Située au coeur d'Alep, dans un ancien quartier très cosmopolite, la maison à cour Ghazalé ? du nom de ses derniers propriétaires ? est réaménagée au XVIIe siècle par une famille chrétienne de notables, et utilisée ensuite comme école allemande puis arménienne. Dès les années 1910, elle est inhabitée. Au début des années 1960, l'Etat commence à acheter la bâtisse qui, dans les années 2000, est prise en charge par la Direction générale des Antiquités et des Musées de Syrie en vue de sa transformation en musée de l'Histoire de la ville d'Alep. Des recherches puis des travaux de restauration de la structure et de la maçonnerie sont lancés, mais interrompus en 2012 peu après le début de la guerre. La maison résiste tant bien que mal mais, en juillet 2016, seuls sont préservés les deux tiers du gros oeuvre et une partie du décor sculpté des façades sur la cour. Les témoignages écrits, dessinés et photographiés rassemblés dans ce livre constituent une documentation indispensable. A travers l'histoire de cet ancien lieu de vie domestique, vestige et témoin d'époques révolues, l'ouvrage aborde celle d'Alep, ville plurimillénaire, carrefour économique et culturel du Moyen-Orient, et donne une idée de la qualité de vie qui l'animait. Au-delà de l'analyse de l'architecture et du décor intérieur exceptionnel, ce sont des pratiques de l'espace (féminin, masculin, privé, public...) qui sont révélées : un patrimoine matériel et immatériel vivant qui, malgré les destructions successives, ne tombera pas complètement dans l'oubli.
Date de parution
07/03/2019
Poids
886g
Largeur
242mm
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EAN
9782863643235
Titre
ALEP, LA MAISON GHAZALE - HISTOIRE ET DEVENIRS
Auteur
DAVID/CRISTOFOLI
Editeur
PARENTHESES
Largeur
242
Poids
886
Date de parution
20190307
Disponibilité
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Pour David, détenu dans une prison française, l'écriture s'est imposée comme un salut, une façon de dire et de se dire. Ce recueil rassemble une petite partie de sa production. Un témoignage lucide où pointe une lueur d'espoir pour un avenir meilleur.
Ce récit est l'histoire de ma vie, mon passage sur cette terre d'accueil, cette merveilleuse planète qui nous donne le meilleur, malgré ce que nous lui faisons subir. Avec de simples mots, je décris celui qui, à mon avis, est appelé, ici, sur terre, DIEU. Je suis tel un petit enfant qui raconte ses rêves, ses visions, les messages qui l'ont guidé et ont fait de lui ce qu'il est, David, un être humain comme tant d'autres.
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?