Regarder, c'est ouvrir les yeux tandis que le sommeil les clôt. Regards sur le sommeil, ce titre paradoxal a priori reflète pleinement les desseins des auteures. Il revêt en effet l'idée d'une double vision, celle intérieure du dormeur et celle extérieure du spectateur, perçue par deux historiennes de l'art à travers seize regards d'artistes posés sur le sommeil de la Renaissance à nos jours. L'attention aiguë à la diversité des dormeurs, dormeuses, leurs positions, leurs situations, leur isolement même, permet de saisir la multiplicité et cependant les correspondances entre ces sommeils. Pour chaque oeuvre une méthode, différents outils d'analyse et de références critiques qui traduisent la richesse et la variété de l'approche permise à l'historien de l'art. L'ouvrage emprunte aux connaissances historiques, sociales, physiologiques, voire psychanalytiques. Les représentations du sommeil soutiennent par essence cette polysémie.
Nombre de pages
247
Date de parution
05/01/2014
Poids
293g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782304044003
Titre
Regards sur le sommeil
Auteur
Dalmasso Véronique ; Jamet-Chavigny Stéphanie
Editeur
MANUSCRIT
Largeur
140
Poids
293
Date de parution
20140105
Nombre de pages
247,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La journée d'étude "Façons d'Endormis. Le Sommeil entre inspiration et création" s'est penchée sur la représentation des dormeurs dans l'art. Le Sommeil, naturel mais pour autant mystérieux, échappe à la pensée consciente et laisse le corps aller et l'esprit divaguer selon une des étymologies du terme rêver. Les façons d'endormis saisies par les peintres et les sculpteurs révèlent dès l'Antiquité une gestuelle du corps signifiante. Si le corps peint à la Renaissance traduit selon Léonard de Vinci "i moti dell'animo" , les mouvements de l'âme, tombé dans le sommeil, pétri d'immobilité, il n'en est pas moins éloquent. En effet, selon la conception néoplatonicienne du sommeil, le dormeur voit son âme se libérer du corps et de la raison. Marsile Ficin désigne le sommeil comme l'un des sept états de vacatio, propice à recevoir les connaissances ou encore, comme Platon l'écrit déjà dans le Timée (71 E, 187), l'inspiration divine. L'art dévoile des corps sous l'emprise d'Hypnos, qu'il est possible d'interpréter, dans le contexte humaniste, comme des expressions métaphoriques de l'inspiration et de la création artistique. Cette intention persiste-telle dans l'art moderne ? Quel sens revêt le Sommeil au XVIIème, XVIIIème ou encore au XIXème siècle ? Sa représentation agit-t-elle toujours comme une révélation de l'invention créatrice du peintre ?
Dormir est un besoin essentiel auquel l'homme se soumet en partageant le temps vécu entre éveils et endormissements. S'endormir conduit ainsi la vigilance à sa suspension, guide le repos du corps et concède à la conscience des pertes. Dormir est alors le moment où l'inactivité physique s'exprime. Le sommeil semble s'opposer à la vivacité des façons de l'art. Cependant, ses représentations soulignent une métaphore de la création artistique forgée depuis la vacatio de Marcile Ficin, issue de la pensée néoplatonicienne de la Renaissance. L'esprit se libère de ses affairements journaliers pour un état susceptible de recevoir l'inspiration, l'imagination ou l'énergie nécessaires aux gestes de la création artistique. Le sommeil fait osciller les paupières mais concerte-il des attitudes opposées ? Peut-il être dynamique et créateur ? Comment dès lors faire façons d'endormis ? La journée d'étude Façons d'Endormis , articulée avec deux expositions, a exploré les différentes formes que revêt la représentation des sommeils dans l'art contemporain. Avec les contributions de Sabine Cazenave, Véronique Dalmasso, John Didier, Stéphanie Jamet Chavigny, Jean-François Robic, Géraldine Sfez, Stéphanie Smalbeen, Stéphane Vérité et Caroline Zéau.
Tomber en syncope, telle est l’invitation de l’ouvrage Vertige de l’art. Syncopes et extases (XVIe-XXIe siècles). Ces états de vacatio propices à la création artistique à la Renaissance perdurent et entraînent les auteures à mettre en regard des oeuvres modernes et contemporaines. Une syncope insaisissable et cependant présente dans le domaine scientifique, la littérature, la philosophie et la musique. Le concept de syncope-extase permet de déconstruire les perceptions de faiblesse ou de non-action apparentes et d’affirmer une échappée paradoxale, un contre-pouvoir. Hiatus, faille ou encore disjonction que l’artiste des différentes époques de l’art provoque et dont il s’agit d’interpréter la portée sociale et anthropologique. L’ouvrage donne ainsi à voir ou à éprouver ce moment syncopal, un hors-temps de l’histoire.
Avec Plume de Femme, une écriture en effervescence, Oumou nous raconte la modernité conjuguée à la philosophie et à la littérature orale. Elle évoque également la condition de l'homme de son époque, de son temps face à un monde gangrené par les crises, qu'elles soient financières, humaines ou sociales. Ce livre salvateur fait de chaque lecteur un citoyen susceptible d'agir en toute conscience dans le monde contemporain.