Alain Daniélou rend compte d'une société traditionnelle, celle de l'Inde, qu'il a connue de l'intérieur. Presque tout ce qu'il nous dit heurte les préjugés modernes: sur la raison d'être des castes et des races, sur le rôle de la femme, sur le mariage, sur "l'alpha-bêtise-me" - qui détruit les langues originelles et la transmission orale. Dénonçant le nivellement prôné sur tous les plans par le monde moderne comme une tendance mortifère et une forme subtile de racisme, Daniélou défend, avec sa liberté de ton habituelle, le droit à l'existence et la valeur civilisatrice des différences, qu'elles soient sexuelles, religieuses, ethniques ou sociétales."L'institution des castes est une application, sur le plan social, d'une conception générale du monde et des êtres vivants qui a fait de l'Inde le refuge de tous les peuples persécutés, menacés ailleurs d'extinction ou d'assimilation. Elle a certainement des défauts, mais elle a dû affronter depuis plus de six siècles des conditions difficiles qui ont bloqué son évolution: les invasions musulmanes, puis la colonisation anglaise et la démocratie socialisante de l'Inde moderne ont cherché à en détruire les bases; mais rien n'a pu entamer sérieusement le système social des Hindous, qui continue à régir la vie de la plupart des habitants de l'Inde." (Alain Daniélou)
Nombre de pages
188
Date de parution
06/05/2003
Poids
277g
Largeur
140mm
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EAN
9782842680978
Titre
La civilisation des différences
Auteur
Daniélou Alain ; Gabin Jean-Louis
Editeur
KAILASH
Largeur
140
Poids
277
Date de parution
20030506
Nombre de pages
188,00 €
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Polythéisme, monothéisme. Voici une remise en cause hardie de l'idée que le second est une conception religieuse et philosophique plus élevée que le premier. Écrivain, musicologue, philosophe et traducteur, Alain Daniélou (1907-1994) a vécu, étudié et professé en Inde pendant plus de vingt-cinq ans. Puis il est revenu en France pour parler avec force de la pertinence actuelle "d'une mythologie symbolique, d'une cosmologie qui ne sépare pas religion, métaphysique et science". Il a publié de nombreux titres, et notamment une traduction intégrale du Kama Sutra. Dans ce livre, sorti en 1982, il expose successivement les bases de la philosophie indienne ; les dieux des Védas ; la trinité Vishnu-Shiva-Brahma ; Shakti, l'énergie divine, la déesse ; les dieux secondaires ; la représentation et le culte des dieux (formules mentales, diagrammes symboliques, images, rites). Truffé de citations, l'ouvrage est enrichi d'un index des noms propres (75 pages) - bien utile vu le foisonnement hindou ! --Colette-Rebecca Estin
Par sa situation, son système social et la continuité de sa civilisation, l'Inde constitue une sorte de musée.Son histoire n'est pas une chronologie, une série de récits de batailles, de conquêtes ou de révolutions de palais, c'est l'histoire de l'homme, de notre humanité avec ses découvertes dans le domaine des sciences, des arts, des techniques, des structures sociales, des religions, des concepts de la philosophie.J'ai donc cherché à développer certains points saillants, caractéristiques de diverses époques, en me contentant d'indiquer les événements ou les périodes qui me semblaient moins significatifs.J'ai vécu toutes les années qui ont précédé et suivi l'indépendance de l'Inde dans le milieu où s'est constitué le parti traditionaliste hindou, le Jana Sangh à la naissance duquel j'ai participé. Le point de vue que j'exprime sur l'Inde moderne est donc celui d'une majorité généralement ignorée, car toutes les sources d'information sont l'oeuvre soit d'Européens, soit d'Indiens de culture anglaise. "A.D."
