La tentation. Carnet de voyage au Pakistan, 1ère partie
De Heyn Renaud
5EME COUCHE
16,30 €
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EAN :9782960018684
?Mais qu?est-ce donc qu?un islamiste ?? me demande un iranien. Je ne peux que lui faire le portrait d?un réactionnaire avide de pouvoir pour qui la religion n?est qu?un prétexte à la domination, à la violence, à la terreur. ?Pourtant, me dit-il, islamisme signifie fidélité et profonde connaissance des sources de l?Islam. Notre livre, le Coran, ne demande à personne de se comporter ainsi.? L?image que j?avais de la religion n?était peut-être pas très éloignée de celle-là avant mes voyages, ma vision de l?Islam était pleine de stéréotypes. Depuis plus de dix ans, Renaud De Heyn dessine le voyage. De chaque pays traversé, il ramène à la manière de Ferrandez des carnets de croquis, notes, archives, documents. Villes et contrées s?enchevêtrent en mots et en traits, pour raconter, en bande dessinée, souvent avec humour et toujours avec justesse, une expérience vécue : la sienne. ?La tentation?, fruit de plusieurs séjours au Pakistan, est son premier album.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
44
Date de parution
01/10/2002
Poids
214g
Largeur
190mm
Plus d'informations
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EAN
9782960018684
Titre
La tentation. Carnet de voyage au Pakistan, 1ère partie
Auteur
De Heyn Renaud
Editeur
5EME COUCHE
Largeur
190
Poids
214
Date de parution
20021001
Nombre de pages
44,00 €
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Vous étiez un bon équipage. Aussi bon qu'un équipage qui empoigna jamais la toile battante d'une lourde misaine avec des cris sauvages; ou qui, ballotté dans la mâture, invisible dans la nuit, rendit hurlement pour hurlement au vent d'ouest.
Mehdi et Soraïa, frère et s?ur, survivent au sein d'une famille très pauvre de la région du Rif, au Maroc. Mais un coup du sort contraint la famille à vendre Soraïa à des bourgeois de la grande ville de Tetouan. Surexploitée, humiliée, battue et en butte à la lubricité de son patron, la jeune fille devient vite l'une de ces esclaves modernes qui pullulent au Proche et au Moyen-Orient. De son côté, révolté par ce qu'il devine du sort de sa s?ur, Mehdi, sans autre ressource que sa volonté, part à sa recherche. La descente aux enfers de deux parias des sociétés musulmanes d'aujourd'hui, crûment mise en images par le pinceau radical d'un auteur exigeant, en pleine possession de ses moyens.
Pour conserver l'esprit du carnet de voyage, les chapitres sous forme de bande dessinée alternent avec les textes et les nombreux croquis pris sur le vif. Chaque chapitre raconte une rencontre. Sous forme de transition, les textes et les croquis présentent le lieu de la rencontre suivante et commentent la précédente. Dans ce troisième et dernier tome de "La tentation", nous sommes dans la vallée de Chitral, ancien royaume himalayen du Nord du Pakistan. Quinze jours passés auprès d'une tribu animiste aux origines mystérieuse permettent à Renaud De Heyn de prendre la distance nécessaire face à ses doutes spirituels. Il rencontre alors l'étrange et fascinant Laothi, ancien fakir perdu entre son occidentalité et sa vie au Pakistan. Cet européen converti à l'islam, qui a quitté l'Allemagne de l'après-guerre, orientera définitivement le choix de l'auteur.
L'univers de François Burland est à l'image d'un grand bazar. On y trouve toutes sortes d'oeuvres : papiers recyclés, collés, peints ou gravés, broderies qui s'affichent comme des dessins colorés, sculptures ou jouets bricolés aux échelles brouillées. Le tout s'affranchissant des contraintes esthétiques pour permettre le jeu libre des formes et la magie du désordre. Ces authentiques créations ont de quoi surprendre. Elles mêlent des représentations vernaculaires à des images plus universelles qui s'associent au verbe, selon une propre logique. Ces oeuvres possèdent donc un mot d'ordre : le slogan ou mieux une parole qui attrape. A l'origine, dans l'ancienne Ecosse, le slogan signifiait le cri de guerre d'un clan. Aujourd'hui il est devenu une forme privilégiée de la communication de masse tant publicitaire que politique ou culturelle et fait partie intégrante de notre environnement. Chez François Burland, le slogan est tout cela à la fois, un alliage qui réunit le proverbe, la devise, la sentence et le cri de la foule. Il accroche, il rallie, il dicte. Il est certes un acte verbal mais sa lecture reste inséparable de sa forme plastique. Aussi pour comprendre l'esprit libertaire de cet artiste et sa capacité à être dans une attitude active et non soumise, il faut envisager la lecture de son oeuvre sous le signe de la résistance. "Créer c'est résister" pense Gilles Deleuze, qui établit "une affinité fondamentale entre l'oeuvre d'art et l'acte de résistance" . Il précise : "résiste à la mort soit sous la forme d'une oeuvre d'art, soit sous la forme d'une lutte des hommes". François Burland l'artiste est-il un rescapé ? Son histoire, ses années en marge de la société, sa rencontre avec le Sahara et son itinéraire artistique le font tout simplement naître. "J'ai commencé à faire de la peinture pour échapper à la vie. Au bout du compte c'est elle qui m'a ramené à la vie... " Il peut prétendre à l'art.
Dans ce cinquième et ultime volume, nous suivons les péripéties de M. Espoir, personnage atypique niché dans un coin de campagne finnoise. Les précédents volumes nous avaient présenté un personnage, coupé du monde, qui évoluait dans un quotidien aux limites de la mélancolie quand il n'était pas aux prises avec ses démons et ses fantasmes. Comme à l'habitude, le récit fonctionne comme une machine philosophique et métaphysique sans perdre sa dimension sensible. Ce dernier tome est l'occasion de se replonger dans la biographie de M. Espoir, son enfance, ses rêves de jeunesse, sa vie de couple... Pour ce rendre compte que rien ne vaut l'instant présent. Une façon de clôturer le grand cycle de M. Espoir sur une note résolument joyeuse.
La mécanique du récit abolit lentement la liberté des personnages, qui se débattent mollement dans les apories et les questionnements, déployant leurs gesticulations comme chorégraphie de cette méditation graphique inédite.