A la barre de l'Indochine. Histoire de mon Gouvernement Général (1940-1945)
Decoux Jean ; Decoux Jacques
SOUKHA
24,99 €
Epuisé
EAN :9782919122523
Alors que lAmiral Jean Decoux était la cible dun procès "dépuration" qui se conclurait par un non-lieu , le Roi du Cambodge, Norodom Sihanouk, lui écrivit le 20 juin 1946 : "... je dirai avec quelle abnégation vous avez, en Indochine, servi les intérêts supérieurs de la France et avec quelle noblesse de coeur vous avez assuré, pendant quatre ans, la protection des peuples indochinois contre lennemi. Je suis certain que justice vous sera rendue et que la France vous considèrera comme un des meilleurs parmi ses fils" . Ainsi va lHistoire. Selon ses aléas, le héros devient bien vite le "traître" aux yeux dune opinion désinformée par des intérêts qui la dépassent ou, à tout le moins, est-il "effacé" dune mémoire qui dérange. LAmiral Decoux, malheureusement, na pas échappé à cette règle. A la barre de lIndochine le récit de son gouvernorat était introuvable depuis de nombreuses années. Et pourtant... quel témoignage exceptionnel ! Dune écriture élégante et avec un soin extrême des détails, lAmiral nous explique comment il tint le "navire Indochine" hors de leau au milieu de la tempête de la Seconde Guerre mondiale. Il nous décrit lenchaînement des évènements et les défis qui samoncellent, auxquels il doit faire face avec pour unique objectif laccomplissement de sa mission : maintenir lIndochine dans le giron français. Mais la portée de son action va bien au-delà. Lénergie de Jean Decoux était aussi tendue pour construire les fondations profondes dun avenir commun librement décidé entre la France, les royaumes du Laos et du Cambodge, et le "Vietnam" . LAmiral Decoux fut ainsi le premier haut responsable français à employer le mot Vietnam pour ce quon nommait encore le Tonkin, lAnnam et la Cochinchine. Le coup de force nippon du 9 mars 1945 et ses funestes conséquences fracasseront lespoir de lAmiral dune indépendance pacifique de ces pays en association avec la France. Toujours est-il quA la barre de lIndochine pose clairement les bases de ce que pourraient encore être demain ces rapports fraternels et privilégiés avec des peuples qui nous sont si proches à tant dégards. Si nous voulions bien un jour assumer aussi les bienfaits de notre histoire coloniale... En ce sens, A la barre de lIndochine nest pas seulement un extraordinaire document historique. Il est aussi un livre terriblement actuel. Présentation d'Eric Miné. Préface de Jacques Decoux. Le 25 juin 1940, lAmiral Jean Decoux est nommé gouverneur général de lIndochine française. Pendant près de cinq années, il insuffle à la "Perle de lEmpire" un développement sans précédent de ses infrastructures, de son tissu agricole et industriel, de son enseignement et de sa culture ainsi que la participation considérable et enthousiaste dune nouvelle élite indochinoise et vietnamienne en particulier. Prisonnier des Japonais après leur coup de force du 9 mars 1945, lAmiral est ensuite emmené en France, pour y être traduit devant la Haute Cour de justice. Les diverses accusations portées contre lui ayant toutes été reconnues comme sans objet, il bénéficie dun non-lieu en 1949. Il séteint à Paris le 20 octobre 1963. Avec un livret photos de 16 pages.
Nombre de pages
432
Date de parution
01/03/2013
Poids
919g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782919122523
Titre
A la barre de l'Indochine. Histoire de mon Gouvernement Général (1940-1945)
Auteur
Decoux Jean ; Decoux Jacques
Editeur
SOUKHA
Largeur
170
Poids
919
Date de parution
20130301
Nombre de pages
432,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Entre 2012 et 2014, les Établissements Decoux ont collecté dans des boutiques de seconde main des photographies jumelles d'un même sujet prises à quelques secondes d'intervalle ou suivant un angle de vue légèrement différent et réuni une collection de près de deux cents de ces images doubles. il s'agit de clichés en noir et blanc pris par des amateurs entre les années 1920 et les années 1970. comment démêler l'intrigue, retracer la genèse ou imaginer le dialogue entre ces images doubles ? ce livre propose une tentative de typologie de ces variantes photographiques, soit la reprise (la pose du sujet, le cadrage et le point de vue sont très similaires d'une photo à l'autre) ; la variante (la pose change ou le cadrage est modifié bien qu'établi depuis un point de vue assez semblable) ; la variation (le point de vue du photographe varie suffisamment ou le sujet est transformé au point d'entraîner un déplacement de sens) ; la variation de disposition (pour les sujets complexes, certains éléments sont intervertis d'un cliché à l'autre) ; la variation par substitution (un sujet se met à la place d'un autre dans le même environnement) ; la variation quantitative (un ou plusieurs éléments sont soustraits ou rajoutés entre les deux prises de vue) ; la variation par contiguïté (la juxtaposition des deux clichés donne à voir un champ panoramique élargi).Didier Decoux, philologue distingué et artiste plasticien enseignant en école d'art, préside sous l'emblème des « Établissements Decoux » à l'auto-édition de livres d'artiste conçus « comme une mise en réseaux de textes divers perçus comme éléments porteurs de sens à déchiffrer et d'images choisies en tant que reflets connotés de subtiles préoccupations esthétiques ou sémantiques. Les livres des Établissements Decoux proposent ainsi une architecture conceptuelle minutieusement organisée et hiérarchisée au sein de laquelle chaque page (blanche ou imprimée), chaque notation (textuelle ou visuelle), chaque indice (manifeste ou suggéré) devient élément indispensable à la compréhension du thème exposé » (Pierre-Jean Foulon).
