L'Amirauté en Bretagne. Des origines à la fin du XVIIIe siècle
Darsel Joachim ; Le Bouëdec Gérard
PU RENNES
24,00 €
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EAN :9782753518544
A l'origine, l'amirauté correspond à la fonction d'amiral, c'est-à-dire de commandant temporaire d'une armée navale, avant de devenir une juridiction particulière des questions maritimes et littorales administrant, réglementant et jugeant au criminel et au civil. L'amiral de France ne devient grand officier de la couronne qu'en 1342, mais avec une autorité réduite aux côtes normandes et picardes de l'Ile de France. En effet, en Provence, Guyenne et Bretagne existent des amiraux particuliers. La couronne ducale, qui conserva la mainmise sur l'administration de la marine bretonne, la police de navigation et les armements en guerre, ne fait de l'amiral de Bretagne un officier ducal qu'à la fin du XIVe siècle. Lors du rattachement de la Bretagne à la France, le roi de France tente en vain d'intégrer l'amirauté de Bretagne dans l'Amirauté de France, mais il doit se résoudre à accepter le cumul de la fonction d'amiral par le gouverneur de la Province. C'est par ce biais que Richelieu peut mettre très temporairement la main sur l'amirauté de Bretagne. C'est ce même subterfuge qui permet en 1695 de mettre fin à l'amirauté de Bretagne détenue par le gouverneur, le duc de Chaulnes, en nommant le fils de Louis XIV, le comte de Toulouse, amiral de France, gouverneur de Bretagne. Mais jusqu'à la fin du XVIIe siècle, les affaires maritimes bretonnes ne relèvent pas d'institutions spécifiques maritimes mais des juridictions ordinaires. C'est avec la mise en place, à partir de 1691, de sept circonscriptions d'amirauté, instruments de la mainmise de l'Etat royal sur le littoral, que se développe une juridiction extraordinaire dont la compétence est très large. Professeur d'Anglais en Bretagne puis à Paris, Joachim Darsel (1905-1974) soutient à Paris, en 1954, sa thèse sur L'Amirauté de Bretagne, des origines à la Révolution de 1789. C'est ce travail qui est aujourd'hui publié. L'édition de cette thèse très juridique et administrative, rédigée exclusivement à partir des sources parisiennes, jamais publiée, mais pourtant souvent citée dans les bibliographies sur la Bretagne et la France littorales, s'accompagne d'une mise à jour bibliographique et historiographique, d'une présentation du contexte sur l'objet même de la juridiction de toute amirauté à savoir les activités et les hommes du littoral et de la mer, et de cette dernière partie sur les amirautés du XVIIe siècle que l'auteur lui-même avouait avoir négligée avant d'y consacrer, durant vingt ans, de nombreux articles en élargissant son territoire d'investigation aux amirautés de la Normandie où il termina sa carrière. Ce travail d'édition et d'enrichissement scientifique est le fruit de la collaboration d'une équipe dirigée par Gérard Le Bouëdec.
Nombre de pages
487
Date de parution
21/06/2012
Poids
501g
Largeur
163mm
Plus d'informations
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EAN
9782753518544
Titre
L'Amirauté en Bretagne. Des origines à la fin du XVIIIe siècle
Auteur
Darsel Joachim ; Le Bouëdec Gérard
Editeur
PU RENNES
Largeur
163
Poids
501
Date de parution
20120621
Nombre de pages
487,00 €
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Dans quelle mesure peut-on attribuer des émotions aux ?uvres musicales comme quand on dit que la Valse en fa mineur de Chopin est mélancolique? Comment expliquer le recours si fréquent au vocabulaire émotionnel pour parler de la musique? La solution courante consiste à considérer que c'est l'émotion du compositeur qui est la source mystérieuse lui permettant d'engendrer une ?uvre qui émeut l'auditeur à son tour. Il s'agira de proposer ici une autre réponse: la musique est expressive, non parce qu'elle est émouvante, non parce qu'elle est interprétée ou créée avec émotion, mais parce qu'elle possède en elle-même des propriétés expressives irréductibles à ses propriétés physiques. Ces propriétés expressives sont des formes de symbolisation permettant à l'émotion musicale d'être une compréhension privilégiée de l'oeuvre. Qu'est-ce qu'une oeuvre musicale alors? Quels sont les modes d'existence des différentes formes de musique (classique, traditionnelle, rock, de variété, etc.)? Qu'est-ce qu'interpréter un morceau de musique et qu'est-ce que le comprendre? L'ouvrage essaie à chaque fois de proposer des réponses précises. Sans jamais céder à la tentation de l'ineffable, il construit ce qu'il faut bien appeler une philosophie de La musique.
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La musique est avant tout une affaire de perception. Mais que doit-on entendre pour comprendre une oeuvre musicale ? Faut-il appréhender sa structure formelle ou suffit-il plus simplement de suivre sa progression temporelle ? Tel est le problème auquel Jerrold Levinson, figure importante de l?esthétique analytique, porte toute son attention. Il est courant d?insister sur les exigences formelles de la perception musicale : condition permettant de distinguer une suite de sons d?une oeuvre musicale, mérite esthétique de toute "bonne musique" ou encore critère de différenciation entre la musique savante dite "sérieuse", telle la musique classique occidentale ou encore toute musique écrite, et la musique de masse appelé parfois "divertissement musical", comme la variété internationale, l?attention formelle serait inévitablement requise. L?objectif de cet ouvrage est de renverser la conception traditionnelle de la compréhension musicale : l?expérience musicale est d?abord et essentiellement temporelle, et non pas formelle comme le laisse penser les experts et théoriciens de la musique. Cet ouvrage, par ses exemples musicaux nombreux ainsi que son style argumentatif clair, s?adresse autant au philosophe, scientifique, théoricien qu?aux amateurs de musique. Il ouvre une réflexion stimulante à propos de nos expériences musicales et de leur réussite.
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Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
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Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
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