L'expression du pouvoir au début de l'Empire. Autour de la Maison Carrée à Nîmes
Darde Dominique ; Christol Michel
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EAN :9782877723800
La Maison Carrée de Nîmes exerce un réel pouvoir d'attraction, tant sur les habitants de la ville que sur les visiteurs. Ce qui fascine? La beauté du monument, à l'architecture équilibrée et à la décoration d'une simplicité recherchée. Mais la Maison Carrée, c'est aussi le symbole du nouveau pouvoir qui s'établit à Rome à l'époque augustéenne. En 27 avant J.-C., Auguste crée un nouveau régime: le principat. Bâti sur les décombres des guerres civiles qui l'opposèrent aux assassins de Jules César, puis à Marc Antoine et Cléopâtre, le principat maintient d'abord la fiction d'une continuité de la République romaine. Il lui faut ensuite se donner une légitimité et assurer sa pérennité, afin de survivre à son fondateur. Auguste va donc faire oeuvre de propagande. Entre le centre du pouvoir et les provinces s'est mise en place une communication politique qui insiste sur la paix et l'abondance retrouvées grâce à l'action du Prince. L'entourage d'Auguste et sa famille ont aussi leur place dans cette mise en scène, en particulier ses petits-fils: les "princes de la jeunesse" Caius et Lucius. La mort précoce de ces derniers, qu'Auguste considérait comme les continuateurs de son oeuvre, et le traumatisme qu'elle engendre dans tout l'empire, suivie de leur divinisation, ont suscité un culte dynastique qui contribuera aussi à la survie du régime. Un exemple exceptionnel est fourni par la Maison Carrée: un temple dédié aux princes de la jeunesse. En cette période où une minorité de la population seule savait lire, Auguste et ses successeurs vont inscrire, dans la pierre des monuments, un nouveau langage graphique. Mais la Maison Carrée, c'est aussi l'histoire du formidable travail d'archéologues et d'érudits, parmi lesquels Jean-François Séguier, qui déchiffra l'inscription de la façade. A l'occasion du bimillénaire de la construction de la Maison Carrée, à l'initiative de la Ville de Nîmes et du Musée archéologique, une réflexion à plusieurs voix s'est engagée, associant historiens, archéologues, historiens de l'art et linguistes. Le bilan présenté insère la Maison Carrée dans le contexte plus large de l'Empire romain et de l'ensemble de la Gaule. Les divers chapitres abordent les formes que prend le nouveau pouvoir qui s'établit à Rome et les réalisations auxquelles donne lieu son acceptation. L'architecture et son décor, la statuaire, les images monétaires sont interrogés sur leur capacité d'expression et de suggestion. Les textes, ceux des auteurs de l'époque, historiens ou poètes, autant que les inscriptions gravées sur les monuments publics ou dans les lieux de la vie collective éclairent aussi ces changements politiques et idéologiques. D'amples perspectives sont ainsi tracées, qui donnent à l'ouvrage un incontestable contenu historique. En même temps la Maison Carrée, comme monument du présent, est replacée dans sa durée jusqu'à l'époque moderne, puisqu'on envisage son intégration dans les quartiers de la ville aux époques récentes et sa situation dans l'imaginaire urbain. Biographie de l'auteur Michel Christof est professeur d'histoire romaine à l'université de Paris-I Panthéon-Sorbonne. Il est l'auteur de Regards sur l'Afrique romaine et L'Empire romain du IIIe siècle aux éditions Errance. Dominique Darde est conservateur du Musée archéologique de Nîmes.
Résumé : Les Guides archéologiques de la France font découvrir les vestiges des grands sites préhistoriques, antiques ou médiévaux de notre territoire et leur histoire. Ils donnent une lecture topographique de leur évolution et présentent les monuments principaux à l'aide de cartes, de plans en couleur et, le plus souvent possible, de restitutions 3D, les photographies de fouilles et d'objets viennent compléter cette documentation. Des visites des musées sont proposées ainsi que des itinéraires de découverte des quelques témoins architecturaux qui subsistent. Capitale des Volques Arécomiques, une ville majeure de l'Empire romain, fondations savantes et recherches archéologiques : La parure monumentale de Nîmes.
