Rivages de traite et frontières d'esclavage. Mondes ibériques, maghrébins et ouest-africains (VIIIe-
Almeida Mendes Antonio de ; Trabelsi Salah
CIHAM
29,00 €
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EAN :9782958580926
Au cours des siècles, les itinéraires migratoires en Méditerranée n'ont cessé de se recomposer, les frontières de s'ouvrir ou de se fermer, au gré des évolutions politiques, économiques et institutionnelles. La Méditerranée est devenue, ces dernières années, la route maritime la plus meurtrière au monde. Les migrants qui cherchent aujourd'hui à franchir la frontière méditerranéenne ont en commun d'être des "indésirables", des êtres en attente de nulle part, un fardeau encombrant pour des pays qui s'en débarrassent en les envoyant chez leurs voisins. Après-guerre, Hannah Arendt voyait dans les migrants, les réfugiés, les apatrides, le symbole d'un temps nouveau dans lequel des millions de femmes et d'hommes se trouvaient privés d'une place dans le monde. Les millions d'esclaves qui ont vécu sur les deux rives de la Méditerranée relèvent de cette catégorie d'individus déplacés qui, après avoir perdu leur qualité d'êtres humains, étaient condamnés à une mort sociale. Le phénomène de l'esclavage a donné lieu à de nombreux travaux qui prennent le plus souvent comme modèle le commerce atlantique des Africains. La marchandisation de millions de corps, les formes extrêmes de violence et de racialisation à l'oeuvre dans le monde atlantique ont longtemps effacé d'autres formes d'esclavage aussi cruelles, inscrites de façon durable dans les structures économiques, politiques et sociales des sociétés méditerranéennes, nord-africaines ou sahéliennes. Réfléchir à la place de ces esclaves revient à s'affranchir de l'image du navire négrier, à aller au-delà des chiffres monstrueux de la traversée transatlantique pour discerner des histoires de femmes et d'hommes qui, en dépit de l'invisibilité à laquelle ils ont été condamnés, font partie de l'histoire de nos sociétés méditerranéennes. C'est donc à suivre les traces de ces voyages incessants que ce livre invite, au cours d'un (très) "long Moyen Age" étendant ses bornes chronologiques du VIIIe au XIXe siècle.
Nombre de pages
286
Date de parution
04/12/2024
Poids
544g
Largeur
171mm
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EAN
9782958580926
Titre
Rivages de traite et frontières d'esclavage. Mondes ibériques, maghrébins et ouest-africains (VIIIe-
Auteur
Almeida Mendes Antonio de ; Trabelsi Salah
Editeur
CIHAM
Largeur
171
Poids
544
Date de parution
20241204
Nombre de pages
286,00 €
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Almeida Mendes Antonio de ; Thibaud Clément ; Otér
Résumé : L'HISTOIRE D'UN GRAND COMMERCE MONDIAL D'HUMAINS ET DE BIENS ENTRE L'EUROPE, LE MAGHREB, L'AFRIQUE ET LES AMERIQUES. DE LA TRAITE ARABO-BERBERE A LA TRAITE ATLANTIQUE, DU MOYEN AGE AUX ABOLITIONS DU XIXe SIECLE. 60 DATES ESSENTIELLES SELECTIONNEES ET EXPLIQUEES PAR DES SPECIALISTES. Chronologix REINVENTE LA CHRONOLOGIE. UN LIVRE QUI SE DEPLIE SUR 3 METRES POUR RESITUER LES EVENEMENTS DANS LA CONTINUITE. ANTÓNIO DE ALMEIDA MENDES (université de Nantes) et CLEMENT THIBAUD (Ecole des hautes études en sciences sociales) sont spécialistes des mondes ibériques et de l'Atlantique (Afrique, Amériques et Europe). Ils ont codirigé le programme STARACO (Statuts, Race et Couleurs dans le monde atlantique) à l'université de Nantes. NICOLAS OTERO a publié une quarantaine d'albums, dont Morts par la France et La Tuerie (Arènes BD) ainsi qu'un roman graphique inspiré de son enfance, Confessions d'un enragé (Glénat).
