De son départ de l'Hôtel Matignon, en 1962, à la mort du général de Gaulle, Michel Debré n'a cessé d'être présent aux destinées de la France. C'est investi de responsabilités ministérielles majeures et pleinement conscient des enjeux de la modernité qu'il nous apparaît dans ce quatrième tome de ses Mémoires. En effet, de retour au Parlement comme député de La Réunion dès 1963, Michel Debré prend, deux ans plus tard, la tête du ministère de l'Economie et des Finances. En quelques mois, il réussit à modifier en profondeur le paysage économique de la France, créant, entre autres, la Banque nationale de Paris, la Commission des opérations en Bourse, et introduisant sur le marché français de nouvelles procédures telles que l'offre publique d'achat. Conscient du handicap que des structures archaïques font peser sur l'économie française, mais aussi de l'inadaptation de la main-d'oeuvre, il fait adopter la première loi sur la formation professionnelle. La crise de Mai 1968 met un terme à cette ardeur réformatrice. Ministre des Affaires Etrangères durant la dernière année de la présidence du général de Gaulle, Michel Debré défend sur le front international "une certaine idée de la France" . Ayant vainement tenté de dissuader le Général de provoquer le référendum d'avril 1969, il assiste à son échec et à son départ. La colère le cède alors à la tristesse, inspirant à Michel Debré les plus belles pages de ses Mémoires.
Nombre de pages
393
Date de parution
04/02/1993
Poids
560g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782226062079
Titre
GOUVERNER AUTREMENT. Tome 4
Auteur
Debré Michel
Editeur
ALBIN MICHEL
Largeur
155
Poids
560
Date de parution
19930204
Nombre de pages
393,00 €
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L'histoire retiendra, me semble-t-il, cette continuité dans le silence sur l'essentiel. Ce n'est pas en travaillant et en épargnant moins que nos concurrents, ce n'est pas en dépensant plus que nous ne produisons que nous créerons des emplois et que nous dominerons victorieusement la compétition internationale. C'est traiter le peuple en enfant que de ne pas lui décrire une réalité à laquelle il est parfaitement capable de faire face. C'est tromper les Français que de ne pas lier leurs chances de liberté et de bonheur à un grand effort national. Michel Debré
Après le premier tome consacré à sa jeunesse, à la Résistance et à la Libération, Michel Debré entreprend dans cette seconde partie de ses Mémoires le récit de son combat politique pendant la IVe République et aux origines de la Ve République. Peu de personnalités ont alors tenu une place aussi importante. C'est dire l'exceptionnel intérêt de ce témoignage. Au moment où, en 1946, le Général de Gaulle quitte le pouvoir, commence pour Michel Debré la période d'une opposition déterminée à un régime dont il dénonce les errements et prévoit la chute. Aussi retrouvons-nous à travers ces pages le pamphlétaire redouté du Courrier de la colère, le sénateur dressant des réquisitoires de la tribune du Palais du Luxembourg, l'adversaire du projet de la Communauté Européenne de Défense... Mais l'apport de Michel Debré réside dans l'analyse de bien d'autres événements politiques, comme les circonstances de la création du Rassemblement du Peuple Français, en 1947, ou la critique de la loi électorale de mai 1951 dont il affirme qu'elle priva la France d'un retour du Général de Gaulle au pouvoir et qu'elle eût évité l'épreuve de mai 1958. Ce retour du Général de Gaulle, Michel Debré en restitue les étapes à la fois comme artisan et témoin privilégié. Il apporte des lumières définitives sur l'élaboration de la Constitution de 1958 qui fut en grande partie son oeuvre et sur le recours à l'élection du président de la République au suffrage universel direct. Ces réformes qui ont assuré à la République une stabilité qui lui avait gravement manqué au cours de son histoire sont au coeur de l'actualité...
Gouverner : 1958-1962 ! Le titre du troisième tome des Mémoires de Michel Debré en souligne l'importance. De mémoire de Républiques on ne connaît guère de gouvernement qui ait bénéficié d'une telle longévité et qui, par les décisions prises, ait autant engagé l'avenir de la France. Sept mois après le retour au pouvoir du général de Gaulle, et alors que le drame algérien est déjà noué depuis quatre ans, et jusqu'aux prémices de la paix, Michel Debré est Premier Ministre. C'est dire la valeur de son témoignage, très attendu, sur des événements qui n'ont pas fini de susciter les passions. L'auteur restitue avec minutie les étapes des tentatives de paix et les drames successifs - complot des barricades, putsch des généraux, naissance de l'O. A. S. Il suit au fil des pages l'action du général de Gaulle. Nul ne pouvait mieux que cet ouvrage contribuer à une meilleure connaissance des problèmes d'une extrême complexité que le Général avait reçus en héritage et que son Premier Ministre, soumis aux interrogations nées de ses propres convictions, partagea avec un sens de la fidélité et de l'intérêt national. Au-delà de l'affaire de l'Algérie et du Sahara, cet ouvrage apporte une moisson d'informations sur le redressement financier et économique, sur la nouvelle politique scientifique, les réformes agricoles, les exigences de la paix scolaire, la création du Centre national d'Etudes spatiales, l'Outre-Mer et l'évolution de la Communauté, les premières lois de programme, des mesures décisives pour l'aménagement du territoire : les circonstances du transfert des Halles de Paris, de l'aménagement du quartier de La Défense, de la création du R. E. R. sont, parmi d'autres, évoquées. L'ampleur du travail accompli par le gouvernement éclate aux yeux du lecteur. Enfin, au terme de trois ans et trois mois de pouvoir, la modernisation de notre système de défense, la naissance, traitée dans le détail, de la force de dissuasion, la disposition de l'arme nucléaire donnaient à la France "les mains libres" et la mettaient en mesure d'exercer son influence en Europe et dans le monde.
Un roman noir, malaisant, addictif qui nous emmène dans le quotidien des circassiens à travers les choix de Tony, un jeune gadjo qui fuit un père violent et alcoolique. Très vite fasciné par les fauves, il veut les approcher et les dompter. L’autrice interroge sur les rapports de force, les blessures intérieures, les héritages inconscients, la colère, la passion, l’amitié et l’impatience. Une lecture à la fois suffocante et envoûtante, elle ne laisse pas de répit. Un récit qui happe, fascine, bouleverse, et questionne jusqu’à un final explosif. « Nous, les hommes, on a beau paraître civilisé, on est comme eux : des bêtes sauvages et impatientes, enclines à la violence. »