Ce livre est l'histoire d'une revue engagée, " Lamalif ", publiée au Maroc au c?ur des "années de plomb" (1958-1988). Mais c'est aussi le récit vivant du cheminement des hommes et des femmes qui ont porté les idées "post-indépendance" dans un pays du Maghreb, durant les années tendues de la guerre froide : recherche d'un socialisme à visage humain, tiers-mondisme, non-alignement, construction maghrébine. Zakya Daoud, cofondatrice de la revue, restitue les interrogations qui traversaient l'époque: comment transformer l'indépendance politique en indépendance économique et en mieux-être social? Comment modifier les rapports politiques? Comment faire émerger une culture spécifique et opérer le passage de la tradition à la modernité? Chronique des rapports tumultueux entre les médias et les pouvoirs, l'ouvrage se penche sur la façon dont les intellectuels peuvent imposer leurs idées: Comment penser une société? Sous quelles influences se transforme-t-elle? Quel est le rôle des médias dans ces transformations? Comment les rapports humains sont-ils marqués et pervertis par les évènements politiques? Au Maroc, dans les années soixante, deux visions de l'avenir se combattent: de crises politiques en émeutes populaires et en coups d'états militaires, une de ces visions, appuyée sur l'ordre, le conservatisme et la tradition, l'emporte sur l'autre, qui cependant ne cesse de résister. La revue " Lamalif " s'efforce d'accompagner, de comprendre cette évolution, de déceler les permanences sous l'éphémère, pour tenter de dépasser le désespoir et d'engager l'avenir. Elle est le miroir des vécus, des interrogations, des doutes des intellectuels lors de cette période capitale. Elle devient par là même un des socles qui, plus tard, donnera naissance au "nouveau Maroc". Celui-ci émerge lentement des transformations sociales, économiques et politiques et surtout des inévitables pressions internationales. Mais c'est lorsque certaines des idées défendues par " Lamalif " vont finir par prévaloir que la revue est paradoxalement contrainte à la disparition. Phénomène triste et banal: il ne faut pas que ceux qui ont porté les idées nouvelles puissent être en mesure d'en tirer avantage, il faut les rayer de la mémoire. Au-delà de la chronique d'une expérience humaine, de la vie d'un groupe d'individus habités par un même idéal, de la trajectoire d'une revue engagée, de l'étude d'un cas politique exemplaire, ce livre se veut le témoin et l'archive d'une résistance intellectuelle.
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Date de parution
13/06/2007
Poids
548g
Largeur
151mm
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EAN
9782845780712
Titre
MAROC, LES ANNEES DE PLOMB (1958-1988)
Auteur
DAOUD ZAKYA
Editeur
MANUCIUS
Largeur
151
Poids
548
Date de parution
20070613
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En 1987, Jamal entreprend l'électrification de son village d'Imgoun. Un mouvement est né. 17 ans après, son association, Migrations et Développement, peut dresser un bilan impressionnant : elle a réalisé une centaine d'électrifications de villages, 32 ouvrages hydrauliques, construit des pistes et des routes, des dispensaires et des écoles, et, surtout, a supporté 250 associations villageoises qui gèrent ces installations et impliquent environ 100 000 personnes. La physionomie de la province de Taroudannt en a été durablement modifiée. Défié, l'Etat marocain, s'est lui aussi investi dans le développement rural. D'ici et de là-bas, partagés entre les deux rives, les immigrés sont devenus grâce à M & D des agents de développement durable et ont lancé le mouvement de la démocratie participative, ce qui leur a donné force et confiance en eux-mêmes, et leur permet aujourd'hui d'envisager l'alternative d'un retour éventuel ou d'une insertion dans le pays d'accueil, les rendant enfin maîtres de leur destin. En 1997, un premier ouvrage paru à l'Atelier, Les Marocains des deux rives, avait raconté la naissance de Migrations et Développement. L'ouvrage actuel en est le prolongement.
