Cespedes Baltasar de ; Béhar Roland ; Rique Thomas
ULM
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EAN :9782728809110
Les lettres humaines peuvent se réduire à deux parties principales : l'une traite du langage, l'autre des choses. B. de Céspedes Peut-être y a-t-il, dans [Les Ménines] de Vélasquez, comme la représentation de la représentation classique [...] Mais [...] un vide essentiel est indiqué : la disparition nécessaire de ce qui la fonde. Michel Foucault, Les Mots et les Choses, 1966, chap. 1. Le livre Dans L'Humaniste (1600), aussi connu sous le titre de Discours sur les lettres humaines, il s'agit pour Céspedes d?« instituer » le parfait humaniste ? tout comme un Baldassare Castiglione avait « institué » un parfait courtisan. Ce texte permet de réfléchir sur ce que fut l'humanisme, en Espagne et dans l'Europe tout entière, ainsi que sur la manière dont l'histoire en a été écrite jusqu'à nos jours. Mais il aide également à faire le deuil de la conception libératrice de l'humain ? car fondée sur la raison ? qui fut celle de l'humanisme de la Renaissance : inventée dans l'Italie des xive-xve siècles, centrée sur l'étude des lettres, elle fleurit, avec des penseurs de l'envergure de Politien et d'Érasme, jusqu'à l'aube du xviie siècle, quand Bacon, Galilée ou Descartes fondent la science moderne remplaçant la rhétorique par la mathématique et l'observation de la nature. Céspedes pose un regard déjà un peu mélancolique sur des « humanités » menacées par un processus de spécialisation des savoirs qui les condamne à terme à ne plus être que pédanterie de grammairiens. Enfin, L'Humaniste livre un témoignage de premier plan sur les études humanistes dans l'Espagne de 1600, au moment même où les lettres espagnoles apportent à l'Europe la plus riche de ses moissons : la comedia nueva, avec Lope de Vega, la poésie baroque, avec Góngora, le roman picaresque, avec Alemán et Quevedo, et le roman moderne, avec Cervantès. Inédit en français 20 illustrations noir & blanc L'auteur La vie de l'humaniste espagnol Baltasar de Céspedes est mal connue. Il meurt en 1615, l'année où Cervantès publie la seconde partie de Don Quichotte. Né à Grenade vers le milieu du xvie siècle, il fréquente en sa jeunesse le cercle de Diego Hurtado de Mendoza, puis se forme à l'école du grand humaniste Antonio Agustín. Dès 1583, il enseigne la rhétorique et la grammaire à l'université de Salamanque, et il jouera un rôle important dans la vie universitaire. En 1609, il reçoit à l'unanimité la chaire supérieure de grec, avec une augmentation de salaire confirmée par Philippe III. Humaniste renommé, il est fréquemment consulté et chargé de missions officielles. L'Humaniste est son texte le plus célèbre. L'éditeur Cette édition est le fruit d'un travail collectif, réalisé en séminaire à l'École normale supérieure sous la conduite de Roland Béhar. Agrégé d'espagnol, celui-ci est maître de conférences-HDR à l'ENS-PSL, spécialiste de littératures romanes de la Renaissance, du pétrarquisme, de l'histoire de l'humanisme et des rapports poétiques entre Italie et Espagne. Il a redécouvert récemment un texte de Cervantès qui jette une lumière nouvelle sur les dernières années de l'écrivain. On lui doit par ailleurs des ouvrages sur la littérature latino-américaine des xixe et xxe siècles (J.-L. Borges, V. Ocampo, J. Lezama Lima aux éditions Rue d'Ulm) et une nouvelle traduction des lettres de Frida Kahlo à Diego Rivera (Rivages, février 2026). Le préfacier Élève de Daniel Roche et de Roger Chartier, spécialiste d'histoire des sciences et de l'Europe des savoirs de la Renaissance aux Lumières, Stéphane Van Damme a enseigné successivement à Sciences Po, à l'université de Warwick et à l'École normale supérieure (chaire d'histoire moderne). Depuis 2025, il dirige la Maison française d'Oxford. Dernier livre publié : Les Voyageurs du doute. L'invention d'un altermondialisme libertin (1620-1820) (Fayard, 2023). Contexte éditorial En dehors d'articles spécialisés, la bibliographie française sur l'humanisme espagnol est relativement restreinte. Une attention particulière a été accordée à l'érasmisme, avec L'Érasme et l'Espagne (Droz, 1937, rééd. 1998) de Marcel Bataillon et, bien plus récemment, aux Belles Lettres en 2013, l'édition française par T. Vigliano du De disciplinis / Savoir et enseigner de Juan Luis Vives et le Juan Luis Vives. Vie et destin d'un humaniste européen de Carlos Noreña. Dans Le Rêve de l'humanisme. De Pétrarque à Érasme (Les Belles Lettres, 2002), Francisco Rico, récemment disparu, annonçait, avec l'un de ses chapitres, un projet jamais réalisé de livre sur L'Invention de la Renaissance en Espagne.
