Connaît-on vraiment Charles de Gaulle? Près de quarante ans après sa mort, le Général fait figure pour ses compatriotes de "plus grand Français de tous les temps", mais qui était réellement l'homme du 18 Juin? Comment toucher au coeur de sa pensée et saisir les ressorts de son action? Avec De Gaulle. Portrait en douze tableaux d'Histoire de France, Raphaël Dargent n'hésite pas à répondre en s'appuyant sur la masse des écrits et discours du Général: de Gaulle est habité par l'histoire de France et c'est à elle d'abord qu'il veut être fidèle. L'imaginaire gaullien est en effet peuplé de héros et d'épopées qui participent de la Légende nationale: le bouclier de Vercingétorix y croise l'épée de Jeanne, et la croix de Saint Louis le canon de Napoléon; Louis XI côtoie Louis XIV, comme l'élection d'Hugues Capet voisine le sacre de Clovis; la digue de Richelieu jouxte la tribune de Gambetta, et c'est la force de Philippe Auguste qui coudoie le caractère de Clemenceau. À partir de douze scènes et représentations significatives, tableaux ou dessins célèbres, qui sont autant de coups de pinceaux et de couleurs, autant d'éclairages particuliers, se révèle ici un portrait original, humain mais pas seulement - politique aussi - du Grand homme. Avec érudition et sensibilité, Raphaël Dargent a écrit un ouvrage indispensable non seulement pour tous ceux qui veulent enfin comprendre de Gaulle, mais, au-delà, pour tous les Français soucieux de renouer avec le sens de leur Histoire. En effet, étude historique jamais entreprise pour cerner la personnalité et la pensée du Général, De Gaulle. Portrait en douze tableaux d'Histoire de France n'est pas seulement un hommage au dernier grand Français: c'est, à travers ce portrait en plusieurs tableaux, un hymne au récit national, une ode à la Légende de la France.
Nombre de pages
63
Date de parution
01/11/2009
Poids
663g
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EAN
9782916913230
Titre
DE GAULLE PORTRAIT EN DOUZE TABLEAUX
Auteur
DARGENT RAPHAEL
Editeur
BAYOL JEAN PAUL
Largeur
0
Poids
663
Date de parution
20091101
Nombre de pages
63,00 €
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Anne d'Autriche ? L'évidence s'impose à l'historien : trop de romanesque, trop de secrets, trop de partis pris entourent encore la figure de la mère de Louis XIV, longtemps victime de jugements péremptoires, d'accusations extravagantes, de présentations caricaturales. Peu de personnages de l'histoire de France conservent autant leur mystère qu'Anne d'Autriche. Le présent ouvrage ne prétend pas lever tous les secrets de la reine. Son objectif est ailleurs : sans évacuer ce qui constitue malgré tout la trame connue de sa vérité humaine, charnelle autant que psychologique, il cherche à atteindre la vérité politique du personnage - la seule qui compte vraiment - et qui se résume en cette interrogation : Anne d'Autriche fut-elle, oui ou non, une grande reine ? Anne d'Autriche ? Ni cocotte, ni bigote. Balayons nos idées reçues. Voilà les premiers coups de pinceau d'un portrait politique jusqu'ici négligé.
Près d'un siècle après sa mort, Eugénie de Guzman, dernière souveraine des Français, reste largement une inconnue. Fille d'un officier espagnol rallié au Premier empire, élevée au rang d'impératrice des Français par le voeu de Louis-Napoléon Bonaparte, celle dont chacun loua en son temps la grâce autant que le fort caractère mérite mieux que le portrait réducteur, hostile par principe ou exagérément flatteur, qu'ont tracé d'elle ses nombreux adversaires ou ses rares partisans. Soucieuse de bien jouer son rôle d'impératrice, elle ambitionna comme souveraine de se hisser au niveau de Blanche de Castille et d'Anne d'Autriche. Mais en véritable héroïne de théâtre, elle ne put échapper à une destinée fatale marquée par l'effondrement du Second Empire, puis par la disparition de son mari et de son fils. Femme de courage et femme d'honneur, elle s'affirma alors dans le malheur et l'oubli autant qu'elle l'avait fait dans le bonheur et la lumière. Ultime représentante d'un passé révolu de fastes et de grandeurs, elle incarne encore la majesté tragique.
