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Voyage pittoresque et historique au Brésil
Debret Jean-Baptiste ; Leenhardt Jacques
ACTES SUD
79,00 €
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EAN :9782330036430
Présentation de l'éditeur Marqué par le néoclassicisme de l'épopée révolutionnaire, le peintre Jean-Baptiste Debret (1768-1848) avait dirigé l'atelier du grand David avant de s'exiler au Brésil à la chute de Napoléon, dans le cadre de la "Mission française", un groupe d'artistes invités à créer une Académie des beaux-arts à Rio de Janeiro, capitale du nouveau royaume. Durant ce long séjour (1815-1831), Debret produira plusieurs centaines de dessins et aquarelles sur la vie quotidienne au Brésil. A son retour en France en 1831, il publiera ce Voyage pittoresque et historique au Brésil chez Firmin Didot (1835-1839). Oublié pendant un siècle, puis traduit en portugais en 1944, cet ouvrage exceptionnel est devenu pour le Brésil la source iconographique et littéraire fondatrice puisque contemporaine de la naissance de la nation brésilienne. Peintre et mémorialiste, Debret n'est pas un voyageur occasionnel séduit par l'exotisme de l'ancienne colonie portugaise. Il vit à Rio quinze années, y travaille et participe à la vie locale. C'est en ethnologue qu'il témoigne de la vie quotidienne des colonisateurs, des Indiens, et plus particulièrement celle des esclaves qui constituent la principale population active. Et c'est en historien qu'il analyse la naissance d'une nation, en accord avec la sensibilité politique qu'il avait acquise durant la Révolution de 1789. Sa plume et ses dessins sont précis, explicatifs, parfois ironiques et souvent dénonciateurs. Cette première réédition en France, depuis 1839, est offerte dans son intégralité. Elle rend enfin accessible à tous un monument de l'esprit de découverte au XIXe siècle et une oeuvre réellement patrimoniale. La qualité exceptionnelle des reproductions rend justice à un artiste fin et scrupuleux, doublé d'un historien qui avait su anticiper le développement du Brésil moderne. Un "classique" pour tous les Brésiliens, pour les ethnologues, pour les historiens, notamment de la colonisation et de l'esclavage, comme pour tous les amoureux du Brésil.
Résumé : Barbiers ambulants, vendeurs de paniers, de maïs et de poules ; Africains affamés à la merci des trafiquants, esclaves de location rêvant d'affranchissement, Noirs libres organisés en confréries... Le Rio de Janeiro du début du XIXe siècle est le parangon de la société esclavagiste. Près d'un tiers de ses habitants est né en Afrique, mais grand nombre d'Européens est venu avec la cour portugaise, fuyant les invasions napoléoniennes. Telle est la ville, aux ethnies, religions et cultures mêlées, que Jean-Baptiste Debret, membre de la mission artistique française arrivée au Brésil en 1816, peint et décrit. Soixante-dix lithographies et commentaires tirés de son Voyage pittoresque et historique au Brésil sont ici éclairés par les regards croisés des historiens Serge Gruzinski et Luiz Felipe de Alencastro et du romancier guinéen Tierno Monénembo. L'?uvre de Debret, précise, détaillée et d'une grande force évocatrice, ne livre pas seulement un témoignage unique de la vie à Rio au XIXe siècle. Première illustration de la société urbaine du Brésil indépendant, le Voyage pittoresque peut aussi être vu comme la véritable naissance de l'image d'une nation.
Lors de son séjour au Brésil avec la "mission artistique française" (1816-1831), le peintre Jean-Baptiste Debret accumula des croquis et des aquarelles qui allaient servir de base à son Voyage pittoresque et historique au Brésil, publié à son retour en France en 1834. Jamais réédité depuis, le premier tome, qui est ici reproduit dans son intégralité, constitue un témoignage irremplaçable sur les Indiens du Brésil. La beauté plastique ou l'aspect terrible des Coroados, des Puris, des Botocudos, des Tupis, des Guaranis, etc., leurs ornements et leurs armes en faisaient des sujets de choix pour un peintre à la fois en quête d'information et d'exotisme. Formé à l'école de son cousin Louis David, Debret oscille entre la rigueur néo-classique et l'exotisme romantique. Son intérêt pour les Indiens s'inscrit dans une vision épique, émerveillée, qui est en partie dans la tradition du mythe du "bon sauvage", et ses représentations sont guidées par une réflexion sur l'évolution de la barbarie à la civilisation. Bien que ses contacts avec les Indiens aient été limités à quelques incursions dans les forêts, son séjour de seize ans au Brésil, la qualité esthétique de ses lithographies et l'acuité des observations recueillies forment un ensemble historique et pictural inestimable pour la connaissance et la vision que l'on avait des Indiens du Brésil.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.
Dans les pas des anthropologues, des écrivains, des designers et des naturalistes du quotidien.Retrouver une sensibilité au monde, aux êtres et aux choses qui le composent, cultiver l'art d'observer. Cette invitation, aussi nécessaire que louable, est sur toutes les lèvres. Les manuels abondent, de la botanique à l'analyse de paysages en passant par l'anthropologie ou l'urbanisme. Mais dans ces ouvrages, les modalités d'observation tiennent en général en quelques pages de conseils ; comme si les manières de construire l'attention perceptive au monde étaient déjà acquises. Or, il s'agit là d'une capacité cognitive qui s'apprend, se cultive et se nourrit.Dès lors, comment faire concrètement ? Par où démarrer ? Avec quoi se lancer ? Ce livre répond à ces questions au moyen d'une série d'exercices inspirés des façons de faire des écrivains, des anthropologues, des ethnographes, des designers ou des artistes. Présenté sous la forme de consignes à mettre en pratique, ce livre-ressource invite le lecteur à devenir lui-même un explorateur de ce que Georges Perec appelait l'" infra-ordinaire ".