Ce livre fait le point sur les principaux débats qui agitent didacticiens, pédagogues et enseignants d'histoire, et prend en compte les avancées didactiques qui existent en France et hors de l'hexagone. Ce livre a bien évidemment des partis-pris et l'auteur les annoncent au lecteur. Un parti-pris philosophique qui repose sur le pari que l'échec des élèves comme celui des enseignants n'est en rien une fatalité, qu'il ne peut être que passager pour peu que les uns et les autres le décident. Un parti-pris constructiviste qui refuse que l'histoire scolaire soit limitée à la seule activité de mémorisation qui constitue, à son sens, la négation même de la Mémoire qui, au contraire, est tissée des interrogations que les élèves, en l'espèce, ont la capacité de poser au passé à condition que les représentations qu'ils en ont soient au centre du travail pédagogique. Le premier débat est centré sur la question de la finalité de l'histoire scolaire. Pour ce faire, l'histoire scolaire doit se poser la question de pratiques, et c'est notre deuxième débat, qui soient cohérentes avec le but visé. Pourquoi reposer la question du récit ? Parce que, et c'est le troisième débat, malgré son retour en grâce, la nature et la fonction de l'histoire scolaire ne peuvent ignorer l'usage des concepts. Notre quatrième débat porte sur la cohérence des pratiques et des objectifs assignés à l'histoire scolaire.
Pourquoi des situations-problèmes pour enseigner l'histoire? Parce que nous enseignons l'histoire sous forme de récits, et nous oublions que la recherche est un processus de questionnement, alors que l'histoire-récits est le "produit fini" de cette recherche. Les situations-problèmes permettent de former à certaines attitudes mentales compatibles avec les objectifs que l'enseignement de l'histoire se fixe. Et ces attitudes ne peuvent se construire que si le sujet a en sa possession de réels objets de travail.
Cette collection aborde les grandes questions d'éducation de façon transversale ou par thème. Outre les nécessaires réflexions théoriques sur le sujet, vous trouverez également dans ces ouvrages des pistes pratiques et des outils concrets. En marge du texte, des remarques guident l'utilisateur pour se repérer facilement. De plus, le niveau d'adaptation au cycle de l'école ou du collège est toujours précisé.
A propos des Invasions barbares, cet ouvrage interroge et analyse les représentations des différents acteurs de l'enseignement de l'histoire : élèves, enseignants et manuels scolaires de l'Ecole et du Collège. Pourquoi les représentations du Barbare et des Invasions sont-elles si homogènes ? Si l'apprentissage consiste en une transformation des représentations de l'apprenant, comment faire quand ces représentations traduisent un même rapport à l'autre ? La notion et la pratique de situation-problème sont-elles des alternatives qui permettraient que l'enseignement de l'histoire soit l'occasion d'une véritable rencontre de l'Autre ?
Enfin un livre donnant à voir des situations-problèmes en géographie!À la fois notion et pratique, les situations-problèmes proposées ici sont autant de stratégies didactiques qui favorisent une réorganisation de la classe et permettent de faire travailler les élèves sur leurs représentations, de les enrichir jusqu'à les amener à les déplacer. Et ce processus connaît un autre auteur que l'enseignant: l'élève lui-même.
Adultes comme enfants racontent des histoires. Et ils s'en racontent à eux-mêmes. Il s'en faut que toutes aient le même attrait, la même cohérence, la même utilité. Cet ouvrage sous forme de guide maniable, de lecture aisée, émaillé d'histoires, d'anecdotes et d'images, poursuit plusieurs buts : stimuler le goût de rêver et d'inventer, développer notre écoute attentive de nos semblables, offrir quelques clés pour les comprendre (ils sont semblables mais différents de nous), choisir ou inventer des histoires utiles (trouver un cadre et des personnages, structurer le récit, lui assurer une portée pédagogique), raconter des contes ou métaphores de façon vivante, proposer des méthodes d'entraînement pour y parvenir. L'ambition de l'auteur-conteur est de captiver le lecteur, de lui donner l'envie d'imaginer, choisir, aménager ou construire des histoires, de lui fournir des points de repère précis dans un langage accessible. L'intérêt d'une telle démarche pour l'éducation, la formation, la thérapie n'est plus à démontrer.
