À la redécouverte des traditions musicales enfantines Apprises à l'école ou en famille, gravées dans nos mémoires d'adultes, les comptines et formulettes ont rarement suscité l'intérêt des anthropologues. Pourtant, ces musiques de l'enfance, ainsi que ceux qui les produisent ou se les approprient, sont source de questions nodales dont l'ethnomusicologie invite à se saisir, notamment au regard des processus d'apprentissage, des modes de transmission et des phénomènes de création. Cet ouvrage, qui s'appuie sur des matériaux historiques de premier plan et des travaux ethnographiques menés sur différents terrains, propose tout à la fois une revue historiographique sur la construction d'un folklore enfantin en France à partir du xixe siècle et une analyse critique des représentations culturelles de l'enfance. L'autrice nous offre ici une étude interdisciplinaire stimulante, qui met en lumière des pratiques largement ignorées, quoique anciennes et bien vivantes.
Nombre de pages
300
Date de parution
13/06/2025
Poids
300g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782735509874
Titre
Du folklore enfantin aux enfants musiciens
Auteur
Damon-Guillot Anne
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
160
Poids
300
Date de parution
20250613
Nombre de pages
300,00 €
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Une fête rassemblant réfugiés et militants basques à Saint-Étienne de Baïgorri. Un film mettant en scène un conflit autour du son dans un quartier multiculturel de New York. Des dramaturges et producteurs musicaux faisant entendre les voix de descendants d'immigrés en Allemagne... Dans cet ouvrage, la musique et les phénomènes sonores sont une entrée pour questionner la complexité des sociétés contemporaines. À partir d'enquêtes de terrain, d'archives et de commentaires d'oeuvres musicales, cinématographiques et théâtrales, ce livre pose la question de l'entente, dans tous les sens du terme. Entendre la musique ou le "bruit" des autres, les entendre comme des sonorités familières ou étrangères. Se faire entendre (ou pas) dans les divers espaces et lieux d'une ville ou sur une scène artistique. Entendre les autres pour les comprendre et pour inventer parfois de nouveaux récits et versions de cette pluralité du monde. Au fil des pages, on explore Rio de Janeiro, Istanbul, ou encore Lausanne dans sa pluralité sonore, génératrice de liens, mais aussi de malentendus, voire de conflits. À travers l'étude de répertoires (comme les chansons kaneka de Nouméa), la description d'événements (tels que des moments de musique dans le camp de réfugiés de la Linière), et surtout l'exploration de territoires (comme la ville de Trinidad), on voit se dessiner des mondes communs et des lignes de démarcation entre soi et les autres. Avec les contributions de : Marié Abe, Talia Bachir-Loopuyt, Émilie Da Lage, Anne Damon-Guillot, Stéphanie Geneix-Rabault, Aurélie Helmlinger, Laura Jouve-Villard, Denis Laborde, Gesa zur Nieden, Anthony Pecqueux, Béatrice Ramaut-Chevassus, Monika Salzbrunn.
un numéro dédié au rapport des enfants à la musique Ce trente et unième volume des cahiers d'ethnomusicologie s'intéresse à l'étude des musiques enfantines du point de vue des musiciens qui les produisent. Il se penche sur le rapport des enfants à la musique, comment ces derniers intègrent, reproduisent, modifient et transgressent les codes et règles du monde adulte. Les textes d'anthropologie, de sciences de l'éducation, d'ethnomusicologie et de psychologie placent notamment la question de l'entre-enfants au centre des débats. Ils permettent de considérer les enfants comme doués d'agentivité dans le monde musical complexe qui les entoure. Enfin ils évoquent, à travers les réminiscences des adultes, le rôle fondateur de l'expérience musicale dans le développement des enfants.
Carenco Céline ; Damon-Guillot Anne ; Branger Jean
Ce volume en hommage à Béatrice Ramaut-Chevassus et Alban Ramaut reflète la diversité de leurs thématiques de recherches. Il propose d'interroger les circulations entre les arts et les époques, entre textes et oeuvres, prenant comme point de départ la musique savante de la fin du XVIIIe au début du XXIe siècle. La réflexion s'articule en particulier autour du concept de sensibilité : comment repère-t-on dans la sensibilité et les mots qui l'expriment qu'une période est en train d'éclore (qu'il s'agisse du romantisme ou du postmodernisme) ? Comment des passerelles s'établissent-elles ainsi, sur le plan esthétique, entre des objets qui semblaient à première vue éloignés ? Loin de n'être qu'un volume de Mélanges, l'ouvrage permet de tisser des liens entre les arts, entre les manières d'écrire et de dire la musique.
Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.