La paraphrase est aujourd'hui bannie de toute approche savante de la littérature : en témoigne l'interdit - rarement contesté - dont elle est frappée dans le commentaire de texte. Cet ouvrage veut mettre en cause l'évidence d'une telle disqualification, en montrant qu'elle implique des conceptions de la littérature et de son enseignement moins fondées sur des arguments que sur des croyances. À l'analyse, le discours disqualifiant la paraphrase se révèle sans grande cohérence, bien qu'il ne cesse de la définir comme répétition du texte. En fait, le mot désigne une réalité aux contours imprécis et il ne sert qu'à stigmatiser une démarche, en recourant à des critères variables selon les époques et les lieux. Si l'on s'attache à définir objectivement la paraphrase, on ne peut qu'observer sa légitimité dans une culture rhétorique mais aussi sa nécessité discursive dans tout commentaire de texte littéraire. C'est ce qui permet, dans la perspective didactique où se place l'auteur, d'entreprendre un éloge de la paraphrase, à réhabiliter comme une pratique d'apprentissage des discours critiques sur la littérature.
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Nombre de pages
174
Date de parution
20/02/2002
Poids
260g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782842921170
Titre
ELOGE DE LA PARAPHRASE
ISBN
2842921178
Auteur
Daunay Bertrand
Editeur
PU VINCENNES
Largeur
137
Poids
260
Date de parution
20020220
Nombre de pages
174,00 €
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L'ouvrage fait le point théorique sur la prise en compte des différents contextes socioculturels auxquels sont soumis l'enseignement et l'apprentissage du français. Après une approche épistémologique ou historique permettant de cerner la définition du socioculturel, l'ouvrage interroge le rôle que jouent les contextes socioculturels sur la construction des contenus d'enseignement et leur influence sur les pratiques de classe. Les contributeurs sont des spécialistes reconnus dans plusieurs champs de la recherche sur l'enseignement et l'apprentissage, dont la didactique du français. Cela fait de l'ouvrage une référence sur la question.
Quels contenus caractérisent les différentes disciplines ? Quels sont leurs sources et leurs modes de structuration ? Quels problèmes posent-ils aux maitres et aux élèves ? Comment sont-ils mis en scène dans la classe au travers des pratiques d'enseignement ? Comment les acteurs se les approprient-ils ? C'est à ces questions que cet ouvrage tente de répondre en réunissant des contributions issues du 2e colloque de l'Association Internationale pour des Recherches comparatistes en Didactiques qui s'est tenu à Lille en janvier 2011. Il croise ainsi les regards de spécialistes reconnus des différentes disciplines (didactiques du français, des mathématiques, des sciences...) sur les définitions possibles des contenus d'enseignement et d'apprentissages, sur leurs catégories, sur leurs variations selon les matières scolaires, les activités ou encore sur les représentations des maitres et des élèves. A un moment historique où se développent dans nombre de pays des débats sur les curriculums, sur les relations entre programmes et socles ou sur la priorité à accorder aux savoirs ou aux compétences, cet ouvrage propose des analyses informées et des pistes de réflexion loin des simplifications partisanes.
L'ouvrage veut se placer du côté des élèves, en montrant comment la didactique du français étudie les discours et les pratiques des apprenants. Ce qui est en jeu, quand on interroge ainsi le point de vue des apprenants, est l'ensemble des sens et des valeurs qu'ils accordent (ou qu'ils pensent accordées par l'enseignant, l'institution, la société".) aux contenus, aux activités, aux dispositifs, aux pratiques des enseignants, aux enjeux de la discipline, selon les niveaux du cursus, les contextes, les composantes de la discipline. Cette question du point de vue des élèves, centrale en didactique du français sur un plan théorique, se justifie également, voire essentiellement, par des considérations éthiques, si l'on considère l'incidence que peut avoir sur la réussite des élèves la manière dont ils perçoivent les apprentissages, et pose des questions méthodologiques, que cet ouvrage veut explorer. Le point de vue des élèves peut être approché de diverses manières. Les auteurs qui ont contribué au présent ouvrage illustrent trois tendances : l'une, majoritaire, consiste à s'interroger sur le "retour" explicite, verbalisé, des élèves à propos des activités scolaires ;l'autre, partagée par un nombre plus réduit de contributeurs, concerne la manière dont les élèves manifestaient leurs capacités, voire leurs compétences, à travers certaines activités ou productions ; à mi-chemin de ces deux tendances, d'autres contributions se sont intéressées aux représentations des élèves ou à leur "rapport à" certains apprentissages.
Extrême-Orient, Extrême-Occident explore le fonctionnement et les conséquences culturelles et sociales de la pluralité religieuse en Asie de l'Est en dépassant une simple approche essentialiste et en analysant les modes de coexistence et les expressions de tolérance ou d'intolérance par les Etats, les groupes et les individus. En Asie de l'Est, différentes traditions religieuses cohabitent depuis près de deux millénaires, mais l'histoire de leurs relations n'est pas dénuée de tensions souterraines. La problématique envisagée dans ce numéro vise à comprendre leurs interactions au sein d'une société donnée en explorant le fonctionnement et les conséquences culturelles et sociales de la pluralité religieuse. Quels sont les phénomènes tenant à cette pluralité qui peuvent être observés dans les pays d'Asie de l'Est, hier et aujourd'hui ? Qu'est-ce qui caractérise leurs modes de coexistence et leurs expressions de tolérance ou d'intolérance ?