Vers l'esthétique. Penser avec les Réflexions critiques sur la poésie et sur la peinture (1719) de J
Dauvois Daniel ; Dumouchel Daniel ; Buhot de Launa
HERMANN
37,05 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782705690595
Les Réflexions critiques sur la poésie et sur la peinture, publiées pour la première fois par l'abbé Jean-Baptiste Du Bos en 1719, apparaissent comme l'un des textes fondateurs de l'esthétique philosophique. Ni peintre ni dramaturge, ni curieux ou marchand d'art, ni critique d'art au sens d'une profession qui n'existe certes pas encore, leur auteur se présente comme un simple citoyen de la République des arts, face à ceux qui s'en veulent les législateurs. Cet amateurisme, qui enveloppe immédiatement de se tenir du côté des oeuvres faites et de leur réception, plutôt que d'interroger la fabrique de l'oeuvre d'art, comporte néanmoins positivement la prétention de tenir un discours philosophique sur l'effet artistique, sur la fonction de l'art, sur la force comparée des arts, sur le génie et sur le goût. Cette dimension philosophique, qui se marque moins par quelque souci de fondation métaphysique que dans le déploiement de considérations anthropologiques permettant la compréhension des arts et de leurs paradoxes, est placée ici sous l'interrogation croisée de dix spécialistes de la théorie de la peinture, de la rhétorique et de l'esthétique.
Nombre de pages
260
Date de parution
11/09/2015
Poids
398g
Largeur
152mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782705690595
Titre
Vers l'esthétique. Penser avec les Réflexions critiques sur la poésie et sur la peinture (1719) de J
Auteur
Dauvois Daniel ; Dumouchel Daniel ; Buhot de Launa
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
398
Date de parution
20150911
Nombre de pages
260,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Abraham Bosse n'est ni le perspecteur sectaire ni le polémiste teigneux qu'une tradition continue et irréfléchie nous aura livré. Il faut bien plutôt le placer à l'origine de la théorie des arts du dessin en France. Nouée à sa pratique de la gravure, la perspective arguésienne lui permet une théorie de la représentation aussi bien qu'une pensée de la touche, c'est-à-dire d'une véritable invention manuelle. Bosse prononce d'emblée, pour la théorie de l'art, une voie originale qui anticipe par bien des aspects sur Roger de Piles et qui, pour l'essentiel, ne sera pas suivie d'effets académiques ; d'où le relatif oubli dans lequel ses leçons sont tombées. Celles-ci persistent cependant à demeurer magistrales autant qu'elles furent précoces, et nous sommes au temps où leurs conséquences sont devenues évidemment perceptibles : il faut relire Abraham Bosse.
La critique d'art picturale naît précisément avec les Réflexions critiques sur l'état de la peinture en France de La Font de Saint-Yenne, parues en 1747 ; elle s'ordonne à la manifestation périodique du Salon, où les peintres de l'Académie royale viennent présenter leurs productions de l'année. Or le premier critique prétend s'autoriser de son ignorance et de son amateurisme ; il veut juger en n'étant ni peintre, ni expert, ni collectionneur, ni marchand d'art. On essaie de comprendre comment la pensée esthétique de l'abbé Dubos, professée en 1718 avec les Réflexions critiques sur la poésie et la peinture, a pu fonder ou du moins rendre possible à certains égards cette innovation radicale dans les jugements de goût que fut la critique. Dubos apparaîtra moins comme un fondement dans une histoire conceptuelle qu'au titre de boîte à outils parmi laquelle La Font ira chercher les instruments bricolés mais efficaces de sa justification. On confirmera la contingence relative de ces rapports inauguraux avec le contrepoint de Baillet de Saint-Julien, tout jeune critique apparu dans l'immédiate filiation de La Font, et qui annonce davantage les formes de l'effort critique chez un Diderot, que n'a pu faire La Font, tout tendu vers la restauration des droits du grand goût classique. La critique naît plurielle et sans paternité fondatrice, c'est un événement qui ne s'autorise principalement que de soi. Daniel Dauvois est professeur de philosophie honoraire en khâgne moderne. Il assure un séminaire de recherche sur les arts à l'âge classique, à Paris I. Il a ordonné et publié, avec D Dumouchel, un ouvrage collectif sur l'abbé Dubos, Vers l'esthétique, Hermann, 2015 ; et dirigé Les règles et les manières, Hermann, 2016, sur Abraham Bosse.
Les auteurs proposent ici un parcours qui mènera le lecteur chez Rabelais et sa culture en transit intestinal, du côté de Jeanne d'Arc et la sorcière ou auprès de Descartes lecteur de Machiavel. Il voyagera des origines de l'opéra à la comédie musicale au cinéma dans les années soixante, s'arrêtant au détour d'un vitrail ou s'interrogeant devant l'architecture postmoderne. Ce ne sont là que quelques aspects de ce livre à tiroirs dont l'ambition est de susciter la réflexion propre et qui s'adresse à ceux qu'on appelait autrefois des honnêtes hommes?
Bonniot de Ruisselet Jacques ; Dauvois Daniel ; Du
Les fiches que l'on trouvera dans cet ouvrage ont pour but de servir d'outils à ceux qui doivent composer un exposé oral ou une dissertation écrite de culture générale. C'est pourquoi on y a abandonné le traditionnel parcours des étapes de l'histoire des idées pour étudier, chaque fois, un concept afin de le rendre directement utilisable, selon l'opportunité qui se présentera au lecteur. Le découpage de chaque fiche correspond aux différentes opérations que l'on effectue pour traiter un sujet. Une liste de sujets pour lesquels le concept étudié est opératoire permet de mieux en cerner le domaine d'application. Une brève présentation de l'origine du concept et de son évolution au cours des siècles aide à l'utiliser de façon pertinente. Plusieurs commentaires éclairent le sens que lui ont donné les principaux auteurs de la tradition philosophique, esthétique ou littéraire. Ils sont immédiatement exploitables pour composer un développement. Un florilège de citations permet de s'appuyer sur des références précises. Quelques indications bibliographiques pousseront les plus courageux à approfondir eux-mêmes leurs connaissances.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.