La Boétie Etienne de ; Smith Malcolm ; Magnien Mic
KLINCKSIECK
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EAN :9782252046531
Penseur météorique, auteur d'une hypothèse aussi subversive que scandaleuse, Etienne de La Boétie est âgé de dix-huit ans lorsqu'il écrit un texte que son ami Montaigne intitulera plus tard Discours de la servitude volontaire et auquel les calvinistes donneront le titre régicide de Contre Un. L'hypothèse de la "servitude volontaire" inaugure une des enquêtes les plus vertigineuses sur la domination puisqu'elle interroge le "vice monstrueux" conduisant les dominés à consentir à leur servitude, et même à combattre pour elle. Selon un mouvement d'analyse inconnu jusqu'alors, La Boétie questionne la capture dangereuse du désir par le nom d'Un et ouvre le passage du psychique au politique. Interrogation intempestive de notre rapport au politique, médiateur de la dimension d'énigme de la domination, le Discours de la servitude volontaire n'a jamais cessé d'ouvrir et de déplacer le périmètre de sa réception. Le parti pris de cette édition est de croiser l'interprétation d'une historienne (Arlette Jouanna) avec celles d'un anthropologue (James C. Scott), d'un écrivain (Pascal Quignard) et de trois philosophes (Miguel Abensour, André Pessel et Francine Markovits) pour que l'entrée dans la lecture suive une découpe pluridisciplinaire, prometteuse de nouvelles lumières.
Nombre de pages
173
Date de parution
16/09/2022
Poids
322g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782252046531
Titre
Discours de la servitude volontaire
Auteur
La Boétie Etienne de ; Smith Malcolm ; Magnien Mic
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
140
Poids
322
Date de parution
20220916
Nombre de pages
173,00 €
Disponibilité
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Publié en 1576, le Discours de la servitude volontaire est l'oeuvre d'un jeune auteur de dix-huit-ans. Ce texte (ô combien actuel!) analyse les rapports maître-esclave qui régissent le monde et reposent sur la peur, la complaisance, la flagornerie et l'humiliation de soi-même. Leçon politique mais aussi leçon éthique et morale, La Boétie nous invite à la révolte contre toute oppression, toute exploitation, toute corruption, bref contre l'armature même du pouvoir.
Le renom d'Etienne de La Boétie s'attache à un écrit composé "en sa première jeunesse", "à l'honneur de la liberté contre les tyrans". Dans le branle-bas de combat qui secouait le dernier quart du seizième siècle, le célèbre libelle fut promptement rebaptisé "Le Contr'Un". Aux périodes des troubles de l'histoire de France et, en particulier, chaque fois que la nation se dressait contre l'autorité souveraine, il fut utilisé comme appel à la sédition.Cependant, la résistance à la misère et à l'oppression ne passe pas, selon La Boétie, par la violence et le meurtre. La servitude des peuples est volontaire ; ce sont eux qui "se coupent la gorge" et qui, en acceptant le joug, dénaturent la nature humaine. Les hommes échapperont donc à leur horrible sujétion, en reconquérant leur vérité première, leur "nature franche". De cette restauration ontologique, dépend la grande péripétie de la vie politique qui, dans une perspective contractualiste, fera de l'homme, et non plus de Dieu ou de ses lieutenants, le seul maître d'oeuvre du monde politique.La Boétie n'a rien d'un révolutionnaire, mais il est assurément le premier des Modernes. Si, en face des monarchies de son temps, son essai avait le don d'une inactuelle, il a conquis une actualité temporelle qui ne peut se démentir : il y va, dans l'Etat moderne, de la dignité de l'homme.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.