Résumé : La Bible du grand voyageur. Ce guide est l'ouvrage de référence pour tous les voyageurs et les professionnels du voyage. Il offre des informations précises et rigoureuses pour bien choisir sa destination. Où partir ? - Des idées de voyage en Europe ou au bout du monde pour chaque saison. - Les "rendez-vous nature", pour connaître les périodes des grandes migrations ou des aurores boréales. Quand partir ? - Choisir la meilleure période de vacances en fonction du climat. Des Açores au Zimbabwe, 188 fiches-pays détaillées avec un tableau des températures mois par mois, l'ensoleillement et le niveau de précipitation. Une mine d'informations pratiques - durée des vols - précautions sanitaires - formalités.
Résumé : La bible du voyageur ! Peut-on se baigner en Sicile en mai ? A quelle période faut-il partir au Sri Lanka pour éviter les deux moussons ? Quelle est la meilleure saison pour remonter l'Amazone ? Ce guide vous donne des informations claires et précises pour bien choisir votre prochain voyage et partir au bon moment. Où partir ? Des idées et de superbes photos pour dénicher la destination idéale, que vous ayez envie de soleil, de découverte culturelle ou de grands espaces... Quand partir ? 102 fiches-pays détaillées sur le climat de chaque région. Les rendez-vous Nature et Plongée : le meilleur moment pour observer les baleines, suivre les grandes migrations ou découvrir les aurores boréales...
La Méditerranée a été le trait d'union de la civilisation antique. Par elle ont transité les produits, les hommes, les idées, les modèles économiques, sociaux et politiques. Mais la mer n'est pas un milieu simple. Elle change avec les saisons, avec les aléas climatiques, et avec les savoirs des hommes, qui la rendent alternativement repoussante ou attirante, en font une auxiliaire ou une ennemie, une porte ouverte ou une barrière. Les routes, qui n'y sont ni tracées, ni balisées, sont le produit d'une alchimie complexe où se mêlent conditions naturelles, technologie, savoirs empiriques et règles commerciales.Déterminer les itinéraires précis qu'empruntaient les navigateurs, leurs variations saisonnières, et les temps nécessaires à leurs parcours, sont le fruit de la géographie historique. Ces rythmes du commerce, qui ont constitué la trame de l'économie méditerranéenne antique, ont fondé la représentation du monde des Anciens. Un voyage à travers l'espace-temps de la navigation antique donne les mesures de la mer transmises aux géographes anciens par l'expérience des marins.
L'ethnoarchéologie est une stratégie expérimentale de compréhension des faits matériels archéologiques reposant sur l'analyse de ces faits dans des cultures vivantes ou récemment disparues et sur le concept d'analogie comportementale, stratégie destinée à résoudre des problèmes pertinents pour l'archéologue. Alain Gallay puise dans ses archives de terrain au Mali, ses notes de cours ainsi que dans la littérature ethnologique de ces trente dernières années, pour bâtir un véritable traité qui servira de référence et de modèle pour les futures enquêtes de terrain.
Cet ouvrage sur Les Burgondes, Ier-VIe siècles apr. J.-C., contient tout ce que l'on peut actuellement savoir sur ce peuple germanique oriental qui s'est installé dans l'Empire romain au cours du Ve siècle. Il fait le point sur l'apport des sources historiques, et surtout des témoins archéologiques, augmenté par les découvertes réalisées depuis les quinze dernières années. Si les sources historiques permettent de reconstituer l'histoire politique et militaire, les Burgondes semblent avoir apporté quelques traditions culturelles propres : des costumes et parures féminins, plusieurs cas de déformations crâniennes, ou encore divers éléments linguistiques et juridiques.
Si l'archéologie protohistorique française a longtemps fonctionné sur la trilogie césarienne, aedificium, vicus, oppidum, les fouilles de ces dernières décennies ont mis en évidence, que même si cette terminologie est d'un usage commode, elle s'avère beaucoup trop schématique et ne correspond que lointainement aux réalités archéologiques.
