Souvent combattue dans l'art moderne, absente dans l'art brut et parent pauvre de l'art contemporain, la maîtrise du dessin ne survit plus aujourd'hui que dans des secteurs artistiques de grande diffusion, sous-estimés par la critique: dessin animé, illustration, bande dessinée, infographie. Pour diverses raisons historiques, liées aux grandes étapes de la mutation industrielle et à la naissance de nouveaux médias de l'image concurrents des techniques traditionnelles, un véritable opprobre s'est peu à peu attaché, dans le secteur des beaux-arts, à la pratique du "bien dessiner", assimilant la maîtrise savante à l'académisme et aboutissant à une véritable inversion des valeurs où seul le "dessiner comme un cochon" - le mot est de Jean Dubuffet - semblait ouvrir des voies créatives. Il faut revenir sur deux siècles d'histoire et remonter à la naissance de la photographie pour comprendre cette évolution qui aujourd'hui, paradoxalement, pourrait bien arriver à son terme, avec le retour du dessin "illusionniste" à l'ère de l'image de synthèse et des nouvelles technologies. Ce qui n'empêche pas le dessin "brut" d'accéder, lui aussi, à une reconnaissance définitive. Deux essais généraux, sept textes sur quelques dessinateurs, virtuoses ou médiumniques, et deux entretiens composent ce livre conçu comme un hommage au génie du dessin, sous ses formes savantes ou brutes, cultivées ou populaires.
Nombre de pages
218
Date de parution
01/06/2009
Poids
295g
Plus d'informations
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EAN
9782355320576
Titre
Le dessin à l'ère des nouveaux médias
Auteur
Danchin Laurent
Editeur
LELIVREDART
Largeur
0
Poids
295
Date de parution
20090601
Nombre de pages
218,00 €
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« La vraie création ne prend pas souci d'être ou de n'être pas de l'art », affirmait le peintre Jean Dubuffet, qui a inventé la notion d'art brut en 1945 et constitué la première collection d'oeuvres désignées sous ce nom. Découvert dans les hôpitaux psychiatriques, puis dans les milieux spirites et le jardin secret d'originaux visionnaires, l'art brut est une forme d'expression plastique spontanée dont les auteurs - architectes, sculpteurs, peintres, dessinateurs ou fabricants de machines, d'assemblages et de broderies - sont dépourvus de formation artistique et oeuvrent poussés par un instinct créateur obsessionnel. Mais l'art brut ne se limite pas à l'entreprise historique de Dubuffet : il a des antécédents et des dérivés, dont Laurent Danchin retrace l'histoire avec passion, depuis les collections asilaires du début du XXe siècle jusqu'à l'art « outsider » international d'aujourd'hui.
Il est urgent d'échapper aux impasses de la contre-culture institutionnelle et d'ouvrir à la création une voie postcontemporaine. A l'ère de l'image de synthèse, il faut au monde une culture nouvelle. Le cycle des déconstructions s'achève: voici enfin venu le temps des fondations. Dans ce petit livre, réunissant quatre entretiens et un essai publiés au cours des quinze dernières années, Laurent Danchin se fait l'apôtre d'une critique d'art "partiale, passionnée, politique", comme la voulait Baudelaire, et d'un propos généraliste recentré sur l'homme et capable de tenir tête au discours spécialisé des experts.
Conseiller de la Collection de l art brut de Lausanne, ami de la Halle Saint-Pierre et correspondant de la revue anglaise Raw Vision, Laurent Danchin passe pour un des meilleurs connaisseurs de l art des marges en Europe et aux États-Unis. Ayant connu personnellement tous ceux qui ont fait ou font encore l histoire de l art brut, outsider ou singulier, c est depuis le milieu des années 1970 le défenseur passionné de la création autodidacte, des environnements singuliers et de quelques grands parias de l art contemporain. Écrivain, conférencier et commissaire d expositions, fasciné par le génie visionnaire partout où il le rencontre, il n a cessé de plaider la cause d une autre conception de l art que celle qui prévaut à l université, au sein des institutions ou dans les milieux mondains. Dans ce recueil de 109 textes, articles, essais et comptes rendus, publiés dans une dizaine de pays, il nous livre 35 ans d écriture au service des formes les plus inventives de l art populaire contemporain. Il offre ainsi à tous ceux que ce domaine passionne ou intrigue de revivre l aventure de certains des outsiders les plus surprenants du paysage artistique actuel, à travers une série de portraits de créateurs, historiques ou inconnus, des analyses éclairantes sur la mutation de notre époque ou des mises au point sur la relativité des labels et des étiquettes.
Et puis la vie m'a rendu plus modeste. Avec le temps. Et je me suis aperçu que moi aussi je gardais, dans ma façon de penser et mon comportement, des traces de l'irrationnel universel". L'ouvrage comporte un portfolio central de l'artiste Davor Vrankic. Il s'agit du premier titre de la collection Les Bonbons de Mycelium, publiée en partenariat avec l'association Mycelium.
Soutiens-gorge rembourrés pour fillettes, banalisation de la chirurgie esthétique, port de la jupe érigé en nouvel étendard pour la libération de la femme : la " tyrannie du look " affirme aujourd'hui son emprise pour imposer la féminité la plus stéréotypée. Décortiquant presse féminine, discours publicitaires, blogs, séries télévisées, témoignages de mannequins et enquêtes sociologiques, Mona Chollet montre dans ce livre comment les industries du " complexe mode-beauté " travaillent aujourd'hui à entretenir, sur un mode insidieux et séduisant, la logique sexiste au cour de la sphère culturelle. Le corps féminin est sommé de devenir un produit, de se perfectionner pour mieux se vendre. Un esprit absent dans un corps-objet : tel est l'idéal féminin contemporain. Dans ce contexte, loin de n'être qu'un trouble individuel, l'anorexie apparaît comme l'une des pathologies sociales de la beauté marchande : l'application à soi-même d'un impératif de minceur poussé jusqu'à l'effacement de soi. Autre dimension de cette frénésie d'uniformisation normative : l'usage dangereux de produits éclaircissants par des femmes non blanches ayant intériorisé les canons d'une beauté synonyme de blancheur. Au-delà de ces ravages, Mona Chollet interroge le rapport au corps et à soi dont ces normes sont porteuses. Sous le culte du corps se cache une haine de soi, entretenue par le matraquage de normes physiques inatteignables. Un processus d'autodévalorisation qui entretient une anxiété constante au sujet du physique en même temps qu'il condamne les femmes à ne pas savoir exister autrement que par la séduction, les enfermant ainsi dans un état de subordination permanente. En ce sens, la question du corps pourrait bien constituer un levier essentiel, la clé d'une avancée des droits des femmes sur tous les autres plans, de la lutte contre les violences à celle contre les inégalités au travail en passant par la défense des droits reproductifs.
Exposer la figure humaine pour atteindre l'universalité... Quelles que soient la manière et la matière utilisées, le sens de l'oeuvre de Jean-Paul Le Buhan est l'essence de la vie, certes dérisoire et problématique, mais aussi riche d'espérance, riche de fécondité... Humblement, simplement, immédiatement et directement perceptible, à travers l'aspect décoratif, n'avoir qu'un seul motif, l'émotion.