Pour Alain Daniélou, l'Occident a perdu sa propre tradition et éloigné l'homme de la nature et du divin. Il nous y fait découvrir ici que les rites et les croyances du monde occidental ancien sont très proches du Shivaïsme et très aisément expliqués à l'aide des textes et des rites préservés dans l'Inde. Ce sont les religions relativement récentes du monde aryen et sémitique, Judaïsme, Christianisme, Islam et Communisme qui ont éloigné l'homme du reste de la création et de l'expérience religieuse et mystique multimillénaire dont la tradition s'est préservée dans l'Inde jusqu'à nos jours et que l'Occident, s'il veut survivre, devra retrouver. Biographie de l'auteur Alain Daniélou: 1935-1948, études du sanskrit, philosophie, théologie, musique dans les écoles traditionnelles hindoues à Bénarès; 1948-1954, professeur à l'université hindoue de Bénarès;1954 1956, directeur de la bibliothèque de manuscrits et des éditions sanskrites d'Adyar à Madras; 1956-1963, membre de l'Institut français d'indologie et de l'Ecole française d'Extrême-Orient; 1963-1977, directeur de l'Institut international d'études comparatives de la musique à Berlin et Venise.
L'auteur s'appuie sur sa connaissance de la musique orientale pour élaborer une critique de notre système musical et appeler à certaines réformes. Il réagit contre la déformation apportée par Bach au langage musical et prone un retour à une conception plus ancienne de l'harmonie fondée sur la consonance, telle que la connaissait l'Antiquité et toujours présente dans la musique indienne.
Bollywood Bombay est une nouvelle aventure du détective Feluda et de son jeune acolyte Tapesh. Jayatu vient de recevoir une proposition bien excitante : l'adaptation de son dernier roman policier - Les Bandits de Bombay - par un réalisateur très populaire. Ses amis Feluda et Tapesh proposent de l'accompagner sur le tournage de "la scène clé" à Bombay. Mais tout cela sent le mystère et l'aventure car dès leur arrivée dans la capitale du cinéma, un meurtre est commis et cette sombre affaire ressemble à s'y méprendre à celle imaginée par l'écrivain, fort peu rassuré d'ailleurs... Un roman court et savoureux dans lequel Satyajit Ray décrit avec amusement et ironie subtile les grosses ficelles du film bollywoodien. Le regard d'un grand maître sur un genre de cinéma qui sort aujourd'hui des frontières indiennes.
Les Bencharong et les Lai Nam Thong sont des porcelaines qui furent fabriquées en Chine de la fin du XVIIIe siècle au début du XXe siècle pour la cour du Siam (Thaïlande actuelle) et pour celles du Cambodge et du Laos. Les Lai Nam Thong, faites d'une matière beaucoup plus fine que les Bencharong, se distinguaient par l'utilisation de la dorure et étaient réservées aux familles royales et à la haute aristocratie. Les unes et les autres présentaient un décor particulier caractérisé par des motifs floraux agencés de manière géométrique ou par des personnages et des animaux fantastiques tirés des mythologies hindouiste, bouddhiste et chinoise. Certaines pièces, les plus curieuses, mélangeaient les différents symboles en un étonnant syncrétisme.
Songez, quand vous découvrirez ou retrouverez le Cambodge des temples, Angkor-Vat, le Bayon, le Bapuon, Banteay Srei, Prah Khan... que l'immense cité des rois khmers fut reconstruite pierre à pierre par les hommes de l'École française d'Extrême-Orient à partir des années 1900. En 1901, Pierre Loti s'assoupit à l'ombre des géants du Râmâyana, pendant que Charles Carpeaux, le fils du sculpteur, se débat avec les tentacules des banians qui emprisonnent les tours à visage du Bayon. Paul Claudel, lui, croit rencontrer à Angkor-Vat Satan personnifié. Quant à André Malraux, il vient à Angkor en 1923 pour dérober, à Banteay Srei, plusieurs déesses sculptées en bas-relief. De nouveaux documents, retracent l'équipée de l'écrivain au Cambodge.