Novembre 1989 : nous ne sommes plus menacés chez nous, et le monde marche vers l'unité. Septembre 2001: globalisé, ce monde est divisé, instable, et les vulnérabilités des pays développés apparaissent béantes. Le choc du 11 septembre ouvre des perspectives incertaines, inquiétantes. Des conflits que nous croyions cantonnés aux marges du monde peuvent ravager le c?ur des métropoles du monde riche. La diffusion des techniques et l'éclatement des acteurs traditionnels du jeu politique rendent inmaîtrisable le paysage international. Au loin, des régions déterminantes pour les équilibres stratégiques de la planète peuvent se retrouver très vite déstabilisées. Le défi est lourd : il nous invite à redéfinir ce que nous entendons par sécurité. Les sociétés technologiques sophistiquées peuvent-elles se défendre, et contre quoi ? Sont-elles condamnées à une vulnérabilité croissante, en raison même de leur modernité ? Doivent-elles répondre aux menaces à l'intérieur ou à l'extérieur ? Les gigantesques appareils militaires détenus par les puissances - et la première d'entre elles, les États-Unis - correspondent-ils à la situation ? En définitive, le système international peut-il être autre chose qu'une juxtaposition - catastrophique - de forteresses impuissantes ?
Nombre de pages
130
Date de parution
13/02/2002
Poids
160g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782724608717
Titre
Sécurité : l'après-New York
Auteur
David Dominique
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
115
Poids
160
Date de parution
20020213
Nombre de pages
130,00 €
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Ndo-Pacifique : le concept, qui na que quelques années, veut exprimer une nouvelle structure de la mondialisation de la planète. En termes déchanges économiques, et de distribution de puissance, cest bien une zone unitaire qui se dessine du golfe Arabo-Persique au Pacifique, où se croisent, se mesurent, saffrontent toutes les grandes puissances. Il faut penser cette aire nouvelle, et les moyens dy agir : dispositifs politiques, économiques et militaires. Mais ce concept dIndo-Pacifique est aussi une tentative dencadrer la montée en puissance chinoise, de la brider dans un entrelacs de puissances limitant son poids. Lacceptera-t-elle ? Et pourra-t-on organiser la coexistence dintérêts si divers, dans une zone si vaste, en tenant compte des spécificités régionales et locales ? Le dossier de Politique étrangère pèse la pertinence dun concept qui tente de penser une zone stratégique-pivot.
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.