Ils étaient rangés en piles dans l'armoire de la classe. Chaque cahier était une page blanche, un nouveau départ. Ils étaient nos compagnons de labeur et parfois de chagrin. Pages d'écriture, d'arithmétique, dessins de poésie, rédactions, cahiers de couture ou de sciences... Leçons de morales ou d'hygiène... Frises à colorier, tampons d'encre violette, derniers porte-plume, premiers Bic... Il y a des cahiers délicats, composés à la plume sergent-major, digne des plus grands calligraphes, des dessins somptueux où l'écolier s'était fait peintre, des cartes de géographie plus belles que dans les livres. Il y a aussi des cahiers de cancres, tâchés, couverts de petits dessins dans les marges, zébrés de rouge par une main impitoyable. Année après année, sur nos pupitres de bois, nous avons déposé entre leurs lignes, le savoir transmis, parfois avec sévérité, souvent avec tendresse, par nos maîtres et nos maîtresses. Nos cahiers d'écoliers ont capturé le charme de l'enfance. Ils sont notre album d'école. Sur un siècle, un florilège inédit et savoureux de nos plus beaux cahiers. Prolongez votre lecture sur www.arenes.fr et www.franceinfo.fr.
Résumé : Les turbulences qui agitent actuellement le système éducatif hissent l'Ecole de Jules Ferry au rang d'un " âge d'or " scolaire qui aurait su donner, lui, un solide bagage de savoirs au général, et de connaissances sur l'Histoire de France en particulier, sanctionné par un certificat d'études paré des vertus d'un examen sérieux. Mais au juste, que faut-il regretter d'avoir perdu ? Au-delà des souvenirs, de la nostalgie, des représentations, il faut tenter d'entrer dans les classes de l'école de la IIIe République pour cerner, à la fois, les pratiques des maîtres aux prises avec les prescriptions ministérielles et pédagogiques et les compétences des élèves le jour du certificat d'études. Cette recherche s'appuie sur la conservation, exceptionnelle, de plus de 4 000 copies d'histoire rédigées entre 1918 et 1926 dans le département de la Somme lors du certificat d'études. Alors, que savaient donc les élèves sur des sujets tels que la Révolution française, la mise en place des institutions républicaines et sur la guerre de 1914-1918, événement d'histoire immédiate vécu si douloureusement dans ce département ? Certes, l'Ecole imprime des marques impalpables qui échappent à toute évaluation sommative et qui se mesurent à l'aune d'une vie, mais il convient de ne pas négliger ces humbles travaux scolaires sous peine de la rendre amnésique face à sa propre histoire. Il ne s'agit pas d'ériger les maîtres et les élèves d'hier en censeurs de ceux d'aujourd'hui ou de discréditer le travail des classes d'autrefois, mais de dresser un état des lieux du " petit trésor d'idées " que Jules Ferry souhaitait voir transmis et acquis par l'école primaire élémentaire.
Favilli Elena ; Cavallo Francesca ; Shapiro Jessic
PLUS DE 100 DESTINS DE FEMMES HEROÏQUES DU MONDE ENTIER, D'HIER ET D'AUJOURD'HUI. Mieux que tous les livres de contes de fées : elles sont pirates, scientifiques, espionnes, sportives, chanteuses, guerrières, reines, romancières... 100 femmes aux vies extraordinaires qui brisent les stéréotypes et encouragent filles et garçons à suivre leurs rêves. Ce livre a été un immense succès dans tous les pays où il est paru : n° 1 des albums jeunesse aux Etats-Unis et en Angleterre, n° 1 des livres en Italie. Déjà plus d'1 million d'exemplaires vendus... Voilà les histoires que nous devrions lire à nos filles... et à nos garçons !
Les évènements racontés dans ce livre se déroulent sur plus de vingt ans. Pendant toutes ces années, je me suis tu. Aujourd'hui, j'écris en pensant à toutes celles et ceux, des centaines de milliers, peut-être des millions, qui souffrent en silence du même mal."
Italie, 1940. Mussolini entraîne son pays dans une guerre dont il ne mesure ni l'ampleur ni le chaos qu'elle provoquera. Tandis que ses troupes, mal préparées, s'enlisent sur tous les fronts - Afrique, Balkans, Russie -, le régime fasciste vacille. A Rome, le Duce s'enferme dans l'illusion du pouvoir, tiraillé entre les exigences d'Hitler, les manoeuvres de ses proches et sa liaison avec Clara Petacci. Dans ce quatrième volet magistral, Antonio Scurati mêle archives et fiction pour raconter l'effondrement d'un pouvoir déconnecté du réel. Une fresque implacable où l'horreur des combats répond à la décomposition morale d'un régime à l'agonie. TRADUIT DE L'ITALIEN PAR NATHALIE BAUER
Imaginons que Dieu s'obstine à vouloir penser qu'il a créé le monde et que Darwin s'efforce de le convaincre que ce n'est pas vrai. Comment Dieu pourrait-il lui expliquer que le travail ait été parfois à ce point bâclé ? Le bernard-l'ermite doit se débrouiller sans coquille, l'élan d'Irlande n'a pas survécu, les paons sont vraiment trop voyants. Sans compter toutes ces bizarreries : des wombats qui défèquent des cubes, des gazelles qui cabriolent en présence du lion, des rats qui font des avances aux chats, des ornithorynques qui semblent avoir mélangé les espèces ou des plantes carnivores qui s'acoquinent avec des chauves-souris. Sans compter tous ces comportements franchement contraires à la morale, les mensonges, les ruses, les vols et bien d'autres turpitudes. Et si toutes ces créatures témoignaient de l'invraisemblable inventivité de la vie, qui essaye, qui risque, qui rate, qui réussit, qui recommence. Narrant toutes ces histoires qui ont constitué autant d'énigmes pour les biologistes, Vinciane Despret et Pierre Kroll s'inclinent, avec autant d'humour que d'admiration, devant la richesse et la très grande diversité des expérimentations dont font montre tous les êtres vivants dans la longue aventure de l'évolution.