L.L. de Mars nous revient avec un récit d'espionnage épistémologique d'historien de l'art. Il tente d'aborder la question iconographique par le dessin lui-même, sans recourir à un autre registre de langage, si tant est que le dessin puisse être considéré comme un langage. Le langage étant cognitif avant d'être communicatif, il peut. Gwladys Le Cuff est historienne de l'art. Elle s'empare du travail épistémologique en dessins de L.L. de Mars et en fait son objet d'étude, faisant à son tour ?uvre d??uvre. Elle livre ainsi une lecture de cette pierre de Rosette. L.L. de Mars s'empare de ce décryptage et le corrige en rouge, rageusement. Un appareil critique de l'appareil critique de l'appareil critique égare le lecteur, le renvoyant du trait au texte puis du texte au trait, comme on ne peut penser simultanément le texte et l'image. C'est dans ce mouvement seulement que se livre l??uvre cryptique décryptée recryptée.
Nombre de pages
54
Date de parution
04/03/2022
Poids
694g
Largeur
298mm
Plus d'informations
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EAN
9782390080800
Titre
Depuis un crâne
Auteur
De Mars l.l. ; Le Cuff gwladys
Editeur
5EME COUCHE
Largeur
298
Poids
694
Date de parution
20220304
Nombre de pages
54,00 €
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Chronique émotionnelle de l'écroulement d'un monde, Sous les bombes sans la guerre évoque les derniers moments de la vie d'un homme, accompagné de son fils. Ce dernier est représenté sous les traits de Pif le chien, personnage créé en 1948 par José Cabrero Arnal pour le quotidien L'Humanité. Le père a l'apparence de Top, précurseur de Pif, né en 1935. Submergés par un déluge de larmes, de sang et de bombes métastasiques, nos deux animaux aux traits ronds se retrouvent confrontés à l'abîme d'une aventure inéluctable. L'écoulement du temps se fait erratique, le lecteur est embarqué dans des allers-retours incessants entre le présent à l'hôpital et les réminiscences altérées d'un passé enfoui à jamais, mettant par exemple en scène Top chevauchant sa fameuse fusée, attaqué par des moustiques géants ou encore prisonnier d'un camp d'internement pendant la guerre d'Espagne. Cet univers instable se déploie dans un livre au format ample où se croisent tableaux inspirés de la peinture chrétienne et planches de BD classique, communisme et religion, souvenirs du père et du fils. Réalisé en tirage limité du fait de son façonnage artisanal, Sous les bombes sans la guerre est un objet bâtard mettant en regard expérience intime et culture populaire.
Miscellanées de récits courts de LL de Mars, Plusieurs lièvres à la fois dévoile les différentes facettes des travaux graphiques disséminés sur une dizaine d'années par un auteur qui se montre davantage dans des expositions, sur internet ou dans des auto-éditions que dans des livres. Une certaine fatigue à exister sereinement dans les contraintes des ?professionnels? de l'édition on toujours entraîné l'auteur à vivre sa libre inconstance dans les riches marges que n'atteignent que les curieux. Mélangeant strips et récits courts, ou l'humour féroce (à la manière de son dernier ouvrage 15 jours avant la fin du monde) se dispute avec des métaphysiques absurdes et des climats oniriques et cruels, ce recueil prend le pouls d'un auteur au dilettantisme rigoureux et à la subversion naturelle. Une parole rare.
Hanté par l'absurdité de la finitude humaine, ce livre de L.L. de Mars consiste en un recueil de strips peints selon de délicats camaïeux ocre, orange et bruns. Le principe est des plus élémentaires : chacun d'entre eux met en scène un personnage incarnant la Mort qui médite et commente sa fonction et sa position, la manière dont elle est perçue et perçoit le monde en retour.Hanté par l'absurdité de la finitude humaine, ce livre de L.L. de Mars consiste en un recueil de strips peints selon de délicats camaïeux ocre, orange et bruns. Le principe est des plus élémentaires : chacun d'entre eux met en scène un personnage incarnant la Mort qui médite et commente sa fonction et sa position, la manière dont elle est perçue et perçoit le monde en retour.
Les chants de Maldoror d'Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, fait partie des grandes oeuvres de la littérature française. LL de Mars en propose une "traversée graphique" qui a l'immense délicatesse de ne pas sombrer dans "l'illustration romantique", à l'opposée de ce texte venimeux, mais bien de parcourir de façon insidieuse et moderne la passion dévastatrice du texte. L'occasion aussi de (re)lire la version intégrale des Chants publié en 1890 par Léon Genonceaux.
Dans ce cinquième et ultime volume, nous suivons les péripéties de M. Espoir, personnage atypique niché dans un coin de campagne finnoise. Les précédents volumes nous avaient présenté un personnage, coupé du monde, qui évoluait dans un quotidien aux limites de la mélancolie quand il n'était pas aux prises avec ses démons et ses fantasmes. Comme à l'habitude, le récit fonctionne comme une machine philosophique et métaphysique sans perdre sa dimension sensible. Ce dernier tome est l'occasion de se replonger dans la biographie de M. Espoir, son enfance, ses rêves de jeunesse, sa vie de couple... Pour ce rendre compte que rien ne vaut l'instant présent. Une façon de clôturer le grand cycle de M. Espoir sur une note résolument joyeuse.
La mécanique du récit abolit lentement la liberté des personnages, qui se débattent mollement dans les apories et les questionnements, déployant leurs gesticulations comme chorégraphie de cette méditation graphique inédite.
Ce livre rassemble 130 dessins choisis et sous-titrés par l'auteur, répartis en six chapitres à la longueur exponentielle. Chaque chapitre crée une cohérence thématique, voire narrative, entre les images. Ce livre est dans la continuité des livres de Frédéric Poincelet publiés aux éditions Ego Comme X. Les amateurs retrouveront son amour du dessin et son univers intimiste. Paru en 2008, il reparaît 7 ans plus tard avec une nouvelle jaquette conçue et dessinée par l'auteur.