Qui fut Marie-Amélie, la dernière reine de l'histoire de France, épouse du « roi des Français » Louis-Philippe ? Derrière l'image d'une femme discrète se cache en réalité celle d'une souveraine intelligente, ambitieuse, courageuse et pragmatique qui, malgré ses doutes, fit le pari de l'orléanisme afin de sauver la monarchie et refaire l'unité du pays. Née en 1782 à Palerme, fille de Ferdinand Ier, roi des Deux-Siciles, nièce de Marie-Antoinette et tante de l'impératrice Marie-Louise, la reine Marie-Amélie reste assez largement méconnue des Français. Or, celle que Talleyrand considérait comme « la dernière grande dame d'Europe » montra aux heures décisives de sa vie ? en 1809 lorsqu'elle épousa le duc d'Orléans, en 1830 lorsqu'elle monta sur le trône, en 1848 lorsqu'elle fut contrainte à l'exil ? combien elle était davantage qu'une épouse aimante et soumise, qu'une mère attentive et soucieuse, qu'une chrétienne fervente. Sacrifiant sa tranquillité et certaines de ses convictions au projet de son mari ? celui d'une monarchie constitutionnelle, désormais la seule possible après l'échec de la Restauration ?, Marie-Amélie, mère de dix princes et princesses, fut le centre de cette nouvelle dynastie qui prétendit refermer le cycle des révolutions. L'échec du régime de Juillet ne doit pas faire oublier l'ambition de son pari. Avec sa mort en 1866, c'est une certaine idée de la France et de la royauté qui disparut, ouvrant la voie à la République. Se fondant sur de nombreuses sources inédites et sur une immense correspondance privée, Raphaël Dargent dresse le portrait renouvelé de la dernière reine, lui donnant enfin sa véritable dimension politique.Notes Biographiques : Raphaël Dargent, historien et enseignant, spécialiste d'histoire politique, est l'auteur de plusieurs biographies, parmi lesquelles Anne d'Autriche. L'absolutisme précaire (2015) et L'Impératrice Eugénie. L'obsession de l'honneur (2017).
Depuis 1870, Napoléon III - premier président de la République et dernier souverain français est présenté comme un imbécile, un fourbe, un parvenu, auquel on ne pardonne pas le coup d'Etat du 2 décembre 1851, et qu'on accuse d'être responsable de la défaite de Sedan. Si cette hostilité perdure jusqu'à nos jours, ce n'est pas que des historiens n'aient pas peu à peu rétabli la vérité sur l'empereur, lui rendant enfin justice, mais parce que la République, à travers ses dirigeants, n'a jamais daigné faire de même. Il y. aurait. pourtant grands bénéfices à reconnaître officiellement l'homme et ses idées politiques. Car Louis-Napoléon Bonaparte est un. homme de principes. Au sommet de ces principes figure sans conteste son souci du peuple, véritable idée fixe qui détermine toutes les autres et fait la particularité de son règne et, au-delà, celle du. bonapartisme. Elu démocratiquement en. 1848, c'est au service du peuple qu'il gouverna la France pendant vingt; deux ans; soucieux de l'intérêt national, attaché au progrès social, et: désireux de promouvoir la paix en Europe pour l'équilibre du monde, Napoléon III est, un homme à re-découvrir... Biographie de l'auteur Raphaël Dargent, historien et essayiste, est âgé de 38 ans. Président du Cercle Jeune France, il dirige depuis 2003 la revue Libres, revue de la pensée française. Auteur de nombreux articles historiques, il a notamment participé à l'écriture de La France au combat. De l'appel du 18 juin à la victoire (Perrin, 2006). Après un essai publié en 2007 aux éditions de L'Age d'Homme, Napoléon III, l'Empereur du peuple est son deuxième ouvrage publié.