En 1883, Kropotkine est condamné à 5 ans de prison pour activisme politique. Durant sa captivité, Elisée Reclus réunit ses textes parus dans Le Révolté et les édite sous le titre Paroles d'un révolté. L'ouvrage réunit ici les chapitres II, III et IV, intitulés : La décomposition des états, La nécessité de la Révolution et La prochaine Révolution. La décomposition des états est un texte saisissant par son actualité. Les questions soulevées par le rôle de l'état rappellent étrangement la crise actuelle et les revendications des "Gilets jaunes", ainsi est pointé du doigt, l'état emprunteur, mauvais gestionnaire, obèse ou encore inéficient. Ecrit il y a quelque 140 ans, ce texte à vocation révolutionnaire donne matière à réflexion sur la stabilité étonnante du Système dans ses pratiques !
Marat vécut aisé, au jour le jour toutefois, au hasard d'une vie errante. Sa toilette bizarre exprimait son excentricité? ; sale habituellement, il avait parfois des recherches subites, un luxe partiel et des velléités galantes ? : un gilet de satin blanc, par exemple, avec un collet gras et une chemise sale. Il vit toujours le monde (...) de sa cave par un soupirail, livide et sombre, comme ces murs humides, comme sa face, à lui, qui semblait en prendre les teintes. Dans son projet de Constitution, Marat dit en propres termes, en parlant des droits de l'homme ? : "? Quand un homme manque de tout, il a le droit d'arracher à un autre le superflu dont il regorge ? ; que dis-je ?? Il a le droit de lui arracher le nécessaire, et, plutôt que de périr de faim, il a le droit de l'égorger et de dévorer sa chair palpitante. ? " Dans son livre sur l'Homme, publié en 1775, il avait déjà dit ? : "? La pitié est un sentiment factice, acquis dans la société... N'entretenez jamais l'homme d'idées de bonté, de douceur, de bienfaisance, et il méconnaîtra toute sa vie jusqu'au nom de pitié... ? " L'Histoire de la Révolution française (parue en sept volumes de 1847 à 1853) de Michelet, s'étend d'avril 1789 (réunion des Etats Généraux), à juillet 1794 (mort de Robespierre). Sont ici publiés les chapitres huit et neuf du livre IV, intitulés Le premier pas de la terreur.
Publié originairement dans la Revue des Deux Mondes au mois de mai 1837 puis intégré dans sa monumentale Histoire de France, l'article consacré aux Templiers de Jules Michelet explore l'ascension et la chute de cet ordre religieux et militaire médiéval, en se concentrant sur sa destruction spectaculaire sous le règne de Philippe IV le Bel et du pape Clément V au début du XIVe siècle. L'ordre puissant et énigmatique des Templiers fut fondé en 1129 pour protéger les pèlerins en Terre sainte pendant les croisades. Il connut une expansion remarquable par le biais de commanderies à travers l'Europe tout en jouant un rôle important de financier auprès des rois et de la noblesse. Selon Michelet, la chute des Templiers fut orchestrée par une combinaison d'avidité royale, de rivalité ecclésiastique et de bouleversements politiques après la perte de la Terre sainte en 1291. Accablé de dettes et jaloux de la richesse de l'ordre, Philippe le Bel poursuivit les Templiers pour hérésie, idolâtrie et pratiques immorales ; accusations que Michelet juge largement fabriquées pour justifier l'arrestation massive de chevaliers du Temple le 13 octobre 1307 dans tout le royaume. Le procès qui suivit suscita à l'époque de vives controverses, principalement en raison d'aveux extorqués sous la menace et la torture. L'exécution de leur grand maître, Jacques de Molay brûlé vif en 1314, marqua leur fin tragique.
Résumé : Paris est la proie d'un immense chantage. Trois malfaiteurs fondent une redoutable association qui va faire trembler la capitale jusqu'aux moindres de ses tréfonds. Dans l'ombre, le placeur de domestiques Mascarot, le médecin homéopathe Hortebize et l'avocat Catenac recueillent méthodiquement les honteux petits secrets de la population parisienne. Au bout de vingt-cinq années d'efforts opiniâtres, ils disposent d'une mine de renseignements suffisamment fournie pour mettre enfin à exécution leur plan machiavélique. Autour de ces passions humaines si banales que sont l'amour, l'ambition et l'argent, les très nombreux personnages de l'intrigue tourbillonnent sans se rendre compte du piège tendu qui se referme inexorablement. Paris ne deviendra-t-il qu'un gigantesque marché aux esclaves ? Qui sera en mesure d'assembler toutes les pièces du puzzle afin de déjouer la formidable machination ? Monsieur Lecoq peut-être ?...