Cette nouvelle série de la collection Lire propose un éclairage neuf sur des œuvres majeures du XXe siècle fondatrice de notre " modernité ". Elle met en évidence l'événement qu'a représenté chaque livre analysé tant dans le contexte de l'époque que dans la vie et l'œuvre de l'auteur. Les grands moments du livre sont commentés et les enjeux et thèmes principaux font l'objet d'une synthèse. Accompagnée de tableaux, de citations remarquables et de notions clés, cette étude, destinée aux étudiants, lycéens et enseignants, passionnera tous ceux que la littérature contemporaine intéresse. Avec " Electre ", représentée pour la première fois en 1937, Giraudoux parvient à restituer toute sa force au mythe originel, tout en suscitant un tragique nouveau, résolument moderne. Présentant une Electre ignorante de l'assassinat de son père, il a donné à l'action une forme policière et fait de l'héroïne " la ménagère de la vérité ". Mais qu'est-ce que la vérité ? Face à Electre, qui n'est peut être pas si pure, il a dressé un Egisthe plein de noblesse. Leur conflit devient celui de valeurs antagonistes et entre lesquelles l'auteur ne tranche pas. C'est donc au spectateur d'arbitrer, de reconnaître l'ambiguïté fondamentale des personnages et de résoudre des contradictions peut-être insurmontables : ce sont aussi celles de notre temps.
Une somme médiévale traite-t-elle forcément de théologie ? Un conseil émane-t-il nécessairement d'un juriste ? Les codifications en termes de genres dans la littérature sont chose courante et les écrits médicaux en relèvent aussi, au Moyen Age comme à l'époque moderne ; les formes en usage y sont nombreuses, et aux traités et commentaires, s'ajoutent les conseils et quaestiones, les compendia, les summae, les livres de recettes et antidotaires, les aphorismes, les practicae, les régimes, les reportationes, etc. Face à la pluralité des intitulés et des formes discursives, les auteurs de ce volume ont souhaité réfléchir à ce qui faisait le genre, dans le domaine médical : le critère est-il l'unicité de l'objet examiné? Une unité thématique ? Une forme d'écriture spécifique ? La manière dont le texte est désigné par son auteur ? Ou encore, pour le livre manuscrit comme pour les premiers imprimés, le classement proposé par des copistes, des lecteurs voire des éditeurs ? Enfin, peut-on appliquer au Moyen Age comme à l'époque moderne un outil méthodologique qui serait la notion de genre éditorial ? Autant de questions auxquelles onze contributions de spécialistes d'histoire de la médecine dans des aires géographiques et à des époques variées, de la tradition médicale antique jusqu'au XVIe siècle, tentent ici d'apporter chacune un élément de réponse.
Si saint Pierre et saint Paul étaient devant les inquisiteurs, aussi bons chrétiens qu'ils fussent et qu'ils soient, les inquisiteurs les traiteraient assez mal pour leur faire confesser l'hérésie" , plaidait Bernard Délicieux devant Philippe le Bel en 1303. C'est sur le Midi de la France, où ceux que l'Eglise traquait et condamnait comme hérétiques se qualifiaient eux-mêmes de "bons hommes" , qu'a porté l'essentiel des études de Jean-Louis Biget : rassembler ici trente-quatre de ses articles écrits depuis 1971 permet de faire ressortir toute la richesse et l'unité d'une recherche majeure sur les dissidences religieuses dans la France médiévale. Né en 1937, Jean-Louis Biget, élève, maître de conférence puis professeur à l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, a concentré l'essentiel de ses travaux sur la région languedocienne médiévale, principalement Albi, et fut précurseur dans la relecture des mouvements hérétiques de l'Occident médiéval ; il est aujourd'hui une référence de premier ordre en ce qui concerne l'histoire des hérésies languedociennes et de l'Inquisition, en France comme à l'étranger. Dans ce livre fort de plus de neuf cents pages, il porte son regard sur les nombreux aspects des dissidences languedociennes médiévales.
