Le sacré dans tous ses états. Catégories du vocabulaire religieux et sociétés, de l'Antiquité à nos
Souza Manuel de ; Peters-Custot Annick ; Romanacce
PU SAINT ETIENN
40,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782862726090
Cet ouvrage étudie l'intégration du vocabulaire religieux aux multiples discours qui interagissent dans les sociétés humaines. Ce lexique, qui prend un sens technique dans les discours religieux, est également véhiculé dans un cadre linguistique plus vaste, dans des discours non religieux, adopté ou contesté, et, parfois, il est transformé en retour dans des phénomènes de circulation lexicale et sémantique. Une perspective de longue durée, de l'Antiquité à nos jours, et transdisciplinaire, interroge des mots du religieux dans des cadres sociaux et culturels très différents afin d'analyser et de comparer, dans des études de cas, la nature, les évolutions, les causes et les effets du recours à ce vocabulaire et à ses catégories dans les sociétés historiques. Les sociétés anciennes offrent un terrain d'étude privilégié par la place globale, traditionnelle et dominante tenue, selon les Modernes, par la ou les religions dans leurs civilisations. L'a priori d'une préhistoire de la religion, dont Durkheim cherchait les formes élémentaires, a déployé sur l'histoire des Anciens un pesant voile de contrition ou d'excès qui ne permet pas toujours de concevoir des pratiques et des idées indépendantes des traditions que nous avons forgées. L'élaboration des monothéismes, dès l'Antiquité, et leurs succès médiévaux, ont apporté un couronnement au religieux en conciliant de façon la plus aboutie et la plus documentée, les mots du religieux et ceux des institutions et du quotidien. L'Ancien Régime a vu la contestation, réformatrice ou éradicatrice, et le vocabulaire et les catégories retravaillés, mais toujours présents, rejoindre le cours plus libéral des choses. Les usages se maintiennent, ce vocabulaire est commun, utile, agréable et parfois rentable. Les évolutions soulignent les aléas du religieux et du sacré, exprimés dans des mots et des notions,dont l'intégration historique et sociale nous enseigne sur les multiples façons dont l'homme peut énoncer, organiser et utiliser son rapport au mystère de l'existence et des choses.
Nombre de pages
430
Date de parution
14/03/2013
Poids
759g
Largeur
165mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782862726090
Titre
SACRE DANS TOUS SES ETATS
Auteur
Souza Manuel de ; Peters-Custot Annick ; Romanacce
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
165
Poids
759
Date de parution
20130314
Nombre de pages
430,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Au coeur de la légende, les collines de Rome s'articulent au récit de la fondation, mais aussi des premières dissensions qui caractérisent l'histoire de la cité à venir. Les collines, sept et davantage, marquent indéniablement la topographie et ont un rôle dans la construction de l'espace urbain de la cité. Née sur le Palatin, au détriment de l'Aventin, l'Vrbs ne se constitue cependant véritablement qu'en se dotant d'un centre civique en contrebas des collines, sur le forum dès l'époque royale. Le forum et également le champ de Mars, où se fait le recensement et se réunissent les comices centuriates, deviennent les lieux centraux de la vie politique à l'époque républicaine, et la colline peut inspirer méfiance ou permettre l'affirmation d'un pouvoir alternatif. La symbolique et la fonctionnalité des collines de Rome résultent d'une histoire complexe et en mouvement, où se croisent faits historiques et exégèses, qui créent progressivement des stéréotypes, véhiculés jusqu'aux âges contemporains, sur la ville aux sept collines. Ce livre sur les collines et le pouvoir à Rome constitue un prologue à la synthèse sur le Palatin, de la mort d'Auguste au règne de Vespasien, que proposera le prochain volume des Neronia. Il permet de mettre en perspective l'ascension palatine du pouvoir impérial, et d'en souligner les enjeux en s'interrogeant sur le rôle structurant des reliefs dans la vie et l'imaginaire politiques romains.
Cet ouvrage sur le Palatin, de la mort d'Auguste au règne de Vespasien, offre une vision renouvelée de nos connaissances sur les débuts de la résidence impériale à Rome. Ce livre interroge l'enracinement de l'imperium au Palatin. La chronologie de l'ouvrage ouvre sur les moments les plus méconnus du premier Palatin impérial, entre la fondation d'Auguste et la mise en forme de Domitien, où la colline et le palais s'assimilent. Ce livre réunit une trentaine d'études inédites, réalisées par des chercheurs, archéologues, historiens et littéraires, qui comptent parmi les meilleurs spécialistes de ce sujet. Richement illustré, il témoigne du renouvellement des connaissances et des interprétations sur cette question de l'émergence de la colline du pouvoir à Rome.
Cet ouvrage développe une question au croisement des études sur la religion et le droit des Romains. Il revient sur une thèse émise par de nombreux spécialistes sur les conceptions juridico-religieuses des Anciens. Ainsi, il est souvent admis que depuis la plus haute antiquité, les Romains auraient effectué une division tripartite des choses divines, à l'aide des notions de sacer, religiosus et sanctus. Globalement, les choses sacrées (res sacrae) correspondraient aux édifices cultuels, les choses religieuses (res religiosae) aux tombeaux, et enfin les choses saintes (res sanctae) aux murailles et aux portes des cités. Ces distinctions, présentes dans quelques sources anciennes, ont été systématisées par de nombreux chercheurs, et ont été souvent rapportées à l'époque archaïque. L'exemple le plus fameux d'une telle approche est fourni par Georges Dumézil qui a utilisé cette division des choses dites de droit divin comme illustration de sa thèse sur l'idéologie tripartie des sociétés indo-européennes. Après une étude de l'historiographie de cette question, l'auteur mène une analyse des sources de la tripartition qui lui permet de poser l'hypothèse d'une construction tardive et artificielle de la trilogie juridique, avec l'ajout de la catégorie de sanctus à un binôme plus ancien sacer-religiosus. Cette création semble résulter de fortes évolutions sémantiques et d'un réaménagement progressif des catégories juridiques au profit de l'autorité impériale qui trouvent leur aboutissement dans l'?uvre de Justinien.
