Peut-on gagner sa vie sans être mafieux quand on naît dans les quartiers populaires de Naples ? Gennaro, 21 ans, le voudrait bien. Mais le voilà convoqué par Don Rafele, le parrain du quartier, et pas seulement du quartier, comme le garçon va le découvrir. Placé sous la surveillance de Paolino, l'effroyable colosse aux baroques pulsions, il connaîtra de près, dans leurs hideux détails, les trafics mondiaux de drogues, d'armes, d'êtres humains. Sa route croise celle d'agitateurs camorristes au service du maire, d'une tribu africaine avec son roi et son lion régnant sur les souterrains de la ville, d'une putain sud-américaine miraculeusement pure, d'une mère écrasée par l'élimination de son jeune enfant qui a vu ce qu'il ne devait pas voir. Gennaro se détache de sa femme et de ses deux enfants, et quand éclate la guerre des clans le gamin des rues, l'as des virées en scooter, se transforme en homme de main ivre de poudre, de sexe et de violence. Servi par la riche et savoureuse langue du petit peuple napolitain, ce récit nous plonge dans les entrailles noires du « Système » planétaire, avant de nous amener sur les toits d'une des plus belles cités du monde, d'où Gennaro verra poindre la possibilité de la rédemption.
Nombre de pages
228
Date de parution
08/09/2011
Poids
306g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782864247357
Titre
L'offense
ISBN
2864247356
Auteur
De Filippo Francesco ; Quadruppani Serge
Editeur
METAILIE
Largeur
140
Poids
306
Date de parution
20110908
Nombre de pages
228,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pjota, enfant de la misérable Albanie des années 80, raconte sa vie. Comment il se retrouve très jeune au service de Razy, le fantasque chef d'une mafia albanaise qui assure avec l'Italie le trafic de drogues et de femmes destinées à la prostitution. Les violences terribles auxquelles il est confronté, les épreuves féroces auxquelles on le soumet. Pjota réussira à fuir son pays et le monde des truands, mais ce sera pour être confronté à celui de la prostitution et à l'impossibilité d'une assimilation dans cette Italie si confortable qui ne veut de lui que s'il consent à rester dans son rôle. Amer et drôle, tour de force stylistique qui montre l'évolution culturelle et mentale de l'adolescent, ce livre offre une plongée dans un monde qu'on aperçoit seulement, parfois, au bord des routes sinistres...
Pjota, enfant de la misérable Albanie des années 80, raconte sa vie. Comment il se retrouve très jeune au service de Razy, le chef d'une mafia albanaise, les violences et les épreuves auxquelles il est confronté. Il conserve, cachés, des amas de livres dont il tire son savoir et son écriture. Et il fait son chemin chez les bandits car il s'est montré inégalable dans le coulage des hors-bord chargés de drogue. Pjota réussira à fuir son pays et le monde des truands, mais ce sera pour être confonté à celui de la prostitution et à l'impossibilité d'une assimilation dans ce pays si confortable qui ne veut de lui que s'il consent à rester dans son rôle. Traduit de l'italien. Le Naufrageur est un premier roman.
Employé de classe internationale pour hôtel de classe internationale. C'est ainsi que l'hôtel Samarcanda entend recruter un nouveau groom. Máximo, dix-sept ans, trois poils de barbe, bien décidé à sortir de l'enfance, se porte candidat. Adolescent solitaire un brin obsessionnel, passionné par la lecture de revues scientifiques et fasciné par les mécanismes de sa pensée, qu'il observe pendant des heures, il est convaincu que cette expérience sera sa véritable entrée dans le monde des adultes. Comme souvent dans les romans d'apprentissage, rien n'est conforme à ce qui était prévu, et c'est tant mieux. Passé et futur se bousculent et forment un précipité subtil et drôle, où l'on résout à la fois le mystère de l'origine tout en sautant dans l'inconnu - l'amour peut-être ? Où l'on découvre aussi que personne n'est exactement celui qu'on croit : il faut être indulgent. Et même tendre. Ce court roman époustouflant de maîtrise, splendidement écrit, est une des plus belles choses qu'il nous ait été donné de lire sur l'art délicat de grandir.
Erasmo Aragón est un journaliste salvadorien exilé au Mexique. Au début des années 1990, le gouvernement du Salvador et la guérilla entament des négociations ; il songe à regagner son pays d'origine, ce qui lui permettrait également de planter là sa femme et sa fille, qui l'énervent prodigieusement (d'autant plus qu'Eva sa femme vient de lui révéler sa liaison avec un acteur de pacotille). Hanté par des souvenirs confus, de vieilles culpabilités et la peur de ce qui l'attend au Salvador - après tout, il a toujours soutenu la guérilla - il vit dans un état second, coincé entre les vapeurs de l'alcool et les bouffées d'angoisse. Terrorisé par une douleur lancinante au foie qui l'empêcherait presque de boire si elle ne le poussait pas à se précipiter un peu plus dans la vodka tonic, il consulte don Chente Alvarado, un vieux médecin placide qui lui prescrit des séances d'hypnose censées le soulager. Au réveil, il ne se rappelle de rien. Paranoïaque, égoïste, velléitaire, le narrateur nous entraîne dans un flot de phrases délirantes, au bord de la crise de nerfs, de soirées arrosées en lendemains de cuites, obsessionnel jusqu'à la déraison, organique, désagréable. Avec ce roman brillant, Castellanos Moya continue sa grande exploration de la violence, ici incrustée au plus profond de l'individu, comme si la guerre habitait les corps bien longtemps après la fin des hostilités.
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Tatouage, piercing, scarifications, cutting, burning, peeling... Les marques corporelles sont à la mode et se sont débarrassées des valeurs négatives qui leur étaient associées. Que signifient-elles aujourd'hui pour les jeunes générations? Le Breton inscrit ces pratiques dans la tendance contemporaine à considérer le corps comme inachevé, un brouillon ouvert à tous les embellissements, à toutes les modifications. De même relie-t-il sa réflexion à ses recherches sur les conduites à risque, largement développées dans Passions du risque en montrant l'importance des marques corporelles dans le processus de « remise au monde », de reconstruction de soi des jeunes en difficulté. Moins ambitieux que ses livres précédents, Signes d'identité en constitue ainsi une sorte de chapitre supplémentaire particulièrement documenté. --Michel Abescat-- -- Télérama