Religion pour les uns, philosophie pour d'autres, le bouddhisme, dont l'origine remonte au Ve siècle avant l'ère chrétienne, fascine les Occidentaux. Destiné à un très large public, 101 questions/réponses sur le bouddhisme permettra à chacun d'approfondir sa connaissance et de comprendre toute sa dimension philosophique, spirituelle et humaine en suivant la tradition Theravada qui s'épanouit au Cambodge, au Laos, au Myanmar, à Sri Lanka et en Thaïlande. Avec une illustration par question/réponse.
Après des études classiques de dessinateur, de peintre et de graveur Geneviève Couteau étudia l'art mural et les métiers du livre. Elle voyage d abord en Galice, illustre des poèmes et séduite par Venise entreprend l'expression de la ville par le seul graphisme. Tout de suite remarquée par la critique son oeuvre originale lui vaut une invitation de l'institut Italien d Athènes en 1963, puis de la ville de Berlin ouest en 1965. En 1968, le musée Bevilacqua la Masa de Venise présente la totalité de son oeuvre graphique sur l'architecture et sur la mythologie poétique de Venise. Suivent de nombreuses invitations officielles dans le monde: Montreux 1966, New York 1968, Bangkok 1972 et Ankara. « Mon pays comme Venise a une apparence et un mystère, lui dira le prince Souvanna Phouma, venez y travailler ». Sous le prétexte de réaliser des portraits officiels, Geneviève Couteau part au Laos en 1968 en pleine guerre. Elle voyage du nord au sud, vit chez les laotiens, enquête, observe, accumule les croquis, les études poussées, les notes écrites. Elle travaille inlassablement dans les marchés, les pagodes, les camps de réfugiés hmong. Fascinée par la couleur elle entreprend dès son retour une expression du Laos et se livre à une transposition des rites et des coutumes en peinture. Elle libère par la couleur toute la musicalité de ce thème étrange dont l'expression l'absorbera une dizaine d'année. En 1976, elle s'attache à la civilisation balinaise et séjourne à de nombreuses reprises en Indonésie. Elle traitera ultérieurement de la même façon de la Grèce, puis du Mali. Elle est considérée par la critique comme un des meilleurs dessinateurs de sa génération.
Rénovation ou Révolution nationale? Un maréchal thaïlandais contre un amiral français. La compétition a-t-elle un sens sous ces cieux écrasés par la chaleur, quand le vieux monde s'écroule sous les coups de boutoir conjugués de l'ordre nouveau hitlérien et du nouvel ordre américain? Sous le regard intéressé du prédateur japonais en embuscade? La Thaïlande, pays calme à la population aimable et docile, engagée dans une modernisation à outrance et à qui l'imitation naïve des fascismes en vogue donne des ailes. La "Colonie", ce territoire où la France n'est pas chez elle mais qui est la France, une France d'Asie, lointaine et isolée, qui se nomme encore l'Indochine et n'obéit plus qu'à ses propres règles, palliant son manque de moyens par l'étalage d'un faste comme jamais auparavant l'occasion ne lui en avait été donnée. Une guerre incongrue dans un conflit qui les dépasse. Alors qu'importe qu'une excroissance tropicale improbable ait offert à la Mère patrie sa seule victoire navale flotte contre flotte des deux guerres mondiales réunies. Ses artisans resteront toujours des pestiférés, aucun navire battant pavillon tricolore ne portera jamais fièrement sur ses flancs le nom de Koh Chang. Dans une époque où les passions ambiguës, flamboyantes dans leur déraison, 1 s'exacerbent, s'exonérant enfin des contraintes communes, la fantaisie et l'excès ne sont-ils pas les derniers repères, l'apogée voluptueux de l'illusion? Luxe, opium, sexe, domination. Le destin croisé d'un officier de marine français et de son frère d'adoption thaïlandais quand tous les repères s'inversent.
On n'hésite pas à préfacer un petit livre tel que celui-ci. Les scènes de la vie quotidienne Thaïe qu'il présente sont vraiment à la fois originales dans leur saisie et charmantes dans leurs sujets. Cette trentaine de croquis parvient à croquer (c'est le cas de le dire) avec une jouissance particulière dans les fruits de cette vie qui pourrait être de la campagne aussi bien que de la ville. Rien de traditionnel, mais tout de la tradition. Et surtout le coup d'oeil sympathique, et souvent même humoristique d'Alain Joannis sur ce petit monde des petits de la Thailande d'aujourd'hui. Qu'il en soit tout particulièrement remercié pour son regard précis et chaleureux, aussi bien que son beau talent de dessinateur. Sodchuen CHAIPRSATHNA, Professeur Emérite à l'Université Silpakorn-Bangkok