Considéré par certains (Yasushi Inoué, Nicolas Bouvier) comme l'écrivain occidental qui a su approcher au plus près l'intime génie du Japon, le Portugais Wenceslau de Moraes (1854-1929), goûté dans le monde entier par tous les amateurs de littérature voyageuse, était resté jusqu'à ce jour quasi inconnu des lecteurs de langue française (à un remarquable livre près : Le Culte du thé, La Différence. 1998). Trente années durant, ce solitaire épris de belles passantes s'est exilé volontaire à Kôbé. Il épouse une Japonaise, s'appliquera à dresser la carte du Tendre de l'empire du Soleil-Levant, au fil de subtiles chroniques qu'il destinait aux journaux de Lisbonne. Les seize récits ici rassemblés, pour l'essentiel composés vers la fin de la vie de l'écrivain, conjuguent comme à mi-voix humour blessé et nostalgie. Moraes s'intéresse à tout : aux femmes bien sûr, aux paysages, aux scènes de la rue, aux saisons qui nous parlent du temps qui passe... Sous le sourire filtre la tristesse d'un vieil homme solitaire, qui arpente les cimetières aux côtés des fantômes de ses défuntes O-Yoné et Ko-Haru, des fantômes qui se métamorphosent en lucioles lorsqu'ils en ont le loisir... - et qui appelle de ses vœux le jour béni où il s'allongera enfin auprès d'elles. Le résultat : un cocktail à doses finement équilibrées - moitié saudade lusitanienne, moitié zen de pure essence nippone. Yasushi Inoué affirmait que la lecture des Œuvres complètes de Moraes était à ses yeux un " devoir " pour tout lecteur (japonais notamment). Ajoutons que c'est aussi un plaisir - et de la rare espèce.
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Nombre de pages
139
Date de parution
06/05/2005
Poids
178g
Largeur
140mm
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EAN
9782752900982
Titre
O YONE ET KO HARU
Auteur
Moraes Wenceslau de ; Nédellec Dominique
Editeur
PHEBUS
Largeur
140
Poids
178
Date de parution
20050506
Nombre de pages
139,00 €
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Publié en 1905 à Kôbe, Le Culte du thé est un petit traité savoureux et pittoresque, à l'usage des Occidentaux barbares. Il retrace (histoire de la plante, introduite au Japon par les bonzes, décrit la cueillette et le traitement du thé, artisanaux à l'origine puis pervertis dans les grands centres industriels. Il explique ce qu'est le cha-no yu, rituel presque religieux qui préside à la préparation et à la manière de servir le thé, et nous conte les mythes et les légendes qui (entourent et qui en font un élément si essentiel de l'âme japonaise.
Wenceslau de Moraes est né à Lisbonne en 1854 et mort au Japon en 1929. Conformément à son désir, ses cendres furent déposées dans la tombe de Ko-Haru, sa dernière compagne, à Tokushima. Yasushi Inoue affirmait que la lecture de ses oeuvres était à ses yeux un "devoir" pour tout lecteur - japonais notamment.
Rentrée littéraire 2025 Prix Pulitzer 2024 1874, au lendemain de la guerre de Sécession. Sur les routes de Virginie-Occidentale se croisent civils et soldats, renégats et vagabonds, affranchis et fugitifs. ConaLee, 12 ans, l'adulte de sa famille depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne, entreprend un voyage avec sa mère, qui n'a pas prononcé un mot depuis des mois, et l'homme qu'on lui a dit d'appeler "papa" . Ce vétéran sudiste, qui s'est imposé dans leur monde, les dépose à l'entrée de l'asile d'aliénés de Trans-Allegheny. Là, loin de leurs proches, se faisant passer pour une dame et sa bonne, mère et fille empruntent le long chemin de la guérison. Une fois de plus, Jayne Anne Phillips tisse un récit envoûtant où la mémoire collective, les secrets familiaux et les fracas de l'Histoire se conjuguent. Dans une prose d'une beauté âpre, elle s'attache à dépeindre avec empathie les victimes, les blessés dans leur chair et leur âme. Et fait revivre une galerie de personnages mémorables : Dearbhla, la guérisseuse irlandaise qui sait lire dans les pierres, O'Shea, le veilleur de nuit amnésique ou encore Mrs Hexum, la cuisinière au grand coeur. Autant de sentinelles qui tentent à leur échelle de protéger un monde qui se délite et de réparer les vivants.
