Saint-Germain d'Auxerre et ses dépendances (Ve-VIIIe siècle)
Deflou-Leca Noëlle
PU SAINT ETIENN
40,00 €
Épuisé
EAN :9782862724553
Simple oratoire à sa fondation par l'évêque d'Auxerre Germain au milieu du Ve siècle, l'établissement, devenu monastère dès la fin du VIIe siècle, conduit son évolution au fil du Moyen Age des liens noués avec la société qui l'entoure. Loin d'être une structure isolée et volontairement retirée du monde, Saint-Germain montre à quel point le monastère médiéval se transforme, s'adapte et se structure à partir des relations qu'il entretient en permanence avec la société de son temps. Enjeu de pouvoir pour certains grands aristocrates, le monastère est aussi un intercesseur pour les fidèles qui confient leurs âmes à la prière de ses moines. Il se nourrit de cet échange permanent, agrandissant ainsi ses possessions foncières, y essaimant des dépendances qu'il contrôle et qui forment autour de lui autant de points d'ancrage de la présence monastique dans la société médiévale.
Nombre de pages
773
Date de parution
02/09/2010
Poids
1 369g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782862724553
Titre
Saint-Germain d'Auxerre et ses dépendances (Ve-VIIIe siècle)
Auteur
Deflou-Leca Noëlle
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
160
Poids
1369
Date de parution
20100902
Nombre de pages
773,00 €
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Les Alpes du nord représentent un paradoxe dans le monachisme médiéval. Elles constituent un lieu privilégié de son développement depuis ses débuts en Gaule, avec des exemples illustres et fondateurs comme à Saint-Maurice d'Agaune dès le VIe siècle. Il faut cependant attendre près de six siècles, pour assister à une nouvelle installation d'importance avec celle de la Chartreuse de saint Bruno (1084). Jusqu'à ce renouveau, les monastères sont peu présents dans les Alpes du nord où, de plus, le monachisme féminin y est longtemps très faible, sinon absent. Les disparités sont également très grandes entre des espaces délaissés par la vie régulière et d'autres où les fondations rivalisent. Ces contrastes répondent au contexte particulier lié à la diversité des reliefs qui commande le réseau des voies franchissant les massifs, axes supra régionaux majeurs à l'échelle de la chrétienté à travers les grandes cluses qui mènent à Rome. Le monachisme des Alpes du nord fluctue donc au gré de la fortune de ces routes et de leurs maîtres.
Dans l'organisation de l'Eglise, séculiers et réguliers sont réputés avoir chacun leur spécificité et tenir de manière parallèle et bien distincte leur place au sein de l'Ecclesia, clercs et chanoines d'un côté, moines et moniales de l'autre. Or, dès les temps carolingiens mais plus encore aux XIe-XIIe siècles, poussées par leurs protecteurs, évêques ou grands laïcs, ces communautés ont parfois été amenées à changer de propositum vitae, pour passer du siècle à la règle ou, plus rarement, abandonner celle-ci pour vivre en clercs. Ces processus de régularisation ou de sécularisation entrent dans le champ des phénomènes historiques de réforme qui entraînent réticences et résistances et conditionnent la mise en oeuvre de ces mutations, leur réussite ou leur échec. En abordant un champ quasiment inexploré de l'histoire religieuse médiévale, il s'agit ici de décloisonner les catégories séculiers/réguliers pour aborder autrement les pratiques de la vie communautaire médiévale et analyser les contacts entre ces deux mondes, canoniaux et monastiques.
L a Société d'Etudes Anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles a été créée en 1975 par les professeurs J. Béranger, J. Dulck et R. Ellrodt. Son champ de recherche s'étend de la naissance de Shakespeare aux Lyrical Ballads de Wordsworth et Coleridge ou, si l'on veut, de la fin de la Renaissance au début du Romantisme. Cette tranche d'histoire, qui va jusqu'aux années 1830 en ce qui concerne les études américaines, forme un tout cohérent particulièrement riche dans les domaines de la littérature (roman, théâtre, etc.), de l'histoire des idées politiques, économiques, scientifiques, esthétiques, et tout ce qui concerne les grands enjeux sociaux de la civilisation occidentale moderne et contemporaine. La Société publie deux fois par an sa Revue (RSEAA XVII-XVIII) centrée sur des thèmes de recherche explorés lors de colloques annuels ou à l'occasion d'une réflexion collective dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement de l'enseignement français (Agrégation. Capes). Ce volume porte sur Tristram Shandy de Laurence Sterne, Pride and Prejudice de Jane Austen, Some Thoughts Concerning Education de Locke, la philosophie politique de Thomas Jefferson et la Royal Academy of Arts. sous les signatures de Peter de Voogd, Jens Gurr. Anne Bandry-Scubbi, Brigitte Friant-Kessler, Pierre Goubert, Marie-Laure Massei-Chamayou, Pierre Lurbe, Jean-François Baillon, Elise Marienstras et Thierry Labica.