La Muse du peuple. Chansons politiques et sociales en France 1815-1871
Darriulat Philippe
PU RENNES
22,00 €
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EAN :9782753512313
Peut-on imaginer une manifestation sans chansons? Qu'il s'agisse d'entonner à pleins poumons des hymnes au fort pouvoir identifiant, ou de détourner des airs connus... tout rassemblement politique connaît son intermède chantant. Cette habitude a son histoire. Depuis les mazarinades et la Révolution française, elle accompagne l'irruption de la foule dans la vie de la cité. Au 19e siècle elle prend cependant une nouvelle ampleur. Sous l'influence de Béranger et de ses nombreux imitateurs, les chansons commentant l'actualité deviennent de plus en plus nombreuses et circulent de plus en plus facilement. Les développements de l'imprimé, des sociabilités, des populations migrantes expliquent ces évolutions. La parole chansonnière, perçue comme une "voix du peuple", devient alors un enjeu politique de première importance. Comment se forme cette culture qui ne tarde pas à revendiquer une certaine autonomie? Que dit-elle? Comment se diffuse-t-elle? Comment les autorités et les élites peuvent-elles essayer de la domestiquer? Ce livre propose une réflexion sur toutes ces questions. Il permet ainsi de participer au débat sur la politisation des populations dans la France pré-démocratique.
Nombre de pages
381
Date de parution
05/01/2011
Poids
501g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753512313
Titre
La Muse du peuple. Chansons politiques et sociales en France 1815-1871
Auteur
Darriulat Philippe
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
501
Date de parution
20110105
Nombre de pages
381,00 €
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Admirateur de Robespierre dès le règne de Louis-Philippe, ardent républicain, fondateur et principal rédacteur d'un journal radical - certains le qualifient même de communiste -, écrivain prolixe, journaliste passionné, responsable de la Montagne marseillaise pendant la Seconde République, acteur des renouveaux politiques et intellectuels de la première moitié du XIXe siècle, révolutionnaire fils d'un contrerévolutionnaire, historien qui espérait découvrir le futur dans l'étude du passé, démocrate qui voulait moraliser le monde dans lequel il vivait : tel fut Albert Laponneraye. Un homme qui, en 1832, lançait fièrement aux juges qui allaient le condamner pour ses écrits incendiaires, que seuls les jeunes gens de sa génération - les "enfants du siècle" comme il les nommait quatre ans avant que Musset ne publie son célèbre roman - pouvaient dénouer le drame ouvert par la prise de la Bastille. Un Enfant du siècle, il le fut en effet. Né après la Révolution, enfant sous l'Empire, adolescent sous la Restauration, il semble passer sa relativement courte existence (1808-1849) à rêver d'un futur aussi dramatique que celui que vécut la génération précédente. Sa vie, ballotée par des événements qu'il maitrisait peu, influencée par les cultures de son temps - romantique, puis scientiste -, marquée par d'immenses espoirs et de non moins grandes déceptions, fait de lui un incontestable enfant de ce XIXe siècle.
Résumé : La France reste un des rares pays à faire défiler son armée lors de sa fête nationale. Depuis la Révolution, la nation est de gauche, la République aime l'armée, conquiert des colonies, et les patriotes ne rêvent que d'émanciper les peuples sous les chaînes. A tout le moins jusqu'à la révolution de 1848 qui, s'exprimant par Lamartine, affirme son pacifisme. Pourtant, jusqu'à la Commune de Paris, la tradition " nationaliste " de la gauche reste vivace. La connaître, l'identifier, en saisir les affirmations et les paradoxes, aide à comprendre un des aspects majeurs de la singularité française.
Bianchi Serge ; Darriulat Philippe ; Naquet Emmanu
La Révolution de 1789 a déclaré les droits de l'Homme et proclamé l'égalité des citoyens Français de métropole devant la loi. La Première République (septembre 1792) a proclamé un moment les droits sociaux. Le XIXe siècle fut cependant marqué par une alternance de régimes républicains, monarchistes et bonapartistes (et une dizaine de constitutions) avant la consolidation de la Troisième République par le Bloc républicain des gauches "en 1899. La fonction électorale fut longtemps réservée aux possédants. Seule une minorité d'entre eux ? les plus riches ? furent déclarés éligibles. Les femmes, les pauvres, les domestiques, et, dans les colonies, les hommes de couleur, étaient privés de droits politiques. Ce découplage de la citoyenneté civile et de la citoyenneté politique fut d'emblée contesté. Contesté dans son principe par ceux qui réclamaient l'universalisation du droit de vote, ou du moins son extension à tous les hommes, riches ou pauvres. Mais cette restriction des droits politiques fut aussi combattue dans les actes par une partie des exclus qui, à leur manière et avec leurs moyens, investirent l'espace public, et cela quels que soient les régimes et au-delà des crises. Mais de la chanson à l'affiche, sans oublier l'insurrection ou la manifestation, ce furent autant d'inscriptions qui participèrent à un processus complexe de politisation. Les partisans de la République firent de la revendication du suffrage universel la clé de voûte de leur programme. 1792, 1848, 1871 furent donc les principales étapes de la naissance, en France, de la démocratie électorale, qui a pu se doubler d'une démocratie participative. Cependant, à l'aube du XXe siècle, malgré l'affirmation et la confirmation de Marianne, les institutions républicaines et le principe même de l'égalité des citoyens dans l'ordre politique continuaient d'être fortement contestés, d'autant plus que d'autres citoyennetés étaient revendiquées, comme la citoyenneté sociale.
Les patrimoines de l'Amérique française prennent leur source dans les ports de France d'où sont partis les pionniers et pionnières qui ont peuplé le continent nord-américain, du Québec aux Prairies, de l'Acadie à la Louisiane. Leurs descendants ont progressivement construit leurs propres patrimoines, à la suite d'adaptations au territoire et à son climat, au fil de contacts et d'échanges avec les peuples autochtones et les autres groupes européens, et par la mise en valeur d'éléments phares de leur passé pour affirmer leur identité. Cet ouvrage rassemble un florilège de ces patrimoines bien vivants, dont les lecteurs pourront souvent faire l'expérience à plusieurs endroits du continent, en visitant un site naturel et un bâtiment historique ou en participant à un festival. La France a hérité à son tour de nombreux éléments des patrimoines de l'Amérique française qui se trouvent aujourd'hui sur son sol. Les lecteurs pourront également faire connaissance avec ce riche héritage. Les articles illustrent toutes les formes de ces patrimoines, qu'ils soient naturels, matériels ou immatériels. En plus de décrire leurs différentes formes et fonctions, ils explorent les manières dont ils se constituent. Au lieu d'insister sur le seul caractère permanent d'un patrimoine, comme on le fait souvent, l'Encyclopédie présente chacun comme un phénomène dynamique et pluriel, toujours en construction, modelé et remodelé par des acteurs sociaux. Cet ouvrage présente une sélection de 88 articles actualisés issus de l'encyclopédie en ligne qui en compte quelque 330. Par l'entremise de ces exemples éloquents, nous vous invitons à découvrir la richesse, la diversité et la vitalité des patrimoines de l'Amérique française.