Cet écrit pamphlétaire s'adresse aussi bien aux travailleurs sociaux qu'à ceux qui bénéficient de leur aide. Sur un ton humoristique et railleur les auteurs énoncent treize règles et un abécédaire qui décrivent les principaux travers du travail social aujourd'hui. Le lecteur intéressé (l'innocent qui souhaite connaître cet univers) pourra penser que ce texte dénonce gratuitement des logiques qui peuvent paraître aliénantes et déshumanisantes, pour ne pas dire une entreprise de formatage. Les gueux (les bénéficiaires obligés du travail social) trouveront dans ces lignes une mine de conseils qui leur permettront de se sortir des impasses dans lesquelles ils se sentent piégés. Enfin, le lecteur avisé (le professionnel qui a du recul sur sa pratique) pourra juger cet écrit, soit comme un nécessaire cri d'alarme, soit comme une diatribe, un ramassis de mensonges. Mais, quand on les soumet à la question, les auteurs reconnaissent qu'ils mentent toujours...
Ce livre présente différences expériences et démarches de Reliance avec le chien comme outil de médiation pédagogique. Il met en avatar les bénéfices de l'animal, le chien en particulier, dans cet accompagnement thérapeutique qui permet d'agir sur les émotions négatives liées au passé et d'aider le bénéficiaire à (re-)trouver am objectif de vie et des ressources personnelles en travaillant sur son histoire de vie et l'interprétation qu'il en fait. Les ruptures de liens peuvent toucher tout le monde : échec scolaire, chômage, divorce, perte d'un erre cher, maladie grave, entrée en maison de retraite, etc. Parfois, c'est facile de les surmonter, c'est la résilience et la personne en sort plus forte. D'autres fois, c'est compliqué, les blessures ne cicatrisent pas, jusqu'à en perdre le sens de son existence. La personne se déconnecte du monde, des autres, voire d'elle-même dans les cas les plus extrêmes. La démarche de Reliance propose un accompagnement professionnel performant pour surmonter ces ruptures. Dans cette démarche, l'animal vise notamment à faciliter la communication et à maintenir la qualité de la relation. Il permet également d'accompagner des personnes pour lesquelles le protocole complet ne peur pas être mis en oeuvre en raison d'un handicap, d'une maladie ou autre. Cet ouvrage présente divers parcours de personnes ouvertes à partager leurs expériences.
Considérer comme adultes à part entière les personnes en situation de handicap mental, ne va pas de soi pour les professionnels qui les accompagnent : "Elles ne renvoient pas à l'enfant ni à l'adulte". La vulnérabilité et la dépendance à l'aide d'un tiers, constituent les principaux ressorts de leur infantilisation. N'ayant pas accès aux marqueurs traditionnels qui définissent le statut d'adulte dans notre société, elles se retrouvent coincées sur le seuil de la maison commune, pas tout à fait rejetées, mais pas pleinement acceptées, dans une situation appelée liminalité par certains anthropologues. Nous interrogerons la réalité de cette liminalité dans un foyer occupationnel, puis nous analyserons comment elle fait obstacle au devenir adulte des personnes accueillies. Nous nous demanderons ce qu'est un adulte aujourd'hui et comment cela se conjugue pour les personnes avec un handicap mental. Nous verrons que la déficience intellectuelle n'existe pas en soi, qu'il faut plutôt parler "des déficiences" , dont les conséquences se tissent avec la singularité de chaque sujet. Enfin, nous comprendrons que l'éthique est un levier puissant pour soutenir la responsabilité et l'autodétermination des personnes avec un handicap mental, comme l'est également la reconnaissance de leur vie affective et de leur sexualité.