D'où viens-je ? Question universelle et personnelle si problématique ! Question sur les modes de conception des enfants, sur notre filiation, notre identité, comme sur notre humaine singularité : qui suis-je, que suis-je, moi, si seul ? Question angoissée encore devant l'injustice subie du fait de sa naissance. Les origines en héritage ? Les gènes, l'appartenance familiale, sociale ou culturelle ne nous définissent jamais entièrement ; la question est de savoir quelle liberté on peut prendre par rapport à ces trois formes de transmission. Un point de vue ethnopsychanalytique permet d'articuler ces trois niveaux de représentation des origines : les mythes collectifs, les romans familiaux et les fantasmes individuels. Les mêmes mécanismes de défense participent à leur construction : un même refus des aléas de l'amour et de la sexualité alimente des pathologies individuelles, familiales et collectives. L'auteur aborde ainsi la culture occidentale (le système républicain et ses dérives totalitaires) clé d'une compréhension de nombreuses questions d'actualité (procréation " artificielle ", nouveaux repères de parenté, rapport à l'étranger, adoptions...) Une approche originale qui lie la quête des origines aux problèmes sociaux et donne au sujet sa pleine dimension collective.
Nombre de pages
288
Date de parution
23/09/1994
Poids
402g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782841460779
Titre
Les origines en héritage
Auteur
Daubigny Corinne
Editeur
SYROS DECOUVERT
Largeur
137
Poids
402
Date de parution
19940923
Nombre de pages
288,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le dialogue Freud-Ferenczi a ouvert la psychanalyse à de nouvelles problématiques qui nécessitent de penser l'originaire et le réel : pathologies marquées par des conflits intra- et inter-psychiques de plus en plus précoces, influence de facteurs exogènes (traumas, désordre familial, ou social, modes de communication, etc.). L'observation-adaptation de la clinique à ces souffrances implique des modifications dans la représentation du fonctionnement psychique inconscient (« méta-psychologies en mouvement »), lesquelles engendrent des questions cruciales pour la formation des psychanalystes : finalité de leur propre analyse, travail sur les transferts, intégrations de modèles métapsychologiques de tendances diverses pour aborder la complexité des problématiques singulières, modalités et politique de transmission au sein des écoles comme en leurs marges
Quelle construction des identités et appartenances ? Un bouleversement anthropologique est en marche : la déconstruction des modèles de la famille et de l'engendrement fondés sur l'hétérosexualité du couple géniteur et parental ; les origines réduites au matériel génétique régulé par des pratiques médico-sociales, traçables ou forcloses ; la parentalité inventive de jeux de rôles où différences des sexes, des genres, des fonctions et des générations s'effacent. Les moments tragiques de l'Histoire, les témoignages, la clinique nous enseignent les risques encourus par les sujets et les peuples exposés aux dénis sur le sens de leurs origines, le sens humain des engendrements, la différence des générations et des êtres : toutes atteintes au champ symbolique. Comment éviter les dynamiques destructrices, ou y remédier ...
Depuis Freud et Ferenczi, le champ du traumatique est la source principale de l'évolution des Topiques. Les crises mondialisées actuelles nous engagent à reconsidérer, partant de leurs effets, toutes les dimensions du traumatique. L'analyse peut dévoiler les sources du traumatique externes aux sujets : une topologie de situations repérées dans des espaces sociaux-historiques (familles, institutions, cultures, politique). Quelle part individuelle ou collective de mécanismes pervers, psychotiques, et/ou troubles comportementaux ? Quelles répétitions, quelles subjectivations ? Il s'agit d'adapter notre angle de vue existentiel,topologique et topique pour saisir les effets déstructurants, disqualifiants et mortifères des scènes-sources traumatisantes ? telle la place paradoxale d'un « père-non-père », dans une famille meurtrielle et/ou incestuelle. Le traumatique traverse les interactions transférentielles analysant-analyste : quelles voies cliniques ouvrent à la transformation du Réelforclos pour le sujet en une réalité dépassable, humanisée, soutenue par le désir ?
La question de l'autisme donne lieu à des approches politiques, institutionnelles, pluridisciplinaires et cliniques. Ce numéro tente de dépasser les clivages et les oppositions virulentes qu'elle suscite pour donner la parole à ceux qui travaillent ou vivent avec des personnes autistes. Il cherche aussi à apporter des éléments de réflexion à ce que son titre suggère : qu'est-ce que l'autisme interroge en nous, comme entre nous, subjectivement et collectivement, qui puisse faire ouverture à ceux qui en sont porteurs, et qui nous mobilisent tant ?
Apprendre à lire ou arriver, selon un itinéraire naturel de croissance, vers le langage écrit ? Telle est la question majeure à laquelle ce livre apporte des réponses ? Au-delà des questions de méthodes - faut-il préférer la " globale " à la " syllabique " ou opter pour une méthode d'apprentissage " mixte " ? - ne vaut-il pas mieux respecter l'évolution personnelle de l'enfant, quitte à bouleverser quelques présupposés théoriques. Lorsque l'enfant est mûr pour aborder le langage écrit, il s'approprie ce langage écrit et en est le maître ; il peut écrire et lire. Certains trouveront cette affirmation audacieuse, l'auteur montre ici les solides fondements que des expériences déjà anciennes (Montessori, Freinet) et des recherches plus récentes donnent à cette affirmation.
Les infirmières, tout le monde les connaît. Parce que le travail de ces femmes qui rencontrent quotidiennement la souffrance des autres concerne chacun d'entre nous. Elles nous renvoient à notre histoire personnelle, à notre insouciance de bien-portants ou à notre peur de la douleur, de la maladie, de la mort. Comment s'exerce ce métier, si fortement marqué par l'héritage religieux, où pèsent le sacrifice de soi, l'humilité, la soumission aux pouvoirs de la médecine et de l'administration ? Assumées ou récusées, ces images sociales ont longtemps collé aux blouses des infirmières. Aujourd'hui, elles aspirent à une reconnaissance, à l'autonomie de leur profession, elles critiquent leurs conditions de travail et refusent une conception trop techniciste des soins. Une multitude de portraits a remplacé le profil-type de l'infirmière ; elles sont chacune à leur manière, professionnelles, soucieuses d'être reconsidérées et désireuses de partager le quotidien de la culture infirmière.
Lutte d'influence, mafia, " affaires ", pots-de-vin, fausses factures, népotisme. Aucun pays n'est épargné, qu'il s'agisse de ceux du Nord, du Sud ou de l'Est. Toutefois, la corruption recouvre des phénomènes extrêmement différents suivant les contextes. Elle a un rôle économique, politique et social, qui, selon certains, n'est pas forcement négatif. Peut-elle, par exemple, se substituer aux carences de l'Etat et jouer dans les pays du Sud un rôle de moteur de développement ? Mais si elle est parfois créatrice de richesse, la corruption ne relève-t-elle pas de l'informel, de l'arbitraire et de l'utilitarisme pur ? Ce livre fait le point sur ce débat en cours depuis les années soixante, à partir d'exemples choisis en Amérique latine, en Afrique et en Asie. L'auteur montre comment chaque pays, en fonction de ses réalités politiques, économiques ou sociales, choisit ou non de lutter contre certaines formes de corruption et d'en ignorer d'autres.