Charansonnet Alexis ; Gaulin Jean-Louis ; Hélary X
Annexion, rattachement ou réunion ?? Le bon terme n'est pas facile à trouver, tant le processus qui a conduit les Lyonnais à devenir de bons et fidèles sujets du roi de France a été long et tortueux. Les mots latins du droit (permutatio, annexio, superioritas, imperium, potestas, auctoritas...) employés par les médiévaux eux-mêmes accentuent encore cette difficulté. Une chose est sûre ? : jusqu'au début du XIVe siècle, la ville relève sans aucun doute possible de l'Empire - séquelle des lointains partages qui ont divisé l'empire de Charlemagne. Mais, depuis saint Louis, les Capétiens ont mis à profit les querelles incessantes qui opposent l'archevêque et les bourgeois de Lyon pour intervenir dans les affaires de la ville. C'est sous Philippe le Bel (1285-1314) que la mainmise se fait plus pesante. En 1307, les "? Philippines ? " fondent la souveraineté du roi sur Lyon ? ; en 1310, l'armée royale vient à bout des velléités de résistance de l'archevêque ? ; à partir de 1313, Lyon est le siège d'une sénéchaussée royale nouvellement créée. Tout s'est joué en quelques années. Philippe le Bel et ses conseillers ont montré leur opiniâtreté. Quand la mauvaise foi et la duplicité n'ont pas suffi, ils n'ont pas reculé devant l'usage de la force. A la mort du "? Roi de fer ? ", les Lyonnais sont français. C'est pour mieux comprendre l'entrée de Lyon dans le royaume de France qu'une vingtaine d'historiens ont joint leurs efforts. Il leur a paru nécessaire, en effet, de reprendre la réflexion sur la situation particulière de Lyon à partir du IXe siècle et de la conduire jusqu'au début de l'époque moderne, quand la ville accueille les rois de France sur le chemin des guerres d'Italie. Grâce à leurs contributions, c'est l'histoire toute spéciale d'une ville-frontière, entre France et Empire, qui se trouve éclairée d'un nouveau jour.
Résumé : " Alleu " est l'un des termes les plus employés pour désigner la propriété foncière au Moyen Age central. Quant à l'" alleutier ", petit ou grand propriétaire libre, il est une figure traditionnelle de l'historiographie, classiquement opposée au vassal, au tenancier et au serf. Les alleux sont le plus souvent documentés au moment où ils sont absorbés par une seigneurie ; les alleutiers semblent donc chroniquement menacés de tomber sous la coupe de plus puissants qu'eux. Ils continuent pourtant d'apparaître dans les sources, ce qui est généralement interprété en termes de résistance. Les auteurs de ce livre réévaluent les rapports de l'alleu avec la seigneurie et la féodalité dans la France, l'Italie et la Catalogne des Xe-XIIe siècles, c'est-à-dire avant la redécouverte du droit romain et la formation de la doctrine dite du " domaine divisé " qui a défini les droits respectifs des seigneurs et des tenanciers. A la lumière des recherches récentes sur les évolutions socio-juridiques propres à cette période ? dont l'interprétation a été profondément renouvelée depuis vingt ans ? il apparaît que l'alleu n'est pas une butte-témoin de la propriété romaine, un îlot de liberté qui résisterait au féodalisme avec plus ou moins de succès. Il se distingue de la tenure ou du fief, mais imparfaitement, inégalement selon les régions considérées. Il désigne une terre librement conservable, transmissible et aliénable et, en ce sens, il est bien une propriété foncière. Mais la propriété de ce temps ? comme déjà, à certains égards, celle de Rome ? doit être comprise comme relative, dépendante de la condition personnelle du propriétaire et de sa situation par rapport aux pouvoirs supérieurs. C'est ainsi que peuvent être résolues les apparentes contradictions que présente la documentation et notamment celle-ci : que l'alleu soit par excellence la terre du noble mais qu'il puisse pourtant appartenir à un serf.