Aimer pour rien. La forme intellectuelle de l'amour pur XIIé - XXe siècle
Villeneuve Camille de
CERF
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EAN :9782204169110
Est-il possible d'aimer gratuitement, sans rien en attendre en retour ? Beaucoup l'ont cru, de l'Antiquité à nos jours. De l'amour intellectuel à l'amour pur, Camille de Villeneuve raconte l'évolution de cette conception marginale de l'amour de Dieu. Approfondissant l'étude de Jacques Lebrun dans son Pur amour de Platon à Lacan, l'autrice s'intéresse particulièrement à l' "amour pur" au Moyen Âge, et au glissement, à l'époque moderne, d'un amour intellectuel à un amour sacrificiel. Si tout commence à l'Antiquité, c'est au Moyen Âge que l'idée d'amour pur se déploie, surtout dans les écrits de femmes, religieuses ou béguines. Apparaît alors une nouvelle possibilité pour le désir féminin d'exister : en dehors de toute métaphore conjugale, domestique, contractuelle et sexuelle. Une pensée de l'amour et de la liberté qui vaudra à Marguerite Porette, l'autrice de Miroir des âmes simples et anéanties, d'être brûlée vive en place publique, condamnée par l'Église. À l'époque moderne, l'amour désintéressé évolue vers un volontarisme sacrificiel : "J'aimerais Dieu même s'il devait me damner sans raison", écrit Madame Guyon. Tout un courant de pensée qui sera notamment soutenu par Fénelon au XVIIe siècle. Enfin, Camille de Villeneuve montre les résurgences contemporaines de l'amour pur chez Simone Weil, Etty Hillesum et Vladimir Jankélévitch. Une passionnante épopée philosophique de la notion d' "amour pur" à travers les siècles.
Nombre de pages
304
Date de parution
16/10/2025
Poids
380g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782204169110
Auteur
Villeneuve Camille de
Editeur
CERF
Largeur
140
Date de parution
20251016
Nombre de pages
304,00 €
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C'est l'histoire du PDG d'un important groupe de luxe français, en fin de carrière - il s'appelle Hugo Casals - qui apprend que son principal concurrent, Monsieur Brun, vient de lancer contre lui une opération massive d'OPA, par des voies plus ou moins légales. Cette opération menace directement la direction de son entreprise. Son entourage lui conseille plutôt de capituler, de se laisser racheter à très bon prix et d'assurer à ses enfants, qui ne sont pas doués pour les affaires, une tranquillité financière. Mais Brun est un personnage antipathique, qui rachète à tour de bras toutes les plus grandes maisons d'artisanat français, profitant de situations familiales compliquées, et Casals décide de ne pas se laisser faire. Il est vieux, il est le plus faible, il n'a aucun appui politique parce que Brun est craint et tout-puissant, mais Casals se lance. Dark pools est l'histoire de son succès. Un roman d'une remarquable précision où se détachent des personnages dignes des meilleures fictions américaines sur ce sujet, comme dans Le Bûcher de Vanités de Tom Wolf et Glamorama de Breat Easton Ellis. L'auteur porte sur le monde de la mode, du luxe et de la finance, un regard avisé et implacable, mais qui ne cède jamais aux clichés ou à la cruauté facile. C'est une fresque très réussie sur le désenchantement du monde d'aujourd'hui, en même temps que le roman d'une jeune auteure, qui possède une qualité de style et une maturité de perception de la société impressionnantes.
J'ai forcé Rosso à se tourner vers moi, j'ai malmené les lieux, les faits, les êtres, j'ai diffamé les personnages que j'admirais, j'ai exagéré les hypothèses, pillé et douté de Vasari, son biographe, jusqu'à toucher le manteau de mon amour, vivant." Il n'est pas d'asile pour le peintre Rosso Fiorentino : rescapé du sac de Rome, exilé à la cour de Fontainebleau, confronté à la puissance de Charles Quint et rêvant de l'Orient de Soliman le Magnifique, Rosso est la proie de ses propres blessures. Les souvenirs d'amour, de misère et de mort, la quête insensée d'oeuvres disparues l'exposent aux troubles qui assombrissent la fin du règne de François Ier. Son art approche de la vérité, mais c'est la douleur qui montre ses traits. Une mystérieuse initiation amoureuse ne parviendra pas à le sauver des démons, tant réels qu'imaginaires, qui le poursuivent.
Résumé : Au lendemain d'une violente altercation au couteau avec Serge, son fils illégitime, le vieil aristocrate Victor des Ulmières pressent la mort autour de lui. Ce sentiment le pousse à une relecture lucide de sa vie. Au milieu des jeunes artistes entretenus qui vivent sous son toit, lui revient en mémoire sa famille trop pesante : une mère tôt disparue ; un père dont il n'a connu que le mépris ; une soeur, Aimée, à qui il vouait un attachement sans limite ; Vivien, son frère cadet haï. Au cours de cette longue journée d'introspection, cet homme hanté par l'échec se laisse envoûter par la troupe de danseurs invités au château et cherche peu à peu à se reconstruire, parachevant ainsi sa vie " parfaite " ...
Sandra est une des rares femmes toreros. Elle a toréé dans les arènes les plus illustres, jusqu'au terrible coup de corne qui l'a laissée à terre. Décidée à reprendre les combats, elle retourne voir le toro qui l'a blessée, et qu'elle a gracié, dans une ganadería où il coule une retraite paisible. Après avoir eu un long dialogue silencieux avec lui, peut-être pourra-t-elle repartir à la conquête des arènes ? L'écriture souple et nerveuse de Camille de Villeneuve nous fait pénétrer avec subtilité dans le monde complexe de la corrida, loin du folklore taurin et des déclarations radicales que ce sujet suscite d'ordinaire. L'amour, l'engagement, le désir, le courage s'incarnent dans le laboratoire circulaire de l'arène où s'affrontent les passions, où se nouent les destins. Ce roman, d'une grande liberté de ton et de pensée, n'est pas un plaidoyer pour la survie du rite tauromachique, mais un constat mélancolique sur l'aveuglement volontaire d'une modernité qui ne veut plus regarder la mort parce qu'elle ne sait plus aimer la vie.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...