Vous voulez que je vous ouvre ma tête pour aller voir dedans ? Si j'étais vous je voudrais pas savoir." C'est un homme inquiet qui appelle la gendarmerie parce qu'il est sans nouvelles de sa femme. C'est une infirmière aimant marcher seule quand le sommeil la fiait. C'est un petit garçon avec des yeux profonds comme des lacs et qui a perdu sa mère. Mathis a six ans. Il est le dernier témoin du drame qui s'abat sur lui. Alors il répond quand on l'interroge, hésite, se reprend, questionne le vide. Car lorsqu'on disparaît, c'est bien qu'on est encore quelque part, non ? Cette histoire commence dans le Narbonnais, juste avant Noël. Un couple sur le point de se séparer, des étangs fouillés sans relâche, un enfant seul. C'est sa voix que l'on entend. Voix de tête dans ce roman où amour, violence et solitude sont disséqués tour à tour par les principaux intéressés en un long chant qui se déploie jusqu'à l'inexorable. Y a-t-il plus grand trauma que de perdre sa mère du fait de son père ? Partant d'un angle mort des féminicides, Delphine Saubaber nous plonge dans un roman déchirant d'une sidérante vérité.
Rufous Flanagan, cartographe spécialisé dans le recensement des espèces en voie d'extinction, est lui-même sur le point de disparaître. Atteint d'une démence précoce qui s'attaque irrémédiablement à sa mémoire, il se lance un défi : revoir une dernière fois ses frères et soeurs, mais aussi, avant de l'avoir totalement oubliée, la cabane où ils ont trouvé refuge pendant plusieurs mois, des décennies plus tôt. Commence une odyssée périlleuse, sur les sentiers isolés de Colombie-Britannique, alors que les feux de forêt font rage. Car Rufous doit affronter non seulement une nature hostile, mais surtout le démantèlement de son propre esprit. Ses souvenirs, tantôt vivaces, tantôt fugaces, deviennent une carte qui le guide dans un voyage où la frontière entre rêve et réalité s'estompe... Lettre d'amour à un monde en sursis, Ciel noir, coeurs battants nous emmène à la recherche du temps perdu et d'une identité fracturée. Et réaffirme avec mélancolie la puissance des liens, familiaux ou choisis.
Dans un futur proche où le grand dérèglement contraint aux migrations, un père a choisi de fuir la ville pour emmener sa famille sur la Butte, le domaine de ses ancêtres isolé en montagne. Pilha, Dag et Mette, ses trois filles, y endurent une vie de servitude sous les ordres de leur mère. Il y a aussi Finn, le frère, né un jour de tempête, le seul pour lequel le père envisage un avenir. Car viendra le temps où il faudra conduire chacune des filles en haut de la montagne. Ainsi en a décidé la malédiction qui pèse sur la lignée. Ainsi en a décidé le père. Il faudra sacrifier au rituel. Parce que ce qui coule entre les cuisses des filles ne permet pas le doute. Lorsque Pilha, l'aînée, est atteinte de la mystérieuse maladie du sang, elle est escortée jusqu'au Mont. Et Pilha ne revient pas. Dag l'a compris, elle sera la prochaine. Alors, c'est décidé : son sang ne coulera pas. Dans la forêt dont elle a fait son royaume, la tension monte. Et de découvertes macabres en révélations, la jeune fille trouvera le courage de s'arracher à la funeste destinée familiale.