Filles de scène. Edition bilingue français-anglais
De Angelis April ; Karsky Marie Nadia ; Larsonneur
PU MIDI
14,00 €
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EAN :9782810702954
La pièce en deux actes d'April De Angelis met en scène les premières femmes à avoir eu le droit de monter sur la scène anglaise durant la seconde moitié du XVIIe siècle. Le règne de Charles II marque l'hésitation du théâtre et de la société entre une nouvelle ère aux moeurs plus libérales et le renforcement insidieux d'une exploitation des femmes, et en particulier des actrices souvent décriées comme prostituées. Filles de scène montre cinq des plus célèbres actrices de leur temps, Nell Gwyn, Elizabeth Farley, Rebecca Marshall, Doll Common et Mary Betterton. Ces cinq femmes d'âges divers sont les pionnières d'une frontière sociale, sexuelle et artistique dont la conquête n'est toujours pas achevée. La beauté, ses avantages et sa dictature, les salaires indigents, l'inégalité sociale et sexuelle informent le dialogue des cinq actrices en coulisse, faisant écho aux morceaux de bravoure qu'elles interprétaient sur scène. Ainsi on passe du lamento de Cléopâtre sur son lit de mort au quotidien parfois tragique, parfois comique d'actrices et de femmes dont les aspirations et les combats sont toujours d'actualité.
Nombre de pages
200
Date de parution
20/03/2014
Poids
280g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782810702954
Titre
Filles de scène. Edition bilingue français-anglais
Auteur
De Angelis April ; Karsky Marie Nadia ; Larsonneur
Editeur
PU MIDI
Largeur
150
Poids
280
Date de parution
20140320
Nombre de pages
200,00 €
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Qui aurait pu imaginer que dans le "musée des horreurs" de la maison de couture O'Brian gisait un cadavre ? Un cadavre au milieu des mannequins de bois et de crin. Comme eux, immobile. Et avec un rictus terrifiant sur le visage, car le cadavre, lui, a un visage... S'il n'existait pas, au pénitencier de Kansas City, un règlement accordant aux prisonniers contraints de travailler dans les mines de charbon une remise de peine proportionnée à la quantité de charbon extraite au-dessus d'un certain seuil, le cadavre, après s'être retrouvé parmi les mannequins du "musée des horreurs", n'aurait pas fini sur le lit de Cristina O'Brian. Et un collier de verre aurait honnêtement continué de remplir son office de collier et n'aurait pas servi à une besogne aussi définitive que tragique.
Un soudain nous mène à la douleur que tout a préparé en nous, dans l'instant arraché à son rythme, dans le son des talons, dans le souffle qui s'éteint : c'était un après-midi d'août parmi les ombres du périphérique, notre rien à dire, filet de voix, scène muette.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.