Fut bâti s'étend, se déploie en perspective, du cri jusqu'à la phrase interrompue sept fois, par sept cycles (Monde à quatre verbes, Universaux, Le Palais des quatre heures, Buisson de l'infernal, Autour du rongeur, Fut bâti), jusqu'au cri-retour du corps et de la mémoire, cherchant par sept fois à articuler un nom, à trouver langage. Le récit du langage se fait à travers le texte du corps, pendant que se défait le récit du langage à travers le texte du corps. Double mouvement d'un langage qui tend à formuler son propre récit, qui cherche à apparaître : fut bâti ce qui n'est. Les mots s'ajoutent à leurs visions. Les sols à leurs gouffres qu'ils recouvrent. Que reste-t-il d'une totalité ? Comment cesse sa vision ? La lettre s'ajoute au cri, à la loi, à rien. A quoi s'ajoute le père ? " Jean Daive.
Nombre de pages
112
Date de parution
08/11/1973
Poids
170g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070285150
Titre
Fut bâti
Auteur
Daive Jean
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
170
Date de parution
19731108
Nombre de pages
112,00 €
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Résumé : Une poésie très dense dont le pouvoir tient précisément à ce resserrement extrême. Poésie austère, animée par un mouvement retors, traversé d'allusions biographiques. Poésie contemporaine qui exige et mérite une autre lecture que la lecture ordinaire, pour constituer peu à peu un faisceau de probabilités, de questions, de plaisirs. L'oeuvre de Jean Daive ne cesse de gagner et force et en maturité.
Résumé : L'homme qui parle ici avance dans la nuit parallèle des "séries" - de mots ? de nombres ? d'images sans fin dérobées ? - pour résoudre l'énigme dont le "double récit" du poème est à ses yeux investi. Il s'agit aussi d'une enquête ("Son père", "Qui ? ") plus fragmentaire d'obéir à la loi du vers, mais reconduite face au vide, à la vision muette que le langage égrène. La question de l'identité est au centre : elle s'y confond. Tout comme Le jeu des séries scéniques, avec lequel il forme une manière de diptyque, 1, 2, de la série non aperçue était paru chez Flammarion en 1976, dans la collection "Textes". Il importait de redonner à lire aujourd'hui ces deux livres fondateurs, emblématiques de la "modernité négative" qui se dessinait à l'époque, retournant les propositions poétiques et narratives admises - vers un espace ignoré.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.