L'ART COMME ACTION. POUR UNE APPROCHE ANTHROPOLOGIQUE DU FAIT LITERRAIRE
DAROS PHILIPPE
CHAMPION
24,99 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782745322913
Le présent essai entreprend de définir la manière dont la fiction contemporaine maintient son autonomie, tente de problématiser la question de la représentation du sujet selon ses difficultés d'identification dans un monde complexe, instable, multiple, selon ses relations conflictuelles avec les événements, avec l'altérité, avec l'histoire. L'action de l'art et de la littérature s'interprète, au total, comme la présentation d'un sujet qui pense son identité selon des identifications multiples, selon des relations transculturelles, dans les marges de l'ontologie naturaliste occidentale. Cette caractérisation de la littérature et de son pouvoir d'action sont ici indissociables d'un rappel, celui d'Aristote, de la tradition de l'interrogation de la mimesis qui lui est attachée, et des perspectives anthropologiques contemporaines, particulièrement celles de Philippe Descola. Caractériser le pouvoir d'action de l'art et de la littérature selon ces perspectives permet une lecture de la fiction du XXe siècle et une mise en perspectives de bien des thèses dominantes dans la critique ? on peut aller ainsi de la vulgate sur le signifiant et le signifié à la déconstruction.
Date de parution
15/05/2012
Poids
440g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782745322913
Titre
L'ART COMME ACTION. POUR UNE APPROCHE ANTHROPOLOGIQUE DU FAIT LITERRAIRE
Auteur
DAROS PHILIPPE
Editeur
CHAMPION
Largeur
130
Poids
440
Date de parution
20120515
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
J'ai tenté le parcours sur le fil du rasoir de la probabilité, où chaque phrase permet de ressentir l'abîme qui s'ouvre sous elle et, donc, sa nature précaire, où chaque phrase inclut en elle sa propre négation, son propre échec, et s'efforce, à partir de cet état de fait, de raconter son propre temps. " Cette déclaration de Daniele del Giudice rend compte, exemplairement, de son oeuvre. Depuis Le stade de Wimbledon (1983) jusqu'à L'oreille absolue (1997), chaque roman, chaque récit aura tenté de définir un art de raconter à l'usage de notre temps, c'est-à-dire une poétique prenant en compte un double héritage anthropologique et historique. Le premier a été présenté par Italo Calvino comme une constante et une spécificité de la littérature italienne depuis Galilée : écrire pour dresser la carte du connaissable ; le second, conséquence de l'histoire du XXe siècle, postule l'impossibilité d'une continuité dans la conception de la fiction comme représentation, telle que l'avait léguée le XIXe siècle, tout en dépassant les conceptions réflexives d'une écriture du "neutre". L'art du récit apparaît donc chez Del Giudice comme un art de la probabilité, un art du passage où la venue de l'autre surgit comme une promesse précaire.
Les écrits de Stéphane Michaud composent un paysage. Historien, critique, traducteur, il habite en comparatiste un monde pluriel, attentif aux voix qui traversent l'époque contemporaine, aux formes artistiques qui la structurent. Accordé aux figures féminines qui, de Flora Tristan à Lou Andreas-Salomé, ont inauguré de nouveaux rapports entre les sexes, les savoirs et les nations, il dépasse l'Europe pour s'ouvrir à l'Amérique latine. La poésie est la boussole de ses explorations. Ludique et sur la brèche, multiforme, "la poésie n'est pas seule" (Michel Deguy). Aussi est-elle la grande voix d'un livre où les peintres (Paul Kallos et Raymonde Godin) et les écrivains (de Mario Vargas Llosa à Yves Bonnefoy, de l'Allemand Wulf Kirsten à Michel Deguy et à Florence Delay) accompagnent les critiques et universitaires que guide également l'amitié. La cartographie dessine un itinéraire.
Daros Philippe ; Gironde Michel ; Arzoglou Anastas
Les succès controversés des Bienveillantes de Jonathan Littell ou de Inglorious Basterds de Quentin Tarantino attestent que le besoin de mémoire est toujours aussi vivace mais interrogent les modes de revenance des horreurs du XXème siècle par les arts. Cet ouvrage explore aussi bien les possibilités qu'offre l'écrit qui fixe la mémoire que l'image qui donne à voir ce que le texte ne dit pas.