Nous nous demandons ce qu'il y a derrière cette porte. Où nos souvenirs se cachent quand on meurt. C'est précisément cette existence intérieure, ces désirs et sensations immatérielles rangés quelque part dans notre tête qui font de nous ce que nous sommes,et qui meurent avec la disparition de notre corps. Quand on arrête des se souvenir, on arrête de vivre sous la contrainte de cette structure imaginaire qu'est le temps, et qui nous fait organiser notre vie en fonction de l'aspect matériel des choses. Nous associons cette perte avec la disparition physique des gens, avec la mort, ce qui n'est pas toujours le cas." Salvi Danès Transmontanus, le terme latin signifiant "au-delà des montagnes", est une allusion au vent venant des Pyrénées qui caractérise la région catalane de l'Empordà, non seulement la définition de son identité, mais aussi apporter des changements et de l'érosion. Transmontanus est à la fois un journal personnel et un retour sur des territoires familiers liés à l'enfance. Cet ouvrage décrit cette notion de redécouverte, le passage du temps qui font que les souvenirs d'enfances ne sont plus les mêmes. Les images de Salvi Danés témoignent d'une façon poétique de ces transitions.
Nombre de pages
88
Date de parution
16/10/2014
Poids
240g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782350463230
Titre
Transmontanus
Auteur
Danés Salvi
Editeur
FILIGRANES
Largeur
150
Poids
240
Date de parution
20141016
Nombre de pages
88,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cette édition comprend un supplément : Atelier de l'auteur. Budweis, Tchécoslovaquie, fin des années 1960 : Zdenek Drahos aime le trolley, son trolley et rien que son trolley, au grand dam de sa femme. Mais la post-modernité socialiste, téléguidée depuis Moscou depuis l'invasion des troupes du pacte de Varsovie, c'est le bus ! Ainsi en décide la nouvelle direction du Parti qui, depuis les sanglantes représailles des manifestations antirusses, le jour anniversaire de l'invasion, a resserré les boulons. Alors on réforme, on supprime, on remplace, les machines comme les hommes. Et Zdenek résiste ! C'est loin d'être anodin dans une société corsetée par la surveillance d'un Parti omniprésent, où la vie quotidienne se déroule au rythme de petits compromis, de communes lâchetés côtoyant de grands héroïsmes, parfois involontaires... C'est avec un humour grinçant et combatif que Martin Danes nous convie, grâce au recul de l'Histoire, à comprendre ce que résister à une administration centralisée veut dire.
L'ouvrage développe la problématique de l'utilisation de l'énergie dans les entreprises actuelles. en une progression de 20 étapes regroupées en trois parties : La le partie résume les bases physiques de la maîtrise de l'énergie. Elle détaille les bilans et l'effet de la composition de la matière dans les états stationnaires des systèmes industriels. La 2e partie introduit les rendements énergétiques et surtout exergétiques. Elle illustre l'utilisation efficiente de l'énergie dans des classes différentes d'installations (pompe à chaleur), de dispositifs (échangeurs de chaleur), de techniques (cogénération) et d'agents énergétiques (vapeur). L'objectif de la 3e partie est l'utilisation rationnelle, donc optimale, de l'énergie. Dépassant la physique macroscopique classique, sont présentés à cet effet de nouveaux procédés thermodynamiques (thermodynamique en temps fini, pincement) et également économiques et financiers, ainsi que leur programmation. Les exercices résolus en fin de chapitres visent à fournir au lecteur des compétences l'incitant à formuler ses propres questions, et pour lui permettre d'y répondre, ils illustrent des méthodes spéciales comme la théorie des jeux, la fonction subjective d'utilité, et les maxima de Nash ou Pareto.
Un tout jeune homme, fou de vélo, amoureux des livres, entreprend un tour de France des écrivains qu'il affectionne, en se rendant sur leurs lieux de vie, d'écriture et de sépulture. Du cimetière marin de Paul Valéry, à Sète, à la villa du Mont Noir de Marguerite Yourcenar dans les Flandres, d'Illiers-Combray, au c'ur de la Beauce, où Proust passa son enfance, jusqu'à la Touraine de Balzac, Jean-Acier file d'étape en étape, sur sa bicyclette qu'il a affectueusement baptisée " Causette ". À l'abstraction des cartes se substitue peu à peu la réalité rêvée, vécue, puis couchée sur des carnets de voyage, des lieux traversés.Mais le personnage principal de cette épopée minuscule n'est pas l'auteur. C'est la mosaïque d'un pays, son imaginaire, ses rencontres improbables, ses vallons perdus et ses portes closes ? car il arrive aussi que la maison où certains écrivains passaient le plus clair de leur temps soit fermée, ou sous la coupe d'un gardien vigilant...Émaillé de mille anecdotes et péripéties, ce livre est autant le récit d'un voyage en France, aujourd'hui, que l'acte de naissance d'un écrivain qui, sur son vélo, part à la rencontre de tous les autres.Jean-Acier Danès a 20 ans.
Deux amis proches, exilés tchèques en France depuis bientôt un demi-siècle, font ensemble un dernier tour dans le jardin du Luxembourg. L'un d'eux, écrivain mondialement connu prénommé Milan, reste à Paris, tandis que l'autre, ex-journaliste et narrateur de l'histoire, doit partir se réinstaller à Prague. Forcé par les circonstances, il regrette son pays d'accueil et craint un retour dans sa patrie qui, ayant subi de profondes transformations après 1989, n'est plus vraiment la sienne. Un dernier personnage, Gustáv Husák, le leader communiste tchécoslovaque qui avait poussé les deux premiers à s'exiler, complète le trio à travers les rêves, voire les cauchemars du narrateur. Des questions s'imposent : pourquoi Gustáv Husák, ce « président de l'oubli » d'après Milan, s'est enfermé dans le silence pendant la chute du régime communiste de Prague ? Comment ne pas céder aux apparences, aux clichés et aux arguments d'autorité qui sont l'apanage de toute époque ? D'ailleurs, pour répondre, est-il toujours nécessaire de recourir aux mots ? Car, au-delà des vérités partisanes qui nous manipulent, le mutisme d'un vieil homme qui a quitté le champ de bataille véhicule peut-être à lui seul l'authentique vérité.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.