Vercingétorix est le premier des "grands hommes" de l'histoire de France, de la France avant la France. Contrairement aux idées reçues qui le décrivent comme un simple meneur de bandes, il est à la fois un tacticien hors pair, un chef de guerre d'exception et un stratège redoutable. Vercingétorix transforme un groupe d'insurgés en une véritable armée opposée à l'impérialisme romain. Pour chasser les légions de la Gaule du Nord, il organise la "terre brûlée tout en menaçant d'envahir les territoires de la vallée du Rhône. En 52 av. J.-C., à Gergovie, César, le grand vainqueur de la guerre des Gaules, affronte un adversaire à sa hauteur, qui lui inflige une sévère défaite. Quelques semaines plus tard, après la bataille d'Alésia, le héros gaulois offre sa reddition au proconsul pour que ses compatriotes arvernes soient épargnés. Grand spécialiste de l'histoire militaire romaine, Yann Le Bohec s'attache ici à rétablir la vérité sur cet immense chef de guerre gaulois.
Le nom d'Alésia évoque pour beaucoup des souvenirs d'école, telle la gravure de Vercingétorix rendant ses armes à César. Cette bataille décisive appartient à la mémoire collective, même si elle s'est soldée par la défaite des Gaulois. Elle constitue en effet l'événement fondateur de l'histoire de France, une histoire qui s'enrichit encore au cours des deux millénaires qui lui succédèrent. Alésia est née de légendes grecques. Héraclès serait le fondateur de la ville tandis que les dieux gaulois se seraient installés sur ses montagnes bien avant cet affrontement digne des Titans entre le chef arverne et César. Jean-Louis Brunaux fait revivre l'histoire de ce lieu. Son récit, traversé par un souffle épique, rend à Alésia et à son jeune héros gaulois la place légitime qui leur revient dans notre Histoire. " Alésia demeure ce lieu d'une mémoire souvent malmenée et une terre de fantasmes à la peau dure, dont l'éminent spécialiste de la civilisation gauloise Jean-Louis Brunaux dresse la vibrante et passionnante chronique. " Archéologia
« Dans sa retraite de Caprée, il imagina même d'installer un local garni de bancs pour des obscénités secrètes ; là, des troupes de jeunes filles et de jeunes débauchés rassemblés de toutes parts..., formant une triple chaîne, se prostituaient entre eux en sa présence, pour ranimer par ce spectacle ses désirs éteints. Il orna des chambres placées en différents endroits d'images et de statuettes reproduisant les tableaux et les sculptures les plus lascifs... pour que chaque figurant trouvât toujours le modèle des postures qu'il ordonnait de prendre... On lui prête des turpitudes encore plus infâmes, et telles qu'on ose à peine les décrire ou les entendre exposer. » (Vie de Tibère).
Cet ouvrage à vocation encyclopédique présente, dans sa partie essentielle, un dictionnaire comprenant plus ou moins 500 entrées touchant de près ou de loin au terme barbare. Ainsi, on y retrouve les peuplades considérées comme barbares au fil des siècles (Perses, Vandales, Huns, Goths, Vikings, …), les auteurs ayant traité de ces peuples à l’époque, des personnages illustres, des batailles, des lieux, des phénomènes sociétaux, des cartes, etc. Dans sa première partie, cinq chapitres sont consacrés à l’évolution que la signification du terme barbare a connue au fil des siècles et des usages, depuis sa création dans la Grèce antique au XXe s. Cette étude est particulièrement intéressante par sa remise en question du stéréotype « barbare » qui a perduré jusqu’à récemment. Ainsi, en sortant de la vision classique et manichéiste de ce terme, les historiens ont pu nuancer et contextualiser, sources à l’appui, la représentation que les auteurs anciens se faisaient des barbares. De ce fait, les fameuses « Invasions Barbares » qui ont déferlé sur l’Empire romain d’Occident aux IVe – Ve s. et mené à sa chute en 476, sont largement remises en perspective, tant les chefs et les élites de « ces royaumes barbares » se sont inscrits dans l’héritage politique et culturel de l’Empire romain. De même, on y apprend que la vision qu’avaient les Grecs des Perses ou les Romains des Gaulois n’était pas limitée à des êtres violents et incultes. Parfois, ils étaient vus comme des êtres corrompus par un trop plein de civilisation ou, à l’inverse, purs car n'ayant pas encore été altérés par l’argent, la luxure, etc.. À picorer au gré de ses envies !