Cahiers balkaniques N° 47 : La presse allophone dans les Balkans. De la fin du XIXe siècle à la Seco
Dalègre Joëlle ; Pitsos Nicolas
INALCO PRESSES
24,99 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782858313693
Ce numéro, le 47e des Cahiers balkaniques, présente un très riche dossier sur la presse allophone, et principalement francophone, rédigée dans les pays balkaniques ou à l'étranger, par des personnes qui en étaient originaires, à partir de la fin du XIXe siècle. Elément constitutif de réseaux diasporiques ou vecteur de promotion d'intérêts politiques, économiques, culturels à l'intention d'un public autochtone ou, au contraire, étranger, cette presse en langues autres que celles établies comme officielles et/ou minoritaires est susceptible d'aider à mieux reconstituer la diversité sociale et culturelle des sociétés concernées. Elle témoigne également de l'importance de la culture et de la langue française, souvent symbole de révolution dans les pays du Sud-Est européen jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. A côté de ce dossier capital, les Cahiers présentent également des varia, issus d'un colloque sur l'hellénisme qui s'est tenu à la villa Kérylos en mai 2018, et des contributions indépendantes de nos amis. La chance nous a permis également de présenter des comptes rendus de plusieurs ouvrages parus cette année.
Nombre de pages
362
Date de parution
09/07/2020
Poids
570g
Largeur
159mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782858313693
Titre
Cahiers balkaniques N° 47 : La presse allophone dans les Balkans. De la fin du XIXe siècle à la Seco
Auteur
Dalègre Joëlle ; Pitsos Nicolas
Editeur
INALCO PRESSES
Largeur
159
Poids
570
Date de parution
20200709
Nombre de pages
362,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
27 avril 1941, les troupes allemandes entrent dans Athènes et le drapeau nazi flotte sur l'Acropole. 1er janvier 2002, l'euro remplace la drachme bimillénaire. La Grèce de 1940, c'est un pays socialement, économiquement et politiquement " en voie de développement ", la Grèce de 2005, c'est un Etat européen démocratique, qui attire des centaines de milliers de travailleurs étrangers et qui vient d'accueillir les Jeux Olympiques. Son entrée dans la CEE en 1981 a inauguré une ère nouvelle, ce n'est plus le pays pauvre de 1941, ni le paradis exotique des Zorbas des années 1960 ; les adolescents grecs comme les touristes étrangers imaginent difficilement le chemin parcouru en un demi-siècle, les souffrances et les tragédies vécues avant d'atteindre le monde actuel.
La résistance des Grecs face aux occupants pendant la seconde guerre mondiale fut l'une des plus importantes en Europe. Elle contraignit les nazis à renoncer à recruter de la main-d'œuvre en Grèce et à se contenter d'un pouvoir quasi théorique sur les deux tiers du territoire. Elle compta jusqu'à 70 000 hommes et femmes en armes et fixa sur le sol grec plus de 300 000 soldats de l'Axe. Cet ouvrage s'intéresse aux combattants anonymes. Quels étaient leurs espoirs, leurs motifs, leurs valeurs ? Pourquoi la population les a-t-elle nourris, soutenus malgré des représailles terribles ? Les chants sont un éléments de réponse.
Depuis des siècles l'Europe observe la Grèce, dans son miroir elle voit de glorieux ancêtres vénérables ou parfois de bons sauvages insouciants d'une ère précapitaliste rêvée... Mais, au point de rencontre des Balkans et du monde de la Mer Noire avec le monde méditerranéen, à la jonction entre monde capitaliste et monde ex communiste, entre "anciens" et "nouveaux" membres de l'Union Européenne, elle a vécu en trente ans des changements extrêmement rapides. C'est cette Grèce inconnue, de l'autre côté du miroir que ce livre veut faire connaître, cette Grèce dont les médias font chaque jour un exemple ou un épouvantail, loin des images idéalisées du passé ou des caricatures méprisantes d'aujourd'hui jusqu'aux réalités diverses et mouvantes du présent.
Ce livre décrypte les phénomènes et les stéréotypes dominants concernant la Grèce et apporte des compléments, souvent introuvables par ailleurs, sur les réalités. Il peut se lire au niveau de l'Europe et à celui de la Grèce, considérée à la fois comme laboratoire expérimental des recettes néolibérales et comme cas particulier. Pourquoi la Grèce a-t-elle été élue premier "maillon faible" ? En quoi consiste son "sauvetage" ? Pourquoi persister dans un traitement destructeur ? La Grèce change-t-elle et en quoi ?
Un numéro qui illustre la manière dont culture, médias et recherche scientifique maintiennent vivantes les langues minoritaires. Ce numéro met en lumière la diversité finno-ougrienne et, tout particulièrement, les langues minoritaires. La revitalisation du meänkieli (Suède), la longue histoire de la presse en same d'Inari (Finlande) et l'évolution du journalisme ethnique oudmourte illustrent comment les locuteurs d'une langue la font vivre et la renouvelle. Le patrimoine culturel est exploré sous trois angles : la littérature (estonienne et oudmourte), les lieux de conservation (archives du cinéaste Erik Blomberg et Musée ethnographique hongrois) et le savoir-faire traditionnel (fabrication de pirogues). Enfin, ce volume présente des analyses linguistiques et sociolinguistiques approfondies, portant en majorité sur la langue hongroise. Comme à l'accoutumée, il se clôt sur une série fournie de comptes rendus, de chroniques de colloques et d'hommages aux figures récemment disparues du domaine.
Afin de comprendre ce qu'implique l'acte de traduire, il convient de déconstruire le processus dans tous ses états, car il s'avère essentiellement pluriel. Où traduit-on ? Les champs de l'édition, de la critique et de l'université se disputent une autorité qu'ils refusent aux traducteurs, priés de faire preuve de modestie et de rester transparents. Qui traduit quand on traduit ? Les acteurs de la traduction sont étrangement nombreux, qui interviennent non seulement sur le paratexte, mais dans le texte lui-même. Des conceptions obsolètes de la langue et de l'Ainsi Nommée Littérature imposent des choix qui concourent trop souvent à l'annexion de l'original. Que traduit-on quand on traduit ? Il est temps de dégager le traduire des déterminations linguistiques pour considérer l'objet à traduire dans tous ses états : texte, livre, marchandise. Une fois défini le "traduire" comme une opération fondamentalement littéraire, il convient de définir des méthodologies pour procéder à un transfert de socialité dans une opération unique. A chaque trace, indice et valeur doit correspondre dans le texte traduit une trace, un indice, une valeur. Y compris ce que révèlent les rythmes, la matérialité, l'histoire des Ainsi Nommées Littératures, trop souvent gommés.