Nombre de pages
237
Date de parution
22/05/2026
Poids
270g
Largeur
140mm
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EAN
9782728809110
Auteur
Cespedes Baltasar de ; Béhar Roland ; Rique Thomas
Editeur
ULM
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140
Date de parution
20260522
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Quatrième de couverture « Tout a donc été soigneusement (dés)organisé pour que le caïdat s'impose et que les lascars ne puissent échapper à leur rôle de méchants. Aussi prendront-ils la vedette aux millions de benêts que l'État destine, en douce, au conditionnement des multinationales - abattement, abêtissement, abattage. Mais les « violences urbaines » détourneront mieux l'attention si elles se diversifient. Déclinaison d'une gamme de produits pour show choc: tournantes, voitures volées, vandalisme, sadisme anti-flic, islamisme, came, casses, caillassage, cambriolages, cannabis, racket, pitbulls, guerre des gangs. Montés en épingles, ces coups médiatiques inspireront même des jeunes que rien ne prédisposait à de telles exactions. La médiatisation de violences impunies, loin de les congédier, les entérine et leur donne droit de cité. » Le premier livre qui révèle les connexions entre violences urbaines, sexisme, défaillance de l'école, culture de masse et globalisation.
Le 21 avril 2002, un " monstre " est sorti des urnes. Sifflée, La Marseillaise tourne depuis en boucle pour conjurer ce démon. Mais la Bête a montré toutes ses dents ; il faut, pour mieux l'abattre, la nommer. Sinistrose... C'est la face hideuse de la politique, le désabusement incarné, le cauchemar d'une gauche en miettes. Qu'a-t-elle fait des vertus de la République ? A-t-elle, comme partout en Europe, failli à tous ses devoirs, de reniements en trahisons ? Dans une prose lucide et brûlante, Vincent Cespedes ne se contente pas de l'accabler. Il expose au contraire les conditions de la renaissance de l'action et de l'invention politiques. Il s'agit d'en finir avec les peurs collectives et l'irresponsabilité. Partis, médias et citoyens doivent reconquérir des principes qu'ils n'ont cessé de défigurer.
Nous voici malades de notre façon d'aimer. Un amour possessif, exclusif et lâche qui referme la famille sur elle-même, multiplie les névroses, mène parfois au suicide et à l'esseulement. Les rares spasmes de libération sont étouffés par les contrôles religieux et marchands, si bien que nous avons perdu ce qui faisait le sel de la relation amoureuse : l'élan généreux vers l'autre, le désir désintéressé, le don de soi. Comment sortir du corna et de la crispation ? Comment conjuguer enfin l'amour et la liberté. Je t'aime est un poème. Je t'aime est une cure. En cinq cents fragments Vincent Cespedes nous précipite dans l'Amour mortifiant d'Occident pour mieux nous en extraire. Contre le retour à l'ordre moral mais aussi contre la sexolatrie consumériste, sa prose ne laisse rien indemne. Révolution de l'intime, Je t'aime nous imite à transformer la société en redécouvrant le sens de l'abandon, du féminisme, de la virilité, de l'autonomie, de la solidarité et de l'aventure.
Louis et Noémie se rencontrent dans le TGV. Noémie étant sourde, ils dialoguent par écrit. Désabusé et adepte du "tout fout le camp", Louis enseigne dans un collège de banlieue et distribue des 00/20 à chaque dictée. Noémie, elle, est intime avec un correcteur professionnel et se passionne pour la liberté graphique avec laquelle la jeune génération pratique l'écrit (SMS, blogs, Internet...). Inévitablement, l'orthographe devient le thème central de leur conversation ferroviaire, et à chacun de leurs trajets le débat fait rage. Vincent Cespedes nous invite à un dialogue orthographiquement incorrect et passionnant. Il aborde ainsi les questions brûlantes de l'éducation, de l'illettrisme, des nouvelles technologies, des enjeux politiques et sociaux que recèle la "révolution" orthographique actuelle. Progrès ou décadence? Avancée à encourager par des réformes, fatalité inévitable ou mal à combattre sévèrement? En douze chapitres-trajets, Mot pour mot brasse avec humour et sagacité une matière riche qui nous concerne tous, et révèle que nos rapports à l'écrit, loin d'être neutres, sont complexes, épidermiques et fondateurs. Biographie de l'auteur Vincent Cespedes est philosophe, essayiste et romancier. Ancien professeur en ZEP, il a plusieurs livres remarqués à son actif notamment, chez Flammarion, La Cerise sur le béton, Sinistrose et Je t'aime.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.
Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.
Qu'elle s'appuie sur l'ornement, la peinture corporelle, le masque ou le pictogramme, la mémoire des peuples "sans écriture" a toujours paru labile, désordonnée, vouée à l'échec. Les "supports mnémoniques" dont parlent les historiens de l'écriture à propos de ces traditions sont régulièrement décrits connue des tentatives avortées de reproduire la forme extérieure d'un objet, ou des moyens graphiques simples d'exprimer des concepts élémentaires. Ce livre nous présente les résultats d'une vaste enquête anthropologique menée en Amérique indienne et en Océanie. Il analyse nombre de ces dispositifs visuels, tout en étudiant les contextes d'énonciation rituelle qu'ils impliquent et démontre une tout autre hypothèse: il existe une voie de la représentation chimérique par laquelle s'inventent des arts de la mémoire non occidentaux. Rien d'imitatif dans ces "supports mnémoniques" dont la forme mobilise le regard et invite à les décrypter. Ils sont les témoins visuels d'une série d'opérations mentales condensées en images efficaces, intenses et fragmentaires à la fois. Un nouveau champ de recherche s'ouvre grâce à l'étude de ces traditions iconographiques et orales qui concerne l'histoire des arts autant que l'ensemble des sciences sociales - une anthropologie de la mémoire.