Autour de Néron. Mélanges en hommage à Yves Perrin Autour de Néron est un livre en hommage à Yves Perrin, professeur d'Histoire romaine à l'Université Jean-Monnet de Saint-Etienne et spécialiste international du dernier des Julio-Claudiens et de la Rome antique. Le livre réunit des contributions de collègues et amis structurées autour de la figure de Néron : artifex, dominos et imperator. Elles visitent ces dénominations du prince et dressent un portrait complexe du personnage et de son action. "Artiste", il le demeure incontestablement dans la mémoire collective, principalement comme chanteur et musicien, mais d'autres aspects de son art peuvent aussi être explorés, un Néron ingénieur, avide d'innovation et de précision. Maître de la Maison des Césars - lieux, corps et culture chargés d'histoire quand Néron en prend la tête - il y imprime profondément sa marque dans les dernières années du règne parla construction de la Domus Aurea. La Maison a cependant son histoire et il y évolue et se confronte aux aléas du pouvoir, plus que domestique dans le cas des Césars, et à sa morale. Le pouvoir effectif sur l'Empire occupe la dernière partie de l'ouvrage avec une série d'enquêtes précieuses qui enrichissent l'étude des relations entre le pouvoir central et les communautés de l'espace impérial. Elles mettent en perspective l'histoire souvent égocentrée de Néron et enrichissent la problématique de la centralité du pouvoir. Autour de Néron, dans l'esprit d'Yves Perrin, élargit les enquêtes au monde romain d'un vaste premier siècle de l'Empire et s'interroge également sur la réception du prince et plus globalement de l'Antiquité romaine dans le monde moderne et contemporain.
A la suite de la réforme de Benoît d'Aniane (816), le clergé était régulièrement partagé en trois groupes : les moines, les chanoines et les religieuses. Pour les hommes il y avait ceux qui se coupaient du monde, les moines, et ceux qui y demeuraient, les clercs et les chanoines; les premiers pouvaient rester laïcs, les seconds recevaient les ordres de la cléricature, notamment le diaconat puis la prêtrise. Toutefois le partage n'était pas entièrement satisfaisant, car certains chanoines voulaient eux aussi mener une vie placée sous le signe d'une règle, comme les moines, et suivre le régime des Apôtres, marqué par une vie commune et l'absence de propriété personnelle. Au début du XIe siècle, à l'instigation de la communauté religieuse de Saint-Ruf, près d'Avignon, un mouvement se développa dans cette direction et, en 1092, le pape Urbain II en vint à soutenir les chanoines qui adoptaient une règle nouvelle, dite de saint Augustin, distincte de celle de saint Benoît de Nursie. Ainsi se trouvait créée une catégorie de religieux intermédiaire entre les moines et les chanoines. Le sixième colloque international du CERCOR, dont les actes sont publiés ici, leur a été entièrement consacré. Il comprend deux groupes de communications : le premier s'attache à la définition des chanoines réguliers face aux moines et aux chanoines séculiers et à l'étude de leur spécificité en matière de liturgie, d'enseignement, d'accueil des pauvres et des femmes, d'ouverture aux laïcs ; le second examine l'expansion des chanoines réguliers dans certains pays (France, Empire, Italie, Espagne, Grande-Bretagne).
L a Société d'Etudes Anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles a été créée en 1975 par les professeurs J. Béranger, J. Dulck et R. Ellrodt. Son champ de recherche s'étend de la naissance de Shakespeare aux Lyrical Ballads de Wordsworth et Coleridge ou, si l'on veut, de la fin de la Renaissance au début du Romantisme. Cette tranche d'histoire, qui va jusqu'aux années 1830 en ce qui concerne les études américaines, forme un tout cohérent particulièrement riche dans les domaines de la littérature (roman, théâtre, etc.), de l'histoire des idées politiques, économiques, scientifiques, esthétiques, et tout ce qui concerne les grands enjeux sociaux de la civilisation occidentale moderne et contemporaine. La Société publie deux fois par an sa Revue (RSEAA XVII-XVIII) centrée sur des thèmes de recherche explorés lors de colloques annuels ou à l'occasion d'une réflexion collective dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement de l'enseignement français (Agrégation. Capes). Ce volume porte sur Tristram Shandy de Laurence Sterne, Pride and Prejudice de Jane Austen, Some Thoughts Concerning Education de Locke, la philosophie politique de Thomas Jefferson et la Royal Academy of Arts. sous les signatures de Peter de Voogd, Jens Gurr. Anne Bandry-Scubbi, Brigitte Friant-Kessler, Pierre Goubert, Marie-Laure Massei-Chamayou, Pierre Lurbe, Jean-François Baillon, Elise Marienstras et Thierry Labica.