à nos jours) ? Peut-être, mais ce n'est pas certain, tant ces paroles libérées du carcan scolaire (ce ne sont pas des dissertations, ce n'est pas " noté ") sont d'une certaine manière intemporelles et renvoient l'adulte à sa propre adolescence, aux doutes et aux espoirs qui l'ont traversé lui-même. Bien sûr, les temps ont changé, bien sûr, tout cela s'écrit sur fond de crise et de chômage. Ils " osent " parler de leur sexualité, de leurs problèmes relationnels et familiaux. Chemin faisant, ils nous deviennent plus familiers ; on finit par les comprendre, faire preuve d'indulgence... Face à l'authenticité de ces récits, les défenses de l'adulte tombent, ses fausses assurances s'évanouissent. Ces jeunes gens et ces jeunes filles lui ressemblent : ils sont révoltés contre l'injustice, aspirent à un monde meilleur, veulent aimer et être aimés, ont peur de s'engager, de procréer, se cherchent indéfiniment... Un florilège de textes commentés par Bernard Defrance pour répondre à la question de tous les parents concernés et de leurs enseignants : Comment est-on lycéen aujourd'hui ...
Nombre de pages
208
Date de parution
13/09/1996
Poids
230g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782841463367
Titre
LA PLANETE LYCEENNE. Des lycéens se racontent
Auteur
Defrance Bernard
Editeur
SYROS DECOUVERT
Largeur
136
Poids
230
Date de parution
19960913
Nombre de pages
208,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les discours catastrophistes sur l'école ne manquent pas : analphabétisme des élèves, désarroi des enseignants, fin de la culture, mise à l'écart des élites éclairées... Pourtant, nombreux sont les enseignants qui ne partagent pas ces idées noires et qui n'ont pas déclaré forfait. Bernard Defrance en fait partie : il a fait le choix d'enseigner la philosophie dans des classes de sections techniques réputées peu enclines à l'abstraction. Son témoignage est revigorant : " Six ou dix classes tous les ans, des élèves de sections techniques principalement... Je découvre chaque année qu'ils ne sont pas les barbares abondamment décrits dans une certaine littérature. J'ai le sentiment de vivre une inépuisable aventure de liberté, avec des individus à chaque fois nouveaux et imprévisibles. Cela fait vingt ans que j'enseigne. Je n'ai jamais quitté l'école et j'en suis toujours plus heureux : j'ai l'intention de continuer. " Sauf que Bernard Defrance a bien failli ne pas pouvoir "continuer" A la suite de l'un des "jeux philosophiques " qu'il décrit ici, il s'est retrouvé nu devant ses élèves... et a été condamné à une peine symbolique de 2000 francs d'amende avec sursis : " Le travail de la pensée exigé par la philosophie est une entreprise risquée " (Jean-Toussaint Desanti). Le Plaisir d'enseigner est la réédition d'un livre paru en 1992 (Quai Voltaire), aujourd'hui épuisé. Cette nouvelle édition est augmentée d'une préface de Jean-Toussaint Desanti et d'un post-scriptum de l'auteur.
Les parents souhaitent la réussite scolaire de leurs enfants, mais les enseignants souhaitent tout autant la réussite scolaire de leurs élèves... Alors, comment se fait-il que la communication soit si difficile entre eux - au mieux dialogue de sourds, au pire, la « guerre ». À peine les premiers se risquent-ils à poser les questions sur les méthodes ou l'organisation du travail qu'ils s'entendent dire par les seconds: « Vous n'allez pas m'apprendre mon métier! » Dépassant les querelles stériles, les incompréhensions et les blocages dus la plupart du temps aux angoisses partagées des uns et des autres, ce livre se veut une mise à plat des positions de chacun dans l'école et une invitation à (re)centrer l'intervention des parents (et des enseignants) sur la question principale, celle des finalités de l'école: qu'y apprend-on? que devrait-on y apprendre? pour quoi faire? pour former quels citoyens? L'école n'est pas la « chasse gardée » des spécialistes qui la font fonctionner - les fonctionnaires -, mais un service public, dont les enjeux fondamentaux sont l'affaire de tous. Le débat est ouvert!
Entre ceux qui pensent que l'école est devenue incapable d'inculquer aux élèves les règles élémentaires de la vie en collectivité, ceux qui considèrent que les enseignants sont trop souvent dépassés par les déchaînements de jeunes sans repères, ceux qui réclament plus de discipline, ceux qui dénoncent l'incohérence de l'application de la règle ou les sanctions trop systématiques... la polémique fait rage et s'enlise. Selon Bernard Defrance, on ne peut sortir de débat sans issue, entre répression et démission, qu'en articulant construction des savoirs et institution de la loi. L'enjeu est à la fois disciplinaire et pédagogique. S'appuyant sur de nombreux témoignages d'élèves, l'auteur montre pourquoi des situations de blocage ou des conflits violents peuvent survenir et comment il est possible d'en sortir, en permettant aux jeunes de trouver des repères et d'accepter règles, valables pour tous. Cet ouvrage, publié pour la première fois en 1993 et qui a vu depuis la plupart de ses propositions reprises dans les textes officiels, fournit aux parents et aux éducateurs des clefs de compréhension de l'institution scolaire, et en particulier des repères juridiques clairs. Cette nouvelle édition, entièrement mise à jour, tient compte des réformes et des débats les plus récents concernant l'école: elle était d'autant plus nécessaire que les évolutions actuelles, côté des instances officielles, menacent gravement les acquis pédagogiques et les quelques progrès de la période antérieure.
Toujours d'actualité, cet ouvrage offre mieux que des statistiques, des témoignages. Prenant appui sur la réalité des établissements scolaires, Bernard Defrance donne la parole à des élèves et à des enseignants qui subissent, au quotidien, la "loi du plus fort". L'ouvrage, cependant, ne se contente pas de dénoncer, il propose aussi des pistes d'action possibles en relation avec les différentes formes de violence : violence visible, invisible, violence des élèves, des enseignants, de l'institution. Tous ses aspects sont analysés en cinq chapitres clairs et concis. Mieux on en connaîtra les causes, plus on sera efficace pour restaurer à l'école un climat propice aux apprentissages et à la citoyenneté. À l'écart de la naïveté comme des discours stériles, Bernard Defrance aborde une question grave avec lucidité et invite l'ensemble de la communauté éducative à réfléchir et à agir. La violence n'est pas une fatalité. --Laurence Mazé