Les nouvelles sciences et les nouvelles philosophies nous dessinent des paysages dont la splendeur et l'inspiration dépassent de beaucoup l'au-delà proposé par les religions. De nouvelles définitions de la vie, de l'homme, de l'intelligence et de la conscience nous sont proposées. Sans nous éloigner de la nature, elles nous mettront mieux en phase avec ce qui est peut-être le ressort profond de l'évolution cosmologique. Face à l'inquiétante montée des religions politiques, Jean-Paul Baquiast défend une vision athée du monde. A travers un panorama des connaissances scientifiques et philosophiques les plus récentes, il propose aux lecteurs une nouvelle pensée matérialiste.
Berlin. La ville vient de pulvériser son mur. Encore convalescente et mal à l'aise dans son corps réunifié, elle est projetée dans le nouveau millénaire. En marge du tournage d'un film qui se perdra corps et biens, un acteur arpente la ville, écoute ses battements, explore ses artères et ses centres nerveux. Numéro 37 de ce côté. 38 de l'autre. Et puis 39. 39 comme l'ouverture des hostilités et comme une fièvre. Celle que j'atteignais d'ailleurs fréquemment dans mon enfance et qui m'a valu mon surnom. Trente-Neuf. Le thermomètre se bloquait à ce degré. Sujet à des fièvres interminables, je délirais pendant des semaines. Pour moi, j'ai 39 voulait dire qu'un dragon me possédait, frappait à mes tempes, injectait mes yeux d'un mauvais sang, empoisonnait mes veines et brûlait ma gorge. 39 c'était lui. Je l'avais. Il s'était introduit dans les cavernes de mon corps. Il y avait élu domicile. Sa présence me terrorisait. Je pensais en avoir hérité comme les neuf queues du mistigri au jeu des sept familles. Je pouvais le voir couché sur le tas d'or de mes viscères. La nuit je me réveillais en nage et restais des heures à grelotter au fond de mon lit, fermant les yeux pour chasser le monstre incrusté dans l'ombre. Mais à peine l'avais-je délogé que je le voyais surgir d'un autre repli obscur. Il revenait au détour d'une épaisse lame de fond, travaillé comme un pétrin qui épousait trente-neuf formes molles prêtes à me recouvrir et à m'étouffer sous la pâte. Un jour j'ai décidé de lutter avec lui à armes égales et que le gagnant pourrait prendre le nom du vaincu. Le lendemain je me suis réveillé sans température. J'ai dit OK, je suis Trente-Neuf. Bien plus tard, le jour où j'ai voulu me donner un pseudonyme pour la scène, Trente-Neuf s'est imposé comme une nouvelle bravade. Depuis ça m'est resté.
Elle aurait dû tomber plus tôt. La France, leur France. Ça meurt, ça s'effondre, c'est pire que tous les déclins imaginés dans les beaux salons parisiens. Bon Dieu, ça leur pendait au nez comme une évidence. Ils l'ont vu arriver. Et tous d'attendre, le crêpe noir déjà au bras. Nous mourrons en eunuques. Un vieux pays, peuplé de vieux malades. À tout prendre, l'achever était peut-être une bonne chose. Malgré les rodomontades de nos politiciens mises en premières pages des journaux, cela n'avait pu étonner que les idéalistes ou les fous... Pas visionnaire, oh non. Suffisait d'observer. Les nations, ça tombe comme les hommes. Ça commence par perdre la tête, ça oublie son histoire, ses amis, ses promesses. On vous moque, on ne vous prend plus au sérieux. Vous pouvez encore faire peur, mais c'est une peur mêlée de ricanements. Après la tête, les muscles. Une maladie, voilà tout. Tout engourdi. Ça met des heures à réagir, ça tergiverse et, finalement, quand ça se décide à frapper... un soufflet, à peine.
Ils se retournent souvent pour scruter l'assistance, huer les "collabos" ou tout simplement pour se moquer. On a beau faire partie de l'avant-garde de la Pensée Critique, on n'en reste pas moins de joyeux drilles. D'ailleurs, cette euphorique effervescence ne plaît pas aux anarchistes : "Soyez sérieux, y'en a qu'essaient de faire la Révolution, bordel !" Lors de grands mouvements sociaux au sein d'une faculté occupée par les étudiants, un observateur ironique tient la chronique du mouvement, du blocage de la fac, des AG et des manifs. Ce témoignage cruel et hilarant est le portrait sans illusions ni complaisances d'une jeunesse illusionnée